Plus de détails sur cette méthode…

Commençons par rendre à César ce qui est à César… Cette méthode proposée ici et passée au filtre de ma propre expérience a son origine lointaine en Argentine, à l’extrême fin des années 90 et dans la spiritualité ignatienne. Cette méthode d’origine est encore pratiquée de nos jours dans plusieurs établissements scolaires jésuites du Cône Sud, son concepteur est Leonardo Nardin sj aidé par plusieurs parents d’élèves, notamment des mères d’élèves. J’ai rencontré Léonardo en mars 2020 et c’est à partir de son premier manuel que j’ai réfléchi et travaillé dans le sens d’une simplification pour aller maintenant à ce qui me semble essentiel : la rencontre avec le Christ à partir de sa Parole pendant le temps de l’imagination et l’émerveillement du partage. 


Mais développons ici l’essentiel

En amont du temps de contemplation, on peut préparer le lieu….

Que l’on s’apprête à contempler l’extrait d’Evangile seul(e) ou en groupe (avec une personne qui guide), on peut considérer important de préparer un lieu qui nous aidera à entrer dans la rencontre. L’idéal est évidemment de trouver un lieu silencieux.

Ensuite, on peut aménager ce lieu avec une image ou une croix qui nous rappellera Jésus, éventuellement une bougie si on est seul et que cela nous aide à nous poser.

Si on est en groupe, c’est bien d’avoir les sièges disposés en U autour de l’image du Christ car on sait qu’une telle disposition des sièges facilite l’échange ensuite. Pour le cœur à cœur final, on peut changer de position et venir s’asseoir par terre pour se faire tout petits, dans ce cas, on peut prévoir un tapis pour éviter d’avoir froid aux fesses ! 

Tout cela peut sembler être des détails mais on part aussi à la rencontre du Christ avec notre corps ! Si on a froid, si on entend du bruit, si on est mal assis, ça sera plus compliqué d’entrer dans la rencontre. On fait au mieux en fonction du lieu pour faciliter la rencontre.




















À Lucé (près de Chartres), le 30 juin 2021

À San Miguel (Argentine), en juillet 2022, au moment du cœur à cœur. 

À Tournay (Hautes-Pyrénées), le 12 mars 2022

Pendant le temps de contemplation, les étapes….

1) Se préparer à la rencontre.

Évidemment, le premier impératif est d’avoir envie de rencontrer le Christ pour se laisser enseigner, guérir, libérer comme dans l’Évangile… Chez des enfants, on peut essayer de stimuler ce désir en disant par exemple que quelqu’un qui a très envie d’être notre meilleur ami nous attend avec impatience. Pour un adulte, l’idéal est de ressentir cette soif que ressentait la Samaritaine avant sa rencontre imprévue avec Jésus (voir le chapitre 4 de l’Évangile selon Jean). Ensuite, on se prépare physiquement, intérieurement à cette rencontre : être le plus possible en paix et commencer à imaginer le regard d’amour de Jésus posé sur nous.
















Suggestions

Il est bon de commencer par calmer, apaiser le corps et l’esprit en profondeur. Pour ce faire, on peut respirer profondément plusieurs fois, bien assis, les pieds posés au sol. On peut ensuite également pratiquer plusieurs petits exercices pour arriver à descendre de plus en plus en profondément en soi et se centrer de manière plus efficace sur la présence de Dieu… par exemple, les yeux fermés, écouter les bruits extérieurs… puis après un instant, laisser de côté les bruits extérieurs pour écouter ceux de l’endroit où l’on se trouve… puis, de nouveau, après un instant, laisser de côté ces bruits-là et entrer en soi, pour écouter le bruit de sa propre respiration… puis les battements de son cœur… puis essayer de descendre profondément en soi, dans la partie la plus silencieuse où Dieu est là… Il nous regarde avec un amour infini et veut nous rencontrer…

On peut également imaginer que Jésus vient au loin et s’approche de nous avec ce désir immense de nous rencontrer et de nous parler. On imagine alors le regard empli d’amour et de tendresse de Jésus posé sur nous. 

D’une manière générale, imaginer les yeux de Jésus nous fait entrer de plain pied dans cette mise en présence du Seigneur.

Autre méthode : écouter un chant qui évoque cette présence de Jésus ou de la musique (enregistrés sur son téléphone par exemple).

Cette étape est importante, elle détermine en partie la qualité de ce qui va suivre. S’il s’agit d’un groupe d’enfants, il faut veiller à ce que tous soient calmés et disposés à la prière, un enfant qui demeure agité peut facilement perturber ensuite le groupe, même sans le vouloir. Il est important d’y consacrer le temps nécessaire et de trouver la meilleure méthode pour apaiser le corps et l’esprit. 

Une fois qu’on se sent en présence du Seigneur, et en fonction du contexte religieux, on peut ou non inviter à faire le signe de la Croix pour marquer l’entrée dans la contemplation qui va commencer par la plongée dans la Parole de Dieu.

2) Demander son aide à l’Esprit du Seigneur….

Si l’Évangile est une Parole vivante destinée à être entendue et vécue par chacun c’est parce que l’Esprit de Dieu, l’Esprit Saint y est présent d’une manière subtile, mystérieuse mais efficace. Demander donc l’aide de l’Esprit d’une manière ou d’une autre a tout son sens (Jésus lui-même nous invite à le demander Lc 5,13) : que cet Esprit ouvre notre cœur, notre intelligence à cette Parole. 

On peut aussi envisager notamment pour des enfants de rendre cette prière peut-être plus accessible et facilement compréhensible en reprenant l’idée qu’on va à la rencontre de quelqu’un de vivant, le Christ et qu’on souhaite apprendre à le connaître, pour pouvoir l’aimer et le suivre. Ce qui est sûr c’est qu’il est important de formuler avec sincérité ce désir de rencontre car cela ouvre le cœur.

















3) Écouter la Parole….

Un texte d’Évangile n’est pas un article de journal ou un extrait de roman. C’est un texte vivant, c’est même probablement le seul texte vivant de toute l’humanité et c’est bien pour cela qu’il parle à tout le monde, à toutes les époques et sous toutes les latitudes. Il faut donc le lire et l’écouter avec attention pour comprendre ce qu’il a à nous dire à chacun ici et maintenant. Il ne doit en aucun cas servir de prétexte à un quelconque enseignement moral, il n’y aurait pas pire trahison.

Si on est en groupe, c’est la personne qui guide qui lit la Parole, à voix haute, distinctement, calmement.


















4) Fournir quelques éclairages sur le texte proposé….

Si l’Esprit de Dieu est présent dans l’Évangile, ces textes n’en sont pas moins aussi des productions humaines qui ont eu lieu d’une certaine manière à un certain moment. Jésus lui-même tout en étant la Parole éternelle du Père a pris chair à une époque donnée et dans une civilisation précise : en Palestine occupée par les Romains, au sein du peuple juif, il y a plus de 2000 ans. L’Évangile regorge de références à cette situation précise et aux écrits de la Première Alliance. Sans entrer dans des considérations exégétiques ou culturelles exagérées, il convient néanmoins de s’assurer que le texte contemplé est le mieux compris possible et donc on fournit quelques éclairages qui semblent nécessaires.














Précisions : Au cours de cette phase on s’assure, par des questions, des informations que la compréhension du texte est correcte, en particulier s’il s’agit d’enfants, qu’ils comprennent autant que possible le sens des actions et des paroles de Jésus et de celles des autres protagonistes. On fournit tout ce qui apparaît nécessaire pour éviter les ambiguïtés ou malentendus, que ce soit sur des mots de vocabulaire, des expressions, des traits culturels, un contexte historique particulier… par exemple, en fonction des textes médités, il pourra être utile de rappeler ce qu’est une parabole, d’évoquer l’attente du Messie dans le peuple juif, d’expliquer le rejet dont étaient victimes les collecteurs d’impôts ou les lépreux, les tensions entre Juifs et Samaritains, de situer l’ensemble de l’Evangile dans le contexte de l’occupation romaine etc…

5) Fermer les yeux et imaginer à partir des suggestions proposées (ou librement dans l’Esprit !)

C’est le moment clé, celui où l’Esprit peut, à partir du texte contemplé, venir créer des images, des ressentis, des idées en lien avec la vie de chacun. C’est là que la Parole prend de nouveau chair, qu’elle s’incarne dans une vie individuelle, particulière et on s’en rend clairement compte au moment du partage (quand il n’y a pas déjà quelques larmes d’émotion qui coulent dans le silence de la contemplation). Il est important d’avoir les yeux fermés et d’être dans le silence. Parfois la crainte existe, lorsqu’il s’agit d’enfants, qu’ils imaginent n’importe quoi, c’est archi-faux, mon expérience est que les enfants sont extrêmement sérieux dans leur relation au Christ.

La difficulté ici est surtout de trouver les bonnes consignes d’imagination, peu nombreuses, courtes, explicites, suggestives. J’en propose évidemment dans les fiches mais si vous en trouvez de meilleures, n’hésitez pas à les changer !

Ensuite, le temps à consacrer à cette phase de contemplation / imagination dépend de chacun. Quand on sent que rien de nouveau ne se produit, on peut ouvrir les yeux. En groupe, c’est la personne qui guide qui suggère d’ouvrir les yeux, généralement au bout de quelques minutes, le temps peut être un peu plus long avec des adultes qu’avec des enfants. Avec ces derniers c’est simple, quand ils commencent à s’agiter et à ouvrir les yeux c’est qu’il faut passer à l’étape suivante.














Suggestions si on est en présence d’un groupe d’enfants.

Pour que l’enfant puisse entrer vraiment dans ce processus, il est fondamental qu’il ait les yeux fermés, qu’il soit calme et le plus possible concentré, à même de descendre en lui. Il revient à la personne qui guide de l’aider à créer ces conditions en veillant en permanence à ce que les yeux soient fermés, qu’il n’y ait pas de communication entre enfants, pas de perturbation extérieure. Si un enfant ouvre les yeux très rapidement sans que manifestement il ait eu le temps d’imaginer quoi que ce soit, on l’encouragera par des signes de la main, à refermer les yeux. 

Toute personne qui guide constatera que certains enfants sont incapables de fermer les yeux… avant d’avoir trouvé la clé avec eux, il est important qu’au moins ils restent calmes et silencieux.

Le temps à consacrer à cette période dépend des enfants. Quand on voit qu’ils commencent à bouger un peu, on peut passer à la phase suivante. Ce n’est pas la quantité qui compte, mais la qualité. Une image peut nous marquer en une fraction de seconde. Il faut savoir que la capacité de concentration des enfants, les yeux ainsi fermés, dépasse rarement les 20 secondes, mais cela suffit pour imaginer à quoi pouvait ressembler la maison où Jésus a grandi, ou comment il a mis de la boue sur les yeux d’un aveugle… il faut encourager, inciter, mais ne pas forcer ou pire encore se moquer ou se fâcher. C’est la même attitude à adopter pendant le partage qui suit cette phase de silence.

6) En groupe, on partage (si on le désire) le fruit de notre imagination.

C’est un autre très beau moment. Écouter le témoignage des gens, voir comment Dieu à travers son Esprit, sa Parole a pu leur parler, ou a généré des images de Jésus ou des scènes d’Évangile inspirées en partie de leur propre vie est très émouvant. On voit que le lien se fait, que la relation s’établit même discrètement, succinctement et que ce lien est propre à chacun parce que chacun est unique et aimé de la même manière par Dieu… On réalise aussi à quel point l’Évangile est une Parole vivante et ouverte. C’est le Salut qui poursuit sa marche… 














Suggestions si on est en présence d’un groupe d’enfants.

Ce partage a plusieurs vertus : mieux fixer ce qui vient d’être imaginé, créer une communion au niveau du groupe, stimuler des enfants qui auraient de la peine à imaginer, leur donner des idées, encourager à formuler à l’oral quelque chose qui vient de la profondeur de leur être, les habituer à parler en public… Plus les enfants sont jeunes, plus ils parlent ; pour des adolescents, cela devient plus compliqué. Il faudra donc avoir une attitude adaptée au public, veiller à limiter la prise de parole afin que tous puissent parler dans un cas, stimuler, encourager dans l’autre. On veillera évidemment à ce que personne ne se moque de ce que l’autre a dit. À chaque partage, on s’assure que l’enfant a bien été entendu et compris par les autres, s’il parle trop bas, on n’hésitera pas à répéter ce qu’il vient de dire de manière à ce que tout le monde en profite. La personne qui guide valorise chaque prise de parole. Souvent les adultes croient que les enfants vont imaginer n’importe quoi, c’est archi-faux, ils sont extrêmement sérieux dans leur imagination. Il peut néanmoins se produire trois cas de figure quand ils partagent 1) ce qu’ils disent est cohérent et n’entre pas en contradiction avec l’Evangile (ex: la maison où a grandi Jésus était rose…) : on valorisera en disant par exemple « oh elle a l’air très belle cette maison rose, très bien »… 2) on a un doute sur ce qu’ils disent (ex: la maison n’avait aucune fenêtre ou c’était l’atelier de Joseph), on réagira alors au minimum : «ah bon ?»… 3) ce qu’ils disent n’est pas cohérent avec l’époque ou avec la personnalité de Jésus (ex: la maison avait un antenne parabolique ou Jésus n’arrêtait pas d’insulter ses camarades), dans ce cas-là, ce qui est le plus efficace sans bloquer l’enfant est de recourir à l’avis des autres en disant par exemple : est-ce que ça existait la TV et les antennes paraboliques à l’époque de Jésus ? ou est-ce que vous croyez vraiment que Jésus était violent et insultait ses copains ? Très logiquement les autres enfants vont répondre « non » et alors le guide pourra confirmer. Parfois aussi l’enfant qui dit une « bêtise » en est lui-même parfaitement conscient et cherche juste à jouer… Dieu lui-même a beaucoup d’humour donc il n’est pas question de rabrouer l’enfant évidemment…


On acceptera la possibilité que les enfants n’aient rien imaginé ou qu’ils ne veulent pas partager… On se souviendra dans tous les cas que l’imagination est le fruit de mécanismes complexes profondément personnels qui engagent la psychologie de l’individu. La personne qui guide régulièrement le même groupe se rendra compte qu’il s’agit d’un moyen de mieux connaître la personnalité d’un enfant. Il faut donc accueillir avec bienveillance et compassion ce qui sera partagé et en aucun cas, ne chercher à faire de la « morale » !

Chacun(e) verra ce qui est le mieux pour les enfants de son groupe.

7) On recommence sur une autre partie du texte en suivant le même schéma (4. 5. 6)

Les scènes d’Évangile sont toutes très riches, donc plutôt que de les aborder en une seule fois, elles sont décomposées et on propose donc 1 ou 2 répétitions du même schéma (éclairages, imagination, partage) sur des parties ou des thématiques différentes. Chacun est libre de suivre la proposition ou pas, en fonction de ce qu’il ressent ou du temps dont il dispose ; en groupe, les fiches proposées ici nécessitent aux alentours de 45 mn pour être intégralement mises en œuvre (les 9 étapes)  







8) Le cœur à cœur secret avec Dieu.

Commençons par écouter ce que nous dit Jésus : « Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. » (Mt 6, 5-6).

On a ressenti ou pensé à quelque chose ? On a l’impression que Dieu nous a parlé ? On a envie de lui répondre ? On a envie de « vider son sac » ? C’est le moment de se retirer dans la pièce la plus retirée pour parler en toute liberté à ce Père présent dans le secret qui peut tout entendre… 







Suggestions

Pour s’adresser à Dieu, on peut encourager à adopter une position d’humilité, à se faire intérieurement tout petit, et pour y parvenir, un changement de position du corps peut aider, notamment pour des enfants, d’où la suggestion de venir s’asseoir par terre tout près de Jésus pour lui parler dans un cœur à cœur secret qu’on ne partage pas.

Soit cet échange est complètement libre (notamment pour des adultes), soit il est aidé en rappelant ce qui a été contemplé et en donnant des pistes pour dialoguer avec Jésus (notamment pour des enfants).

9) La prière du Notre Père.

Là encore, laissons la parole à Jésus : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé. Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. » (Mt 6, 7-13)

Cette prière témoigne à la fois de notre filiation divine commune et de notre fraternité (entre nous et avec le Christ).

Dite en conscience (et non pas rabâchée mécaniquement !) elle ouvre le cœur et nous relie à Dieu de manière très puissante. 







La prière du Notre Père

Notre Père, qui es aux cieux,

que ton nom soit sanctifié,

que ton règne vienne,

que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.

Pardonne-nous nos offenses,

comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.

Et ne nous laisse pas entrer en tentation

mais délivre-nous du Mal.

Amen

Les origines plus ou moins lointaines de cette méthode

Le manuel argentin, si vous voulez accéder à son contenu traduit en français,  allez sur le site suivant :

 https://laoidelospequenos.com

Et pour suivre la diffusion en Argentine, c’est par là.

Et à partir de ce manuel, j’ai proposé une première adaptation dans cet ouvrage publié en 2021 qui a généré le commentaire suivant publié dans le supplément «Foi et spiritualité» du Pèlerin en octobre 2021.

Puis, m’efforçant de discerner les signes des temps et surtout ceux que l’Esprit Saint m’adressait à moi, j’en suis arrivée à ce nouveau site…


Ps : pour les nostalgiques du premier site, vous le trouverez à l’adresse suivante, avec les fiches utilisées dans les établissements scolaires jésuites du primaire et du secondaire :

https://laoidelospequenos.com

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