C. Pastro © monastère Nossa Senhora da Paz 

La vie de Jésus… ses enseignements…

Discours divers…

Ce que Dieu révèle aux petits (Lc 10, 21-23).

C. Pastro © monastère Nossa Senhora da Paz 

Ce que Dieu révèle aux petits (Lc 10, 21-23).


On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.


On demande librement  à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur.» 


La Parole qui m’est adressée ce jour :

21 À l’heure même, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint, et il dit: « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange: ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.

22 Tout m’a été remis par mon Père. Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père; et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler.»

23 Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier: « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! » (Lc 10, 21-23). Textes liturgiques © AELF, Paris.


Contemplation :

    v. 21-22 L’union constante entre le Père et le Fils par l’Esprit dans la joie

Jésus est constamment en lien avec son Père dont il fait toujours la volonté : il le prie, lui rend grâces, proclame sa louange. Il est en permanence tourné vers le Père et est rempli de son Esprit. Ici, on voit que Jésus exulte de joie sous l’action de l’Esprit Saint et immédiatement il proclame la louange du Père et rappelle que tout lui a été remis par ce Père et qu’ils se connaissent mutuellement parfaitement. Cette union entre le Père et le Fils par l’Esprit Saint d’amour, de lumière est absolument fondamentale. C’est ce que nous allons essayer d’imaginer librement en premier.

Ferme les yeux et imagine la communion, l’amour qui existe entre le Père et le Fils et à quel point ils se rendent mutuellement heureux… Comment le Fils donne-t-il la joie au Père ? Comment le Père donne-t-il la joie au Fils ? Comment se manifeste l’Esprit Saint ?


    v. 21-23 Cette communion se transmet aux disciples de Jésus.

Jésus lui même dit ici : « personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. » La connaissance du Père, de son projet d’amour peut être révélée aux hommes par l’intermédiaire de Jésus. Il se trouve que juste avant cet extrait, Jésus avait envoyé en mission 72 de ses disciples afin qu’ils guérissent les malades, qu’ils enseignent et parlent du Royaume de Dieu. Les disciples reviennent de mission et ils sont tout joyeux de raconter à Jésus tout le bien qu’ils ont pu faire au nom de Jésus, c’est-à-dire grâce à l’Esprit de Dieu. Ils ont pu guérir des malades, parler de l’amour de Dieu pour tous les hommes, expulser des démons, des mauvais esprits qui empêchaient les gens d’être libres. 

Cela signifie que le « pouvoir » d’amour et de libération du Père qui est « transmis » à Jésus peut aussi agir à travers les disciples de Jésus quand ceux-ci agissent pour le bien au nom de Jésus. C’est le signe du Royaume de Dieu en construction sur terre, les disciples qui n’ont pas de pouvoir en eux-mêmes mais qui agissent au nom de Jésus et donc par la puissance du Père peuvent faire le bien et changer la vie des hommes. C’est magnifique, c’est ça la Bonne Nouvelle. Et quand ils racontent ce qu’ils ont fait à leur retour, tout le monde est très heureux.


Nous allons fermer les yeux et imaginer les disciples qui reviennent de mission et racontent à Jésus tout le bien qu’ils ont fait. Comment sont-ils ? Comment Jésus les regarde-t-il ? Qu’éprouvent-ils tous ? 

Je peux penser aussi à tous ceux dont la vie a été transformée grâce à Dieu à travers les disciples.


    v. 21 Des disciples tout-petits et non sages et savants

Les disciples de Jésus sont dans l’ensemble, des gens relativement simples, la plupart sont des pêcheurs, ils n’ont pas fait beaucoup d’études et ils aiment Jésus avec un cœur simple. C’est la même chose avec les gens qui accueillent Jésus et ses disciples, ils ont besoin d’aide et le reconnaissent, comme des enfants. À l’opposé, dans l’Évangile, Jésus a souvent des problèmes avec des gens qui ont beaucoup étudié les Écritures et qui cherchent toujours à vérifier si ce qu’il fait est bien conforme à la Loi, à ce qu’ils croient être l’enseignement de Dieu tel qu’ils l’ont étudié. Ils ne se considèrent pas comme des enfants qui ont besoin d’aide, ils sont comme prisonniers de leurs savoirs, certains se croient plus intelligents que les autres, d’autres ont le cœur fermé et pensent se suffire à eux-mêmes, ne plus avoir besoin des autres ni de Dieu. Avec eux, tout le bien que Jésus fait ainsi que ses disciples, ne passe pas. Ils le rejettent, ne l’acceptent pas et donc ne peuvent pas entrer dans la connaissance du Royaume de Dieu et dans sa construction comme viennent de le faire les disciples de Jésus.

Donc en résumé, Jésus nous dit que l’humilité, la simplicité, la capacité à se reconnaître petit, faible, dépendant à l’égard de Dieu sont la clé pour entrer dans le royaume de Dieu, pour le connaître, pour participer à sa construction… À l’opposé l’orgueil, la rigidité, la volonté d’enfermer Dieu dans des cadres et des concepts, de chercher à « lui mettre la main dessus » empêchent d’accéder au royaume de Dieu.

Et nous, où nous situons-nous ?

Fermons les yeux. J’imagine que Jésus est devant moi et qu’il m’invite à être tout-petit. Que veut-il me dire à moi ici et maintenant ?


Comme il s’agit de quelque chose de plus personnel, on invite à partager uniquement si on le désire vraiment.


Cœur à cœur

Allons sur le tapis, nous faire tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Jésus nous a peut-être dit quelque chose de personnel auquel on a envie de répondre… dans tous les cas, on peut lui demander de nous aider à rester toujours tout petits, tout simples, tout humbles pour pouvoir nous aussi connaitre les mystères de Dieu et pour que Dieu fasse beaucoup de bien à travers nous… 

Terminer par le Notre Père.

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L’envoi en mission des apôtres

(Lc 9, 1-6)

L’envoi en mission des apôtres (Lc 9, 1-6)


On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.


On demande librement  à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur. » 


La Parole qui m’est adressée ce jour :

1 Jésus rassembla les Douze ; il leur donna pouvoir et autorité sur tous les démons, et de même pour faire des guérisons ; 2 il les envoya proclamer le règne de Dieu et guérir les malades.

3 Il leur dit : « Ne prenez rien pour la route, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent ; n’ayez pas chacun une tunique de rechange. 4 Quand vous serez reçus dans une maison, restez-y ; c’est de là que vous repartirez. 5 Et si les gens ne vous accueillent pas, sortez de la ville et secouez la poussière de vos pieds : ce sera un témoignage contre eux. » 6 Ils partirent et ils allaient de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle et faisant partout des guérisons. (Lc 9, 1-6).  Textes liturgiques © AELF, Paris.



Contemplation

    v. 1 Jésus donne pouvoir et autorité

Jésus s’est entouré de disciples pour l’aider dans sa mission et permettre à celle-ci qu’elle se poursuive. Parmi ces disciples, il en a choisi douze qui sont plus proches de lui, avec qui il partage plus et à qui il demande davantage. Ici, il les envoie proclamer le règne de Dieu, guérir les malades, expulser des démons mais ils ne peuvent pas faire cela avec leurs propres forces. De même que Jésus s’en remet toujours au Père, les disciples dépendent de Jésus pour construire le royaume, c’est pour cela que le texte dit clairement que Jésus leur donne « pouvoir et autorité sur tous les démons et de même pour faire des guérisons ». L’Esprit d’amour de Jésus et du Père accompagne les disciples. 

Nous allons fermer les yeux et imaginer Jésus qui envoie ses disciples en mission et leur donne sa force, son Esprit d’amour. Comment fait-il ? Que ressentent les disciples ?

Imagine ce que font les apôtres ensuite avec cet Esprit de Jésus en eux ?


    v. 3-5 Jésus donne des consignes

Jésus sait que la mission des apôtres n’est pas nécessairement facile, lui-même se heurte à beaucoup d’oppositions (notamment de la part des autorités religieuses) et il sait qu’il y aura des gens qui ne vont pas faire bon accueil à ses disciples. Dans un autre extrait d’évangile, il dit à ses disciples qu’il les envoie comme des brebis au milieu des loups. Donc il leur donne toujours des conseils, voire des consignes. Ici, la consigne peut nous sembler étrange : ne rien prendre pour la route, pas de bâton, pas de sac, pas de pain, pas d’argent et même pas de tunique de rechange. Quand on part en voyage ou en excursion, on fait l’inverse, on prépare ses bagages et on essaie de ne rien oublier pour ne pas être mis en difficulté ! 

Jésus indique qu’ils seront reçus dans des maisons et que quand cela arrivera, ils devront y rester pour tout le séjour au cours duquel ils annonceront la Bonne Nouvelle et feront des guérisons au nom de Jésus. 

Dernière consigne : quand ils ne sont pas accueillis : partir en secouant la poussière de ses pieds.

Nous allons fermer les yeux et imaginer les disciples qui partent sans rien, comme Jésus leur a indiqué. Ferme les yeux et imagine que tu es avec un des apôtres, vous n’avez rien pris pour la route et vous allez de village en village annoncer la Bonne Nouvelle et faire des guérisons… vous faites comme Jésus vous a indiqué. Imagine votre vie.

Pourquoi Jésus donne-t-il ces consignes ?


Cœur à cœur

Allons sur le tapis, nous faire tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Les disciples annoncent la Bonne Nouvelle et font partout des guérisons car ils obéissent à la parole que Jésus leur a adressée. On peut peut-être demander à Jésus la grâce de l’écoute et de l’obéissance à sa Parole…. s’il nous a dit quelque chose de particulier on peut aussi lui répondre.

Terminer par le Notre Père….

Jésus annonce le Règne de Dieu.

(fiche de Leonardo)

(Mc 1, 14-15)

Jésus annonce le règne de Dieu. (Mc 1, 14-15). (Fiche de Leonardo)


On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.


On demande librement  à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur.» 


La Parole qui m’est adressée ce jour :

« 14 Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu;  15 il disait :  « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »  (Mc 1, 14-15). Textes liturgiques © AELF, Paris.


Contemplation :

    v. 14 Jésus commence à prêcher

Après avoir quitté sa maison de Nazareth, il a été baptisé et l’Esprit l’a conduit au désert. (On peut faire une révision collective de chacun de ces mystères s’ils ont été déjà contemplés).

Jésus part alors prêcher un peu partout, sans crainte, empli de la force de l’Esprit Saint, de l’amour pour son Père.

Imagine les lieux où Jésus prêchait (laisser un moment de silence). Imagine les gens qui allaient l’écouter, ce qu’ils éprouvaient, pourquoi ils l’écoutaient, ce que leur cœur ressentait en entendant les paroles de Jésus (laisser un moment de silence).

Imagine quels membres de ta famille iraient écouter Jésus.


    v. 15 Le Règne de Dieu est collé à toi

D’après ce que nous rapporte l’Évangile, que disait Jésus aux gens ?

« le temps est accompli »… qu’est-ce que cela signifie ? (L’attente du Messie a pris fin; les Juifs continuent d’attendre le Messie parce qu’ils n’ont pas reconnu Jésus).

« le règne de Dieu est tout proche ». En traduisant mieux, on devrait dire qu’il est comme collé à toi, il te touche, il est là tout près, à portée de main.

Imagine que Jésus te fait face et qu’il te dit : « le Règne est tout proche ». Qu’est-ce qu’il veut te signifier ? Qu’est-ce que c’est le règne de Dieu ? 


    Le règne de Dieu

(Recueillir ce que les enfants disent et proposer l’idée selon laquelle le règne de Dieu n’est pas un lieu tel qu’un château par exemple, n’est pas non plus un roi etc.. mais c’est une manière de vivre la relation à Dieu et aux autres, une manière dans laquelle la façon d’aimer de Dieu est présente).

Là où il y a de l’amour, Dieu est présent. Quand c’est lui qui règne dans notre vie, nous agissons comme lui, par amour. Donc, chaque fois que nous posons un acte d’amour, le plus petit soit-il, c’est Dieu qui règne dans notre vie, c’est lui qui la gouverne, il règne en nous.

Nous pouvons donc découvrir des signes du règne de Dieu dans notre propre vie et dans la vie des autres chaque fois qu’il y a des sentiments et des gestes d’amour.  

Par exemple, ce matin, quelqu’un t’a réveillé et préparé le petit-déjeuner. Il est certain que ce « quelqu’un » a agi ainsi par amour pour toi, cela signifie que cette personne laisse Dieu régner dans son cœur et c'est pour cela qu’elle t’aime et qu’elle t’aide.

Essaie de te rappeler de tous les signes du règne de Dieu que tu as vécus aujourd’hui, depuis que tu t’es levé jusqu’à maintenant… souviens-toi à quels moments tu as senti de l’amour, de l’affection… Souviens-toi d’un geste tendre que toi tu as eu à l’égard de quelqu’un d’autre, afin que tu saches à quel moment tu as laissé Dieu régner en toi.


    Convertissez-vous et croyez en la Bonne Nouvelle

Le règne ne vient pas nous bousculer violemment, sans ménagement, nous sommes au contraire invités à le vivre. C’est pour cela que Jésus nous demande de nous « convertir », ce qui signifie changer de direction. Il nous invite à cesser de cheminer sans amour, avec agressivité, en étant constamment énervés, méfiants, égoïstes, seulement préoccupés d’assouvir nos propres désirs sans prendre en compte ceux des autres, bien à l’aise dans notre petit confort, paresseux, restant à l’écart des autres, à la recherche de notre propre intérêt, soucieux de satisfaire nos propres caprices. 

Chaque fois que nous changeons d’optique pour nous tourner vers Dieu et vers les autres, nous nous « convertissons » et nous permettons à Dieu de régner dans notre vie, et de vivre d’un amour qui nous pousse à faire le bien.

Imagine ta vie en te laissant guider par Dieu, en acceptant que ce soit lui et son amour qui règnent en toi. Comment serait cette vie-là ?



Cœur à cœur

Allons sur le tapis, nous faire tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence.

Jésus nous a appris à demander à son Père que son « Règne vienne ».

Nous allons fermer les yeux et imaginer que le Père te prend dans ses bras. Pose ta tête sur son cœur et dis-lui très doucement, très lentement : « que ton Règne vienne ». Répète-le plusieurs fois.


Pour finir, on peut proposer de faire une prière de demande ou d’action de grâce à voix haute. 

Terminer avec le Notre Père.



Il n’est pas le Dieu des morts mais des vivants 

(Lc 20, 27.34-38)

Le Dieu des vivants (Lc 20, 27.34-38)

 

On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.


On demande librement  à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur.» 


La Parole qui m’est adressée ce jour :

27 En ce temps-là, quelques sadducéens – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection – s’approchèrent de Jésus et l’interrogèrent.34 Jésus leur répondit: « Les enfants de ce monde prennent femme et mari.35 Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari,36 car ils ne peuvent plus mourir: ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection.37 Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob.38 Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui.» (Lc 20, 27.34-38) Textes liturgiques © AELF, Paris.



Contemplation :

    Jésus empli de vie 

Jésus, après avoir été baptisé par Jean le Baptiste a commencé sa «vie publique» en se déplaçant constamment à pied. Il voulait annoncer à tous que Dieu, son Père, est un Dieu d’amour et de vie qui veut sauver tous les hommes. Il allait dans les villages, sur les places publiques, dans les synagogues, il parlait à tous de Dieu et pour que les gens croient que Dieu voulait le meilleur pour eux, il guérissait les malades, libérait ceux qui étaient possédés par des esprits impurs. Jésus d’abord seul, puis ensuite avec ses disciples, était empli d’énergie, de vie, il ne ménageait pas ses efforts, il était presque constamment en mouvement.

Ferme les yeux et imagine Jésus qui marche inlassablement… imagine ses pieds, comment sont-ils ? Qu’est-ce qui pousse Jésus à marcher comme ça ?


    v. 27-37 La résurrection des morts

Dans ce texte, des gens (appelés sadducéens) viennent poser une question à Jésus sur la résurrection de morts, en réalité ils veulent piéger Jésus et pour cela, ils lui racontent une histoire un peu invraisemblable qui n’est pas dans cet extrait (détailler… ou pas… une femme aurait eu 7 maris, tous frères, parce  qu’à chaque fois, elle restait veuve et il y avait une loi qui disait que pour avoir une descendance, le frère du défunt devait épouser la veuve. Et donc ces gens, lui demandent de qui la femme sera l’épouse au moment où tous ressusciteront puisqu’elle aura eu les 7 frères pour maris, l’un après l’autre). Pour les gens à cette époque, avoir une descendance est très important, c’est ce qui maintient la lignée et permet que le nom ne s’efface pas et continue à être honoré. D’une certaine manière, les gens considèrent qu’ils restent en vie à travers leurs enfants qui feront mémoire d’eux. Mais Jésus répond qu’au moment de la résurrection, les choses sont très différentes, on n’a plus besoin de se marier et d’avoir des enfants puisque on ne peut plus mourir, on est vivant pour toujours.

Croire que les morts ressusciteront un jour fait partie de notre foi, cela figure dans le credo, « je crois à la résurrection de la chair, à la vie éternelle » ou « j’attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir. » Cela veut dire qu’on jour, on sera tous réunis, vivants, avec tous nos ancêtres, autour de Jésus. 

Ferme les yeux et pense à tous tes ancêtres. Imagine qu’un jour tu seras avec eux, avec tes grands-parents, tes parents, tous vivants autour de Jésus. Comment imagines-tu ce moment ?


    v. 38 Le Dieu des vivants, tous vivent pour lui.

Jésus nous dit que Dieu est le Dieu des vivants, c’est un Dieu tourné vers la vie. Lui Jésus, Fils de Dieu, Dieu lui-même est vainqueur de la mort, il est ressuscité, pour que tous et tous nos ancêtres puissent ressusciter aussi. Notre Dieu est donc un Dieu de vie, pas de mort, il apporte la vie, pas la mort. Sa parole est une parole créatrice qui libère et donne la vie, une vie libérée et donc intense. Et Jésus termine en disant « tous vivent pour lui ».

Ferme les yeux et imagine Dieu qui te libère et t’enlève tout ce qui t’empêche de vivre pleinement. Il veut que tu sois pleinement vivant….

Toi aussi tu es invité à vivre pour lui, qu’est-ce que cela veut dire pour toi ? Comment as-tu envie de vivre pour Dieu ?  


Cœur à cœur

Allons sur le tapis, nous faire tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Dieu donne constamment la vie en nous libérant progressivement de tout ce qui nous empêche d’être pleinement vivant. On peut lui rendre grâce ou lui demander qu’il enlève quelque chose en nous dont on sent qu’il nous rend prisonnier et pas complètement vivant. 

Terminer par le Notre Père

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Les Béatitudes. Heureux les…

(Mt 5, 1-12a)

Heureux les… (Mt 5, 1-12a)

 

On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.


On demande librement  à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur.» 


La Parole qui m’est adressée ce jour :


1 Voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. 2 Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait:

3 « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.

4 Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.

5 Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage.

6 Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés.

7 Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.

8 Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.

9 Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.

10 Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.

11 Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.

12 Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! » (Mt 5, 1-12a). Textes liturgiques © AELF, Paris


Contemplation :

 v. 1-2 Jésus enseigne 

Nous savons que Jésus passe beaucoup de temps à enseigner les foules et/ou ses disciples. La Parole qui sort de sa bouche a une autorité sans équivalent, cela est souligné à de multiples reprises tout au long de l’Évangile, des gens font des kilomètres pour l’écouter et d’autres en laissant cette Parole les pénétrer sont prêts à tout laisser pour le suivre. Il parle essentiellement du royaume des Cieux, c’est-à-dire de la manière dont Dieu envisage sa relation avec les hommes et les relations des hommes entre eux, selon ses logiques à lui qui sont très différentes des logiques humaines de pouvoir. L’évangéliste Matthieu souligne ici que Jésus gravit la montagne, c’est une manière de dire qu’il se rapproche de Dieu, qu’il va dire des choses ayant trait à Dieu. La puissance transformatrice et libératrice de la Parole de Jésus est intemporelle, elle vaut pour nous aussi…

Nous allons fermer les yeux et imaginer Jésus, ayant gravi la montage, enseignant… J’imagine la Parole qui sort de sa bouche et qui va toucher les cœurs… J’imagine les foules et moi aussi je suis là à écouter Jésus…



v. 3-12 Jésus enseigne les Béatitudes

Jésus enseigne de différentes façons : au moyen de paraboles, par des gestes parfois, ici il utilise ce qu’on appelle des Béatitudes, c’est-à-dire un discours dont les phrases commencent toutes par « heureux ». Il y a d’autres exemples ponctuels dans la Bible de phrases commençant par « heureux » mais là c’est tout le discours de Jésus qui suit ce modèle. Il s’adresse à ses disciples et à la foule réunie pour l’écouter. On peut noter qu’A. Chouraqui traduit « heureux » par « en marche ! » ce qui introduit une dynamique intéressante. Aujourd’hui, nous aussi, nous sommes réunis pour écouter Jésus, alors nous allons entendre de nouveau ce discours et si une phrase nous marque particulièrement, nous allons nous y arrêter et imaginer ce que cette phrase nous inspire.

Fermons les yeux et écoutons avec le cœur la Parole qui sort de sa bouche : Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.



Cœur à cœur

Allons sur le tapis, nous faire tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Jésus a prononcé une Parole aujourd’hui et j’ai peut-être ressenti quelque chose de particulier. Dans le secret de mon cœur, je peux lui dire ce que je ressens, lui rendre grâce ou demander son aide. 


Terminer par le Notre Père.


Jésus : Chemin, Vérité et Vie. 

(Jn 14, 1-12)

Jésus : Chemin, Vérité et Vie (Jean 14, 1-12)


On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.


On demande librement  à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur.» 


La Parole qui m’est adressée ce jour :

1 Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. 2 Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit: “Je pars vous préparer une place” ?

3 Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. 4 Pour aller où je vais, vous savez le chemin.»

5 Thomas lui dit: « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »

6 Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. 7 Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu.»

8 Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père; cela nous suffit. »

9 Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire: “Montre-nous le Père”? 10 Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. 11 Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.

12 Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père. (Jn 14, 1-12) Textes liturgiques © AELF, Paris.



Contemplation

    v. 1-12  Jésus donne ses derniers enseignements

Jésus est réuni avec ses disciples, il sait que son temps est désormais compté. Il vient de leur laver les pieds et ils ont partagé le repas ensemble. Judas vient de sortir pour aller livrer Jésus, bientôt Jésus sera arrêté, il le sait et profite de ses derniers instants avec ses disciples pour leur donner ses derniers enseignements, ses derniers conseils. Il sait que son arrestation et sa mort seront un choc énorme pour eux, il sait qu’ils n’ont sans doute pas encore bien compris qu’il allait mourir puis ressusciter. Il sait qu’après sa résurrection les choses seront différentes, une page importante est en train de se tourner et il essaie de préparer ses disciples à la tourner sans être trop déstabilisés. Il laisse les disciples manifester leur incompréhension, Thomas et Philippe notamment lui posent des questions, il les écoute et leur répond. Il y a toujours un vrai dialogue entre Jésus et ses amis. 

Nous allons visualiser la scène, pour cela nous fermons les yeux. Jésus est réuni avec ses disciples, ils viennent de partager le repas…et maintenant Jésus leur donne ses derniers enseignements… comment est-il ?… Un échange libre et sincère commence avec Philippe…


    v. 6   Jésus est le Chemin, la Vérité et la Vie.

Les disciples ont beaucoup de peine à comprendre ce que Jésus leur dit. Il leur dit qu’il retourne vers le Père, cela signifie qu’il va mourir, ressusciter et monter vers Dieu mais les disciples ne comprennent pas vraiment, ils ne comprennent pas non plus vraiment que lui et le Père sont une seule et même personne. Il est vrai que ce sont de grands mystères difficiles à comprendre pour tous. Mais Jésus veut à tout prix qu’ils ne perdent pas confiance au moment où il va mourir sur la croix. Alors pour leur donner du courage, pour les convaincre qu’il est Dieu et que tout ne sera pas fini au moment où il va être arrêté et mourir, il utilise des mots qu’on retrouve souvent dans la Bible pour parler de Dieu : la vérité et la vie. En disant je suis la Vérité et la Vie c’est comme s’il disait à ses amis « Je suis Dieu, ayez confiance en moi ». Il insiste beaucoup sur l’union qui existe entre le Père et lui « je suis dans le Père, et le Père est en moi ». Et il dit aussi qu’il est un chemin, un chemin qui conduit vers la vie en Dieu et la vie en Dieu est pleine, abondante, libre. Ses disciples seront choqués par sa mort sur la croix mais le chemin ne s’arrêtera pas du tout là. 

Rien ne peut empêcher Jésus d’être à jamais le Chemin vers le Père, la Vérité et la Vie.

Ferme les yeux et imagine Jésus vivant à jamais qui te regarde et t’invite à marcher avec lui en direction du Père… il te donne la main et vous marchez ensemble.


    v. 11-12  Les œuvres

Jésus sait que sa mort sur la croix sera un gros moment de doute pour les disciples. Dieu peut-il mourir sur une croix comme un bandit ? Alors pour les aider à ne pas douter, Jésus leur donne un conseil : souvenez-vous de tout ce j’ai fait avec mon Père du ciel, un simple homme ne peut pas le faire, c’est-ce qu’il appelle ses « œuvres ». Qu’a-t-il fait ? Souvenons-nous…. Des guérisons (de paralytiques, d’aveugles, de sourds-muets, de lépreux etc…), des exorcismes (il a libéré des gens de mauvais esprits qui les tenaient comme prisonniers), des résurrections (notamment son ami Lazare), des enseignements qui faisaient du bien aux gens qui restaient à ses côtés pour l’écouter, des miracles (multiplications des pains)…. Tout cela prouve que Dieu est vraiment avec Jésus, que Jésus est vraiment le Fils de Dieu. Ce conseil donné aux disciples il y a 2000 ans vaut aussi pour nous. Quand nous traversons des épreuves, que nous doutons de la présence de Dieu dans nos vies, il est essentiel de se souvenir au moins d’un moment où Dieu a manifesté sa présence à nos côtés

Je vais fermer les yeux et faire comme les disciples : juste me souvenir d’une « œuvre » que Jésus a faite, soit quelque chose qui est raconté dans l’Évangile soit quelque chose que j’ai vécu personnellement où j’ai vraiment senti la grâce de Dieu….



Cœur à cœur

Allons sur le tapis, nous faire tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence.

Jésus termine son enseignement ici en disant « celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes ». Dans le secret de mon cœur je peux dire à Jésus à quel point j’ai envie de le suivre sur son chemin pour faire la même chose que lui. 

Le « chemin » Jésus conduit au Père, terminons par le Notre Père….

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Venez à l’écart dans un endroit désert. 

(Mc 6, 30-32)

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Venez à l’écart dans un endroit désert (Mc 6, 30-32)

 

On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.


On demande librement  à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur.» 


La Parole qui m’est adressée ce jour :

30 Les Apôtres se réunirent auprès de Jésus, et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné. 31 Il leur dit: « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux, et l’on n’avait même pas le temps de manger. 32 Alors, ils partirent en barque pour un endroit désert, à l’écart. (Mc 6, 30-32). Textes liturgiques © AELF, Paris


Contemplation :

    v. 30 Les apôtres annoncent à Jésus tout ce qu’ils ont fait et enseigné.

Pour comprendre ce passage, il faut remonter aux versets 1 à 13 quand on voit Jésus qui continue à enseigner, imposer les mains et guérir et qui appelle les douze et les envoie deux par deux pour qu’ils fassent de même, ce que nous confirment les versets 12 et 13 : « Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir. Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient. » On retrouve donc ici les apôtres à leur retour, annonçant à Jésus tout ce qu’ils ont fait et enseigné. Entre les deux (v.14-29), il y a eu tout le récit de la mort de Jean le Baptiste. Le contraste est saisissant. D’un côté, Jésus qui directement ou à travers ses  disciples libère et donne la « Vie vivante », restaure les vies abîmées, emprisonnées, courbées grâce à des paroles, des exorcismes, des guérisons et de l’autre, des logiques (celles d’Hérode et de sa femme) qui conduisent à l’emprisonnement et à la mort d’un prophète envoyé par Dieu. Dieu à travers Jésus, et Jésus à travers ses disciples libère, guérit, console, en un mot il donne la vraie Vie, celle qui vient de Dieu et est destinée à toute l’humanité.

Nous allons fermer les yeux et imaginer Jésus puis ses disciples au nom de Jésus transmettant la « Vie vivante » à tous ceux qui en ont besoin…. j’imagine que je suis présent(e) moi aussi….


    v. 30-31 Jésus leur dit « venez à l’écart dans un endroit désert et reposez-vous un peu ».

Après que les disciples eurent dit à Jésus tout ce qu’ils avaient fait et enseigné, Jésus leur dit : « Venez à l’écart dans un endroit désert et reposez-vous un peu ».

Nous allons fermer les yeux et imaginer cette fois les disciples de retour de mission, racontant tout ce qu’ils avaient fait à Jésus. Comment se sentent-ils ? (laisser un moment).

Ils entendent Jésus qui leur dit « venez à l’écart dans un endroit désert et reposez-vous un peu ». Que ressentent-ils ?


    v. 32 Alors, ils partirent en barque pour un endroit désert, à l’écart.

Jésus emmène donc ses disciples dans une barque pour un endroit désert, à l’écart. Quand Jésus lui-même part pour un endroit désert, à l’écart, c’est pour prier dans le silence, c’est-à-dire pour retrouver l’intimité avec son Père avec qui il est toujours en étroite communion puisqu’ils ne font qu’un. La vie qu’il donne vient de Dieu et il s’en remet toujours à son Père pour que ce soit la volonté de ce dernier qui soit faite et non la sienne propre. Jésus veut donc faire entrer ses disciples dans cette même intimité avec Dieu pour que la vie qu’ils transmettent vienne vraiment de Dieu, pour qu’ils comprennent que c’est Dieu qui agit à travers eux et que tout ce qu’ils font ne vient pas de leurs propres forces ou compétences mais de leur intimité avec le Père à travers Jésus. Les disciples se retrouvent donc seuls avec Jésus, dans une barque, à l’écart du monde, à l’écart des besoins du monde, à l’écart de toute leur activité. Ils sont appelés cette fois-ci à être seul à seul avec Dieu. 


Nous allons fermer les yeux et imaginer que nous sommes dans cette barque avec Jésus, à l’écart de tout, dans le silence (laisser un moment). Qu’est-ce que je ressens ? (laisser un moment)

Jésus me regarde et m’invite à entrer dans l’intimité avec son Père….


Cœur à cœur

Allons sur le tapis, nous faire tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Nous sommes ici et maintenant, sur ce tapis, dans cet endroit désert, à l’écart, avec le Seigneur. Dans le secret de notre cœur qu’avons-nous envie de lui partager ?

Terminer par le Notre Père.

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Et pour vous, qui suis-je ?

(Mt 16, 13-20)

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Pour vous, qui suis-je ? (Matthieu 16, 13-20)


On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.


On demande librement  à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur.» 


La Parole qui m’est adressée ce jour :

13 Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples: « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » 14 Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » 15 Jésus leur demanda: « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » 16 Alors Simon-Pierre prit la parole et dit: « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » 17 Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. 18 Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. 19 Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » 20 Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne que c’était lui le Christ. (Mt 16, 13-20). Textes liturgiques © AELF, Paris.



Contemplation

    Peu de temps après la multiplication des pains

La scène se situe peu de temps après la 2ème multiplication des pains que Jésus opère. Est-ce que vous vous souvenez de ces épisodes de multiplication des pains ? La 1ère permet de nourrir 5000 personnes avec 5 pains et 2 poissons et il reste 12 corbeilles, la 2ème permet de nourrir 4000 hommes avec 7 pains et il reste 7 corbeilles. C’est extraordinaire. Personne d’autre sur terre ne peut faire ça.

Jésus est désormais seul avec ses disciples, ils échangent… peut-être sont-ils assis autour d’un feu ou d’un repas à partager ?

Nous allons fermer les yeux et imaginer la scène de Jésus avec ses disciples… comment se sentent les disciples d’être avec un homme qui a opéré deux miracles ainsi ?

Et pensons aussi aux gens qui ont été nourris par Jésus, que peuvent-ils bien penser de Jésus ?


    v. 13-20 Jésus veut savoir ce qu’on dit de lui

Pour Jésus aussi cela a dû être des moments très forts et il se demande comment les gens le perçoivent, donc il pose la question à ses disciples. Ceux-ci lui expliquent que les gens le comparent à d’autres grands hommes de Dieu, certains le prennent pour Jean le Baptiste, d’autres pour le grand prophète Elie (qui a vécu bien avant Jésus mais une prophétie avait annoncé son retour au moment où Dieu enverrait son Sauveur), d’autres encore voient en lui d’autres grands prophètes tels Jérémie. Tous ces gens voient bien que Jésus est un homme de Dieu qui agit avec la puissance de Dieu.

Jésus pose la même question à ses disciples et l’un deux Pierre donne la réponse la plus juste : il est le Messie que tous attendaient, il dit même que Jésus est le Fils de Dieu ce qui, pour un juif était inimaginable car Dieu ne pouvait pas avoir de Fils, donc Jésus en déduit que l’Esprit de son Père, l’Esprit Saint a soufflé dans Pierre pour lui inspirer cette réponse et c’est pour ça qu’il fait de Pierre le chef de sa communauté, parce qu’il s’est ouvert à l’Esprit Saint car la communauté de Jésus doit être guidée à tout moment par l’Esprit de Dieu et non par l’esprit des hommes.


Nous allons fermer les yeux et imaginer Pierre qui sent l’Esprit Saint pénétrer en lui et le faire répondre… 

Maintenant nous imaginons Jésus qui entend la réponse de Pierre, qu’éprouve-t-il ? 


    v. 13-20 Jésus demande à chacun d’entre nous qui il est pour nous.

Cette question que Jésus pose à ses disciples, il peut la poser à chacun d’entre nous. La réponse de Pierre est liée à son contexte historique et culturel : il est juif et les juifs attendaient avec impatience le Messie.

Mais en s’ouvrant à l’Esprit Saint pour éclairer notre cœur, on peut nous aussi essayer de dire ce que Jésus représente pour nous, dans notre vie.

Nous allons fermer les yeux et imaginer Jésus qui nous regarde avec amour et nous demande « et pour toi, qui suis-je ? »

Je demande son aide à l’Esprit Saint et j’imagine une réponse à donner à Jésus.


Cœur à cœur

Allons sur le tapis, nous faire tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence.

Puisqu’on peut tout demander à Jésus et qu’il nous a posé la question « et pour toi qui suis-je ? » dis à Jésus dans le secret de ton cœur tout ce que tu aimerais qu’il soit pour toi et pour tes proches et tout ce que tu aimerais toi, être pour lui.


Jésus était toujours en lien avec son Père, avec lui, prions : Notre Père….

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L’offrande de la pauvre veuve

(Mc 12, 41-44)

L’offrande de la pauvre veuve (Mc 12, 41-44)


On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.


On demande librement  à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur.» 


La Parole qui m’est adressée ce jour :

41 Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes. 42 Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie. 43 Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres. 44 Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. (Mc 12, 41-44) Textes liturgiques © AELF, Paris.


Contemplation

    v. 41-42. Les apparences sont trompeuses

Au Temple de Jérusalem, il y avait endroit réservé aux dons. Jésus se met dans un coin et observe. D’abord il voit des riches qui, comme ils sont riches, peuvent donner beaucoup. Sans doute qu’on accorde de l’importance à ces gens, à la mesure des dons qu’ils font et sans doute qu’eux sont contents d’avoir accompli leur devoir et rentrent chez eux en paix profiter de leur fortune. Et puis il voit une pauvre femme qui elle ne met que deux petites pièces de monnaie. On peut imaginer que personne ne fait attention à elle, et que quand quelqu’un la voit, il peut penser que vraiment elle ne donne pas grand chose. Mais Jésus voit les choses différemment, il voit en fonction de l’effort que cela représente pour la personne et il dit à propos des riches qu’ils prennent sur leur superflu, c’est-à-dire que ce qu’ils donnent ne leur fait absolument pas défaut, contrairement à cette femme, qui est veuve, probablement seule et obligée de mendier pour survivre. Dans l’Antiquité, les veuves étaient totalement démunies, elles ne vivaient que de l’aumône des gens. Et donc Jésus voit que cette femme a donné tout ce dont elle avait besoin pour vivre, tout ce qu’elle possédait et il appelle ses disciples pour qu’ils le remarquent à leur tour. C’est une manière de leur dire : ne vous fiez pas aux apparences, regardez chaque geste dans sa profondeur, attachez-vous à voir le cœur des gens et non l’extérieur.

Mais l’autre question c’est pourquoi cette veuve donne-t-elle tout ce qu’elle a au Temple ? Est-ce que quelqu’un a une idée ?


Nous allons essayer d’imaginer la scène. Ferme les yeux et imagine le Temple avec le lieu des offrandes, les gens qui donnent et Jésus qui est là et observe. Il y a beaucoup de gens riches qui donnent beaucoup…. Et puis survient une pauvre veuve… Imagine-la physiquement… imagine ce qui habite son cœur, pourquoi donne-t-elle tout ce qu’elle a ?


En fonction des réponses on peut émettre les hypothèses suivantes : peut-être que cette veuve est celle de Naïm (Lc 7, 11-17) dont le fils était mort et que Jésus a ressuscité et donc elle déborde de gratitude ? Peut-être que cette veuve fait l’expérience qu’il ne lui manque jamais rien parce que Dieu, dans sa providence, lui donne tout ce dont elle a besoin ? Expérimenter la bonté de Dieu donne une confiance totale en sa Providence. C’est parce qu’elle reçoit toujours tout de Dieu qu’elle donne tout !


    Jésus se donne entièrement

Jésus est touché par l’attitude de la veuve et quelque part il en fait un modèle, pourquoi ? Probablement parce qu’il se reconnaît lui-même dans l’attitude de cette femme qui d’une certaine manière donne sa vie à Dieu dans une confiance totale et un abandon complet. Ce texte arrive dans l’évangile de Marc peu de temps avant l’arrestation de Jésus, les tensions sont déjà fortes avec ses opposants et Jésus sait qu’il va être arrêté et condamné. Peut-être que l’exemple de cette femme est une manière d’enseigner ses disciples, de leur dire indirectement que lui aussi va donner sa vie dans une confiance totale à l’égard de son Père. Peut-être que l’exemple de cette femme lui donne du courage à lui pour affronter ce qu’il va subir ? En tout cas, le fait qu’il la remarque et la donne en exemple à ce moment précis n’est sans doute pas un hasard.

Fermons les yeux. Imaginons Jésus quand il voit cette veuve. Par rapport à sa vie à lui où le danger est de plus en plus grand, que ressent-il en voyant cette femme ?

Pourquoi veut-il que ses disciples la remarquent à leur tour ?


Cour à cœur

Nous allons nous approcher de Jésus afin de nous entretenir avec lui. 

Jésus nous invite d’une part à ne pas nous fier aux apparences et d’autre part à avoir confiance en l’amour de Dieu, en sa providence. On peut lui demander son aide pour ne pas juger en fonction des apparences, pour ne pas nous attacher aux choses matérielles ou encore pour avoir vraiment confiance en lui… on lui dit ce qu’on ressent dans le secret de notre cœur et la liberté des enfants de Dieu…

Prier le Notre Père.

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Jésus nous appelle ses amis

(Jn 15, 15-17)

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Jésus nous appelle ses amis (Jn 15, 15-17)


On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.


On demande librement  à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur.» 


La Parole qui m’est adressée ce jour :

15  Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.

16 Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. 17 Voici ce que je vous commande: c’est de vous aimer les uns les autres. (Jn 15, 15-17) Textes liturgiques © AELF, Paris.



Contemplation

    v. 15 Jésus nous considère comme ses amis 

Au cours du dernier repas, Jésus, sachant qu’il allait mourir le lendemain, a voulu partager avec ses amis des choses très profondes et leur a dit que tout en étant Dieu lui-même, capable de faire des miracles etc, il les considérait vraiment comme ses amis, de vrais amis.  Il a montré à chacun d’eux à quel point il se sentait proche de lui. Il a témoigné de son amour infini en leur lavant les pieds et en se donnant en nourriture dans la communion. Avant, la relation à Dieu consistait à être son serviteur, maintenant Jésus leur dit : « Je ne vous appelle plus serviteurs, je vous appelle mes amis » parce qu’il partage tout avec eux, tout ce qu’il a entendu du Père il leur fait connaître, il leur raconte tout, comme on raconte tout à ses amis. Ils étaient tellement ses amis qu’il leur a demandé d’appeler « Père » son Père à lui, c’est pour cela que nous disons «notre Père» parce que Dieu est vraiment notre Père à chacun(e) d’entre nous.

Fermons les yeux. Imagine que tu es présent(e) au cours du dernier repas. Imagine que Jésus te regarde dans les yeux et te dit : «je t’ai choisi(e) pour que tu sois mon ami(e)… et je suis prêt à laisser ma vie pour toi parce que tu es mon ami(e)…» laisse ces mots résonner dans ton cœur : « je t’ai choisi(e)… je t’appelle mon ami(e)…»


    v. 17 Jésus nous laisse un commandement : nous aimer les uns les autres.

Au cours de ces échanges très profonds que Jésus a avec ses disciples, c’est-à-dire avec nous aussi, à la fin du repas, il laisse un commandement. Ce n’est pas une suggestion, une proposition du style « si tu as envie », « si tu veux » mais bel et bien un ordre : « aimez-vous les uns les autres » et dans un autre passage (Jn 13,34), il ajoute «comme je vous ai aimés» il dit : « Je vous donne un commandement nouveau: c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres» c’est-à-dire qu’il donne la mesure de cet amour : comme le sien pour nous c’est-à-dire un amour infini qui va jusqu’à donner sa vie pour les autres. Notre bonheur et la possibilité d’avoir «une vie en abondance» dépendent de la manière dont on accomplit ce commandement. 

Il y a déjà beaucoup de personnes autour de nous qui suivent ce commandement : des membres de notre famille, des gens qui travaillent à notre bien-être, des ami(e)s… parfois il est facile de se donner, parfois c’est plus difficile. Aimer, c’est faire du bien à l’autre, au-delà de nos propres sentiments. C’est l’engagement intérieur à ne faire que le bien autour de nous.


Fermons les yeux. Imagine que Jésus est face à toi et qu’il te donne ce commandement : « aime tout le monde ! ». Réfléchis à ce que Jésus veut te dire, imagine qui et comment tu pourrais aimer davantage, imagine comment tu pourrais faire le bien autour de toi.


Cœur à cœur

Nous allons nous approcher de Jésus afin de nous entretenir avec lui. 

Imagine que tu es avec Jésus et que celui-ci te dit de nouveau «mon ami(e), mon ami(e), je t’ai choisi(e) pour être mon ami(e) bien-aimé(e)»… et avec tes mots à toi dis-lui ce que tu ressens.


Prier le Notre Père.


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