C. Pastro © monastère Nossa Senhora da Paz 

La vie de Jésus… ses enseignements…

Des paraboles…

Le semeur (Mt 13, 1-8)

C. Pastro © monastère Nossa Senhora da Paz 

La parabole du semeur (Matthieu  13, 1-8)


On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.


On demande librement  à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, aide-nous à comprendre les histoires que tu racontes,  les paraboles… les messages que tu nous adresses à travers elles… aide-moi à comprendre ce que tu veux me dire, à moi, aujourd’hui, ici parce que je veux vraiment te connaître, t’aimer et te suivre….» 


La Parole qui m’est adressé(e) ce jour :

1 Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer. 2 Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage. 3 Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur sortit pour semer. 4 Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. 5 D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde. 6 Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. 7 D’autres sont tombés dans les ronces; les ronces ont poussé et les ont étouffés. 8 D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. » (Mt  13, 1 – 8). Textes liturgiques © AELF, Paris.



Contemplation

    v. 3-4. Les graines : la Parole de Jésus

Jésus pour enseigner utilise des paraboles, c’est-à-dire qu’il prend des exemples tirés de la vie quotidienne pour parler de réalités spirituelles plus profondes, généralement c’est pour parler du Royaume de Dieu, pour expliquer quelles sont les logiques de Dieu et en quoi elles sont différentes des logiques humaines. Ce sont des images qui parlent à tout le monde mais ce n’est pas pour autant que cela rend le message toujours plus facile à comprendre, en outre, cela peut produire un écho différent chez chacun en fonction de sa vie, mais justement c’est ça l’intérêt : Jésus cherche à toucher le cœur de chacun en fonction de ce qu’il est. Ici, l’image employée est celle d’un semeur qui sème des grains un peu partout et ces grains produisent des effets différents en fonction de là où ils sont tombés. Un peu plus loin dans le texte, il explique clairement cette parabole en disant que la graine semée, c’est la parole du Royaume. En réalité, c’est exactement ce que fait Jésus, il parle du royaume de Dieu (par sa parole et par ses actes). Il sème son enseignement dans des cœurs différents et chacun va réagir différemment, comme ici la graine.

Les enseignements de Jésus sont donc comme des petites graines appelées à se transformer, à grandir, à donner une plante et des fruits au contact de la terre où elles tombent. Il y a un programme de croissance contenu dans chaque graine : un grand arbre est contenu dans une petite graine. Nous allons commencer par imaginer cela.   

Ferme les yeux et imagine une graine tombée en terre qui peu à peu se transforme en utilisant les nutriments du sol et tout l’environnement, jusqu’à donner une plante ou un arbre magnifique avec beaucoup de fleurs ou de fruits. Imagine toutes les étapes….

Cette graine c’est la Parole de Jésus, qu’est-ce que cela m’apprend de la Parole de Jésus ?



    v. 4-8 Des résultats différents selon le terrain

Dans l’histoire que raconte Jésus, est-ce que vous vous souvenez ce qui arrive aux graines qui tombent de la main du semeur ? Est-ce qu’elles poussent toutes bien ? Reconstituer les quatre types de terrain dans lequel des graines sont tombées.

Nous allons fermer les yeux et imaginer les graines mangées par les oiseaux… celles qui sèchent au soleil… celles qui sont étouffées par les ronces. 

Comme nous l’avons déjà vu, les graines sont comme les enseignements, la Parole de Jésus. Qu’est-ce que cette partie de la parabole m’apprend au sujet de la parole de Jésus ?


    v. 3-8  la Parabole pour moi aujourd’hui

Jésus s’adressait à des foules venues l’écouter. moi aussi aujourd’hui, je suis venu(e) écouter la parole de Jésus. Je vais donc fermer les yeux et imaginer Jésus qui me regarde et me dit : « Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde. Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. D’autres sont tombés dans les ronces; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. » Qu’a-t-il à me dire aujourd’hui à moi ici ?


Comme il s’agit clairement de quelque chose de très personnel et intime on peut ne pas partager du tout sauf si certain(e)s veulent partager.


Cœur à cœur

Allons sur le tapis, faisons nous tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Jésus m’a dit quelque chose aujourd’hui, qu’est-ce que j’ai envie de lui répondre dans le secret de mon cœur ? Je peux aussi tout simplement lui demander son aide pour faire fructifier sa Parole.

Terminer par le Notre Père.

Le grain de moutarde (Mt 13, 31-32) 

C. Pastro © monastère Nossa Senhora da Paz 

La parabole du grain de moutarde (Mt 13, 31-32)


On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.


On demande librement  à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, aide-nous à comprendre les histoires que tu racontes,  les paraboles… les messages que tu nous adresses à travers elles… aide-moi à comprendre ce que tu veux me dire, à moi, aujourd’hui, ici parce que je veux vraiment te connaître, t’aimer et te suivre….» 


La Parole qui m’est adressé(e) ce jour :

31 Il leur proposa une autre parabole: « Le royaume des Cieux est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et qu’il a semée dans son champ. 32 C’est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel viennent et font leurs nids dans ses branches. » (Mt 13, 31-32) Textes liturgiques © AELF, Paris.


Contemplation :

    v. 31-32 La plus petite de toutes les graines devient un arbre

Jésus pour enseigner utilise des paraboles, c’est-à-dire qu’il prend des exemples tirés de la vie quotidienne pour parler de réalités spirituelles plus profondes, généralement c’est pour parler du Royaume de Dieu comme ici, c’est-à-dire pour expliquer quelles sont les logiques de Dieu et en quoi elles sont différentes des logiques humaines. Ce sont des images qui parlent à tout le monde mais ce n’est pas pour autant que cela rend toujours le message plus facile à comprendre, en outre, cela peut produire un écho différent chez chacun en fonction de sa vie, mais justement c’est ça l’intérêt : Jésus cherche à toucher le cœur de chacun en fonction de ce qu’il est. Ici quelle est l’histoire ? Un homme sème une graine minuscule, la plus petite de toutes les graines insiste Jésus, et elle devient un arbre qui dépasse toutes les autres plantes. C’est à dire que le plus petit, le plus insignifiant est devenu le plus grand. L’arbre, (la plus grande plante) est donc déjà contenu d’une certaine façon dans cette graine minuscule, la plus petite de toutes les semences. Elle est mise en terre et peu à peu elle grandit. Il y a donc une grande force de vie dans cette graine.

Nous allons fermer les yeux et imaginer l’homme qui sème la graine minuscule dans son champ, c’est la plus petite de toutes les graines… je l’imagine en train de se transformer et de devenir la plus grande des plantes potagères…. (laisser le temps d’imaginer).

Qu’est-ce que cela me dit du royaume des Cieux ? 


    v. 32 l’arbre devient un refuge pour les oiseaux.

La parabole ne s’arrête pas là. Que se passe-t-il avec cet arbre nous dit Jésus ? Les oiseaux du ciel font leurs nids dans ses branches. Pourquoi ? Parce qu’il s’y sentent en sécurité, ils sont bien au-dessus du sol où il peut y avoir des dangers et la forme des branches facilite la construction du nid. Dans le nid, il va certainement y avoir des œufs qui eux aussi sont porteurs de vie, des petits oiseaux naîtront ensuite. 

Nous allons fermer les yeux et imaginer les oiseaux qui font leurs nids dans l’arbre que nous avons déjà imaginé. Comment sont-ils ? Que se passe-t-il ?… (laisser le temps d’imaginer).

Qu’est-ce que cela me dit du royaume des Cieux ? 


    v. 31-32 une illustration du Royaume des Cieux

Jésus a un message à nous faire passer, nous allons essayer de comprendre ce message. Il parle du royaume des Cieux qui bien sûr n’est pas un lieu, mais plutôt une manière d’être selon la logique de Dieu… le royaume des Cieux, c’est le royaume de Dieu, régi par la manière dont lui pense et non pas comme nous, nous pensons. L’idée ici est donc que quelque chose de tout petit qui est le plus petit de tous, mais qui a une grande force de vie en soi, peut pousser, et devenir le plus grand et un refuge pour donner encore naissance à plus de vie (les petits oiseaux qui pourront naître).

Nous allons réfléchir au sens de cette parabole dans notre vie.

Ferme les yeux et imagine que Jésus est face à toi, il te regarde avec beaucoup d’amour et te dit « Le royaume des Cieux est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et qu’il a semée dans son champ. C’est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel viennent et font leurs nids dans ses branches. » Qu’est-ce que Jésus veut te dire à toi ?


Comme ici la réponse peut être très personnelle, on peut suggérer que ne partagent que ceux qui le désirent vraiment.


Cœur à cœur

Allons sur le tapis, nous faire tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Jésus t’a dit quelque chose dans le secret de ton cœur, qu’as-tu envie de lui répondre ? Ou peut-être que tu peux lui dire ce que tu as envie de faire pour l’aider à construire le Royaume des Cieux.


Terminer par le Notre Père.

C. Pastro © monastère Nossa Senhora da Paz 

Le bon grain et l’ivraie

(Mt 13, 24-30)

La parabole du bon grain et de l’ivraie (Mt 13, 24-30)


On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.


On demande librement  à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, aide-nous à comprendre les histoires que tu racontes,  les paraboles… les messages que tu nous adresses à travers elles… aide-moi à comprendre ce que tu veux me dire, à moi, aujourd’hui, ici parce que je veux vraiment te connaître, t’aimer et te suivre….» 


La Parole qui m’est adressé(e) ce jour :

 24 Il leur proposa une autre parabole: « Le royaume des Cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. 25 Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla. 26 Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi.

27 Les serviteurs du maître vinrent lui dire: “Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?” 28 Il leur dit: “C’est un ennemi qui a fait cela.” Les serviteurs lui disent: “Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?” 29 Il répond: “Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps. 30 Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier. » ( Mt 13, 24-30) Textes liturgiques © AELF, Paris.



Contemplation :

    v. 24 un homme sème du bon grain dans son champ

Jésus pour enseigner utilise des paraboles, c’est-à-dire qu’il prend des exemples tirés de la vie quotidienne pour parler de réalités spirituelles plus profondes, généralement c’est pour parler du Royaume de Dieu comme ici, c’est-à-dire pour expliquer quelles sont les logiques de Dieu et en quoi elles sont différentes des logiques humaines. Ce sont des images qui parlent à tout le monde mais ce n’est pas pour autant que cela rend toujours le message plus facile à comprendre, en outre, cela peut produire un écho différent chez chacun en fonction de sa vie, mais justement c’est ça l’intérêt : Jésus cherche à toucher le cœur de chacun en fonction de ce qu’il est. L’histoire ici est marquée par différentes étapes ce qui nous introduit peut-être dans l’idée que le royaume des Cieux est davantage un processus qu’un état. Première étape : un homme a semé du bon grain dans son champ. 

Nous allons fermer les yeux et imaginer cet homme, son geste, ses espoirs…. (laisser le temps d’imaginer).

Est-ce que cela me dit quelque chose du royaume des Cieux ?


    v. 25   L’ennemi sème l'ivraie

Puis la parabole se poursuit, deuxième étape : Jésus nous raconte que pendant que tout le monde dormait, un ennemi est apparu, et dans l’obscurité, il a semé un peu partout au milieu du blé de l’ivraie. L’ivraie est une mauvaise herbe, une plante avec des épis qui ressemble au blé. Elle empêche le blé de bien pousser et si on la laisse, ensuite la farine de blé qui contient de l’ivraie n’est pas bonne. On lui attribuait des propriétés enivrantes (en réalité on a découvert récemment que c’était dû à un champignon qui infestait les graines d’ivraie), on pouvait avoir des vertiges si on consommait une farine qui contenait de l’ivraie. D’ailleurs son nom vient de là, du latin ebrietas qui signifie ivresse ; en grec, son nom est « zizanie » et introduit l’idée de la division. L’une ou l’autre idée confirme qu’il s’agit de quelque chose de nocif qui s’introduit dans le projet initial lorsque personne ne fait attention (les gens dorment).

Ferme les yeux et imagine l’ennemi de cet homme qui sème l’ivraie au milieu du grain pendant que tout le monde dort…. pourquoi fait-il cela ? 

(laisser le temps d’imaginer).

Qu’est-ce que cela m’apprend du royaume des Cieux ?


    v. 27-30 Que faire face à l’ivraie ?

Dans la parabole, il y a une 3ème étape : le temps a passé ; le blé et l’ivraie ont poussé ensemble. En fait si on regarde dans le détail, le texte dit: « Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi. » On a l’impression que l’ivraie ne devient visible que lorsque le fruit du bon grain semé par l’homme est produit.  Les serviteurs de l’homme qui n’avait semé que du bon grain se rendent compte que l’ivraie a poussé également, ils interrogent l’homme et ils proposent d’aller dans le champ enlever l’ivraie mais que leur répond leur maître ? Non, ne pas le faire car ils risqueraient d’arracher le blé en même temps. Il demande d’attendre la moisson et ce seront d’autres personnes, les moissonneurs qui feront le tri, ils enlèveront l’ivraie et la brûleront et ils ramasseront le blé pour le rentrer dans son grenier. 

Nous allons fermer les yeux et imaginer cette 3ème étape : le bon grain a poussé et a produit son fruit, l’ivraie est là… les serviteurs ont proposé de l’arracher mais le maître a dit d’attendre la moisson… et à la moisson, le tri est fait par d’autres, l’ivraie est brûlée, le blé est mis au grenier. (laisser le temps d’imaginer chaque phase).

Qu’est-ce que cela m’apprend du royaume des Cieux ?


Cœur à cœur

Allons sur le tapis, nous faire tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Je peux penser que le champ où sont semées les graines c’est mon cœur.  Je peux dire à Dieu quels bons grains je voudrais recevoir, je peux identifier aussi l’ivraie qui a été semée dans mon cœur et en parler librement et en secret à Dieu. 

Terminer par le Notre Père.


Le levain (Mt 13, 33)

C. Pastro © monastère Nossa Senhora da Paz 

La parabole du levain (Mt 13, 33)

On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.


On demande librement  à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, aide-nous à comprendre les histoires que tu racontes,  les paraboles… les messages que tu nous adresses à travers elles… aide-moi à comprendre ce que tu veux me dire, à moi, aujourd’hui, ici parce que je veux vraiment te connaître, t’aimer et te suivre….» 


La Parole qui m’est adressé(e) ce jour :

33 Il leur dit une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au levain qu’une femme a pris et qu’elle a enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé ». (Mt 13, 33) Textes liturgiques © AELF, Paris. 



Contemplation :
    Jésus enfant découvre la puissance du levain 

Jésus pour enseigner utilise des paraboles, c’est-à-dire qu’il prend des exemples tirés de la vie quotidienne pour parler de réalités spirituelles plus profondes, généralement c’est pour parler du Royaume de Dieu comme ici, c’est-à-dire pour expliquer quelles sont les logiques de Dieu et en quoi elles sont différentes des logiques humaines. Ce sont des images qui parlent à tout le monde mais ce n’est pas pour autant que cela rend toujours le message plus facile à comprendre, en outre, cela peut produire un écho différent chez chacun en fonction de sa vie, mais justement c’est ça l’intérêt : Jésus cherche à toucher le cœur de chacun en fonction de ce qu’il est. Ici, il nous donne parle du Royaume des Cieux mais en utilisant un élément très connu pour les gens à cette époque... le levain pour le pain. Qu’est-ce que c’est ? c’est fabriqué à partir de farine complète et d’eau, c’est une matière vivante (il y a de bonnes bactéries) ça sert à faire lever la pâte, comme la levure pour les gâteaux. 

Qu’est-ce qui se passe quand on oublie de mettre la levure dans un gâteau ? Il est tout plat, tout dur, il est moins bon. C’est la même chose avec le pain, si on oublie de mettre le levain (ou la levure), il est plat et plus dur. Comment Jésus a-t-il appris la réalité de la transformation opérée par le levain ? Quand il était petit, Jésus regardait très certainement sa maman préparer le pain en mettant le levain dans la farine et il voyait ensuite la pâte lever lentement grâce au levain... 

 Nous allons fermer les yeux et imaginer la maison de la famille de Nazareth avec Marie qui fait le pain et Jésus qui est là et observe... 

J’imagine maintenant toute la pâte qui lève lentement et Jésus enfant qui observe… (laisser le temps d’imaginer)

Qu’est-ce que cette puissance du levain me dit du royaume des Cieux ? 


    Une femme met du levain dans la pâte 

Jésus a dû beaucoup méditer sur la force du levain capable de faire lever une pâte. La preuve il le réutilise dans ses enseignements. Le levain tout comme le pain qu’il permet de fabriquer sont des symboles de vie très forts pour Jésus,  il a appris tout au long de sa vie à quel point le pain était nécessaire à l’homme pour vivre… 

Outre le levain et la pâte du pain, Jésus nous parle ici d’une femme, probablement parce qu’à son époque c’étaient les femmes qui faisaient le pain, mais peut-être aussi pour insister sur cette idée de vie donnée, la femme en effet donne la vie, elle a une sensibilité très forte à la vie. Elle est au pied de la croix quand la vie s’éteint, elle pleure et elle est présente au matin de la Résurrection, premier témoin de cette vie qui rejaillit. Ici donc, pour nous parler du Royaume, Jésus nous parle d’une femme qui prend du levain et qu’elle enfouit dans trois mesures de farine.

Ferme les yeux et mets-toi à la place de cette femme, imagine son geste… à quoi peut-elle penser ? Que peut-elle ressentir dans son cœur ? (laisser le temps d’imaginer)

Qu’est-ce que cela me dit du royaume des Cieux ? 


    Un message de Jésus pour moi aujourd’hui 

Nous allons avoir un autre moment de contemplation. Nous allons imaginer cette fois que Jésus est face à nous et qu’il nous raconte cette parabole de manière très personnelle, que veut-il nous dire aujourd’hui, pour notre vie personnelle ? 

Ferme les yeux et imagine que Jésus est devant toi, il te regarde avec beaucoup d’amour, prononce ton prénom et te  dit : « Le royaume des Cieux est comparable au levain qu’une femme a pris et qu’elle a enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé ». 

Quel message a-t-il pour toi dans ta vie d’aujourd’hui ?


Cœur à cœur

Allons sur le tapis, nous faire tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence.  Nous allons de nouveau fermer les yeux et imaginer que Jésus est là face à nous... il vient de nous raconter la parabole et maintenant chacun d’entre nous allons lui dire en silence, dans notre cœur ce que nous pensons, ressentons... on peut le remercier, lui demander quelque chose... 

Terminer par le Notre Père.

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Le trésor caché (Mt 13, 1-3.44)

C. Pastro © monastère Nossa Senhora da Paz 

Le trésor caché (Mt 13, 1-3.44)


On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.


On demande librement  à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, aide-nous à comprendre les histoires que tu racontes,  les paraboles… les messages que tu nous adresses à travers elles… aide-moi à comprendre ce que tu veux me dire, à moi, aujourd’hui, ici parce que je veux vraiment te connaître, t’aimer et te suivre….» 


La Parole qui m’est adressé(e) ce jour :

1 Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer.

2 Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit; toute la foule se tenait sur le rivage. 3 Il leur dit beaucoup de choses en paraboles…

44 Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ.  (Mt 13,1-3.44). Textes liturgiques © AELF, Paris.


Contemplation

    v. 1-3 des foules très grandes viennent écouter Jésus qui prend le temps de les enseigner.

On voit dans ce texte que des foules importantes viennent écouter Jésus. Pourquoi ? Que peut bien transmettre Jésus d’aussi essentiel et vital qu’un grand nombre de personnes laissent leurs activités  et font des kilomètres à pied pour venir l’écouter ? Paix ? Joie ? Sécurité ? Sentiment de plénitude ?

Ici, les foules sont tellement nombreuses que pour être entendu et vu de tous, Jésus prend un peu de distance en montant dans une barque  dans laquelle il s’assoit. Juste avant, le texte dit qu’il était assis au bord de la mer. Que signifie cette position assise ? Qu’il prend son temps, qu’il ne cherche pas à dominer mais simplement à échanger, qu’il est en paix ? Le fait qu’il assoit dans une barque peut aussi montrer qu’il maîtrise un élément naturel qui faisait peur aux gens, la mer et qu’on associait à la mort. Toujours est-il qu’on voit un Jésus en paix, disponible pour enseigner des foules qui ont soif de l’écouter.

Fermons les yeux et imaginons la scène… les foules… comment sont ces gens ? Qu’y a-t-il dans leur cœur ?

Et Jésus, comment est-il ? Que ressent-il en voyant tous ces gens qui viennent l’écouter ?


    v. 44 Jésus enseigne par des paraboles

Jésus utilise des histoires inspirées de la vie quotidienne pour faire réfléchir les gens sur le thème du Royaume des Cieux, c’est-à-dire de ce qui se passe quand on laisse Dieu régner dans son propre cœur avec les transformations que cela implique au niveau collectif.

Ici, de quoi est-il question ? D’un homme qui découvre un trésor dans un champ, un trésor qui le rend tellement joyeux qu’il vend tout ce qu’il possède pour acheter ce champ. Cela signifie que le trésor qu’il a trouvé est pour lui beaucoup plus important que tous les biens qu’il possède, en plus c’est un trésor qui rend joyeux. C’est sans doute un trésor qu’il cherchait puisque le texte nous dit que le trésor est caché, donc qu’il a fallu creuser pour le trouver et qu’en plus, le champ où il se trouve n’est pas à l’homme qui le cherchait donc on peut imaginer que cet homme cherchait ardemment et partout le trésor qui le rendrait heureux pour toute sa vie et à force de chercher, il l’a trouvé…

Et Jésus nous dit que le Royaume des Cieux est comparable à ce trésor caché qu’un homme cherche, trouve et sacrifie tout le reste pour le conserver.

Fermons les yeux et imaginons la scène que nous propose Jésus… le champ comment est-il ? Le trésor… l’homme qui cherche… puis qui trouve… que fait-il quand il trouve enfin le trésor ?


    v. 44 Jésus me raconte à moi cette parabole

D’une certaine manière, nous sommes comme les foules venues écouter Jésus, nous avons laissé nos activités, fait des kilomètres et nous sommes au bord du rivage à écouter celui qui nous fait du bien.

Fermons les yeux. J’imagine que je suis face à Jésus, assis dans sa barque, il me regarde avec amour et me dit : «Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ.» Qu’est-ce qu’il me dit à moi à travers cette parabole ?


Cœur à cœur

Allons sur le tapis, nous faire tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence.

Imagine que tu es avec Jésus dans la barque. Il t’a invité à y monter, il t’a dit quelque chose à travers cette parabole, qu’as-tu envie de lui répondre ? Dis à Jésus ce que tu ressens…


Prier le Notre Père.

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Le bon Samaritain 

(Lc 10, 25-37)

C. Pastro © monastère Nossa Senhora da Paz 

La parabole du bon Samaritain (Lc 10, 25-37).


On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.


On demande librement  à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, aide-nous à comprendre les histoires que tu racontes,  les paraboles… les messages que tu nous adresses à travers elles… aide-moi à comprendre ce que tu veux me dire, à moi, aujourd’hui, ici parce que je veux vraiment te connaître, t’aimer et te suivre….» 


La Parole qui m’est adressé(e) ce jour :

25 Et voici qu’un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? ». 26 Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? » 27 L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. » 28 Jésus lui dit : « Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. » 29 Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? »

30 Jésus reprit la parole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort.
31 Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté. 32 De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté.
33 Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion.
34 Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.
35 Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.”

36 Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? »

37 Le docteur de la Loi répondit : « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. »» (Luc  10, 25-37). Textes liturgiques © AELF, Paris.



Contemplation

    v. 30-31. Un homme blessé sur un chemin

Jésus pour enseigner utilise souvent des paraboles, des histoires qu’il imagine pour répondre aux questions qu’on lui pose en faisant réfléchir son auditoire. Ici, c’est un docteur de la Loi qui l’interroge sur « qui est ce prochain » qu’il faut aimer comme soi-même et donc Jésus raconte l’histoire de cet homme qui a été attaqué par des bandits, ils lui ont tout pris, même ses vêtements et ils l’ont frappé. Il est par terre, à moitié mort, sur le chemin qui relie Jérusalem à Jéricho, deux villes de Palestine, le pays de Jésus. C’est un chemin très fréquenté donc l’homme espère certainement que quelqu’un va venir à son secours… et de fait, deux hommes, d’abord un prêtre puis un lévite le voient mais passent de l’autre côté. Pourtant ce sont des hommes très religieux (comme le docteur de la Loi qui interroge Jésus un peu avec l’idée au début de le piéger) mais paradoxalement, c’est parce qu’ils sont très religieux qu’ils ne s’approchent pas de lui. En effet, pour eux, le plus important c’est de demeurer purs or, s’ils touchent du sang, une personne blessée ou malade, ils deviennent impurs. Que peut ressentir l’homme blessé à votre avis en voyant qu’ils l’évitent ?

Nous allons essayer de nous mettre à la place de l’homme à terre. Ferme les yeux et essaie d’imaginer que tu as été attaqué par des bandits qui t’ont tout pris, même tes vêtements et t’ont abandonné à moitié mort sur le chemin. Qu’est-ce que tu ressens ? Qu’est-ce tu espères ?

Et puis à deux reprises, tu vois un homme qui t’évite exprès, qu’est-ce que tu éprouves dans ton cœur ?


    v. 31-33. Mais un Samaritain est pris aux entrailles

Finalement un 3ème homme s’arrête et prend soin de lui. C’est un Samaritain, c’est-à-dire quelqu’un qui aurait dû l’éviter parce que les deux peuples, juif et samaritain, se détestent depuis des siècles. Ils prient le même Dieu mais pas de la même manière et pas au même endroit. Et pourtant c’est lui qui l’aide. Le texte dit « il fut saisi de compassion », c’est très fort, littéralement on pourrait dire qu’il est pris aux entrailles, c’est-à-dire qu’il ressent vraiment la souffrance de l’homme à terre et voit bien qu’il risque de mourir. Donc même s’il n’appartient à pas à son peuple, ce n’est pas grave, il ne va pas le laisser mourir. Que fait-il ? Il s’approche, et panse ses blessures en y versant de l’huile et du vin (pour désinfecter, adoucir et cicatriser) ; puis il le charge sur sa propre monture (son âne ou son cheval), le conduit dans une auberge et prend soin de lui. Il passe même la nuit à s’occuper de lui, donc il change complètement son voyage parce que le plus important c’est vraiment de soigner cet homme blessé. Et le lendemain, il laisse deux pièces d’argent à l’aubergiste pour qu’il continue à s’occuper de lui et s’engage à repasser plus tard pour compléter si cela n’était pas suffisant.

Ferme les yeux et remets toi dans la situation de l’homme à terre à moitié mort. Il voit ce Samaritain qui s’approche de lui et prend entièrement soin de lui. Que ressent-il ?

Partager.

Et maintenant, imagine que tu es ce Samaritain… pourquoi aides-tu cet homme ? Que ressens-tu en l’aidant ?


    Le sens de l’histoire

Ce Samaritain dépense du temps, de l’argent, de l’énergie pour sauver cet homme à moitié mort et grâce à lui, l’homme est sauvé, il était à « moitié mort », après cela, il est entièrement vivant, debout, en forme. Nous avons dit qu’il s’agissait d’une histoire que Jésus racontait à un homme religieux, un spécialiste de la Loi, en réponse à la question qu’il posait : qui est ce prochain que je dois aimer comme moi-même si je veux vraiment respecter la loi de Dieu. Quelle est donc la réponse et l’enseignement que Jésus donne à tout le monde à travers cette histoire ? La  Loi, les préceptes religieux avec leurs interdits, les barrières culturelles ne doivent pas s’opposer à la compassion, à l’amour… ces préceptes religieux ne doivent pas annuler le commandement d’amour. L’autre idée est que quand quelqu’un a besoin d’aide, peu importe son identité. On peut aussi y voir l’invitation à sortir de soi, à accepter d’être dérangé dans nos projets, nos plans. Là encore, il s’agit d’une parole ouverte qui peut nous parler de manière très personnelle.

Je vais fermer les yeux et imaginer Jésus qui me regarde avec beaucoup d’amour et me raconte à moi cette histoire, que j’écoute de nouveau : Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté. Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion. Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.

Que veut me dire Jésus aujourd’hui avec cette histoire ?

Comme il s’agit de quelque chose de plus personnel, on peut très bien ne pas partager.


Cœur à cœur

Allons sur le tapis, nous faire tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Jésus m’a dit quelque chose aujourd’hui, qu’est-ce que j’ai envie de lui répondre ? Peut-être que j’ai quelque chose à lui demander. Dans le secret de mon cœur je lui parle ouvertement.


Terminer par le Notre Père








Demander l’Esprit Saint (Lc 11, 5-13)

C. Pastro © monastère Nossa Senhora da Paz 

Enseignements sur la prière : l’ami importun, demander l’Esprit Saint (Lc 11, 5-13).


On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.


On demande librement  à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, aide-nous à comprendre les histoires que tu racontes,  les paraboles… les messages que tu nous adresses à travers elles… aide-moi à comprendre ce que tu veux me dire, à moi, aujourd’hui, ici parce que je veux vraiment te connaître, t’aimer et te suivre….» 


La Parole qui m’est adressé(e) ce jour :

« 5 Jésus leur dit encore: « Imaginez que l’un de vous ait un ami et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander: “Mon ami, prête-moi trois pains, 6 car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir.” 7 Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond: “Ne viens pas m’importuner ! La porte est déjà fermée; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose.” 8 Eh bien ! je vous le dis: même s’il ne se lève pas pour donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu’il lui faut. 9 Moi, je vous dis: Demandez, on vous donnera; cherchez, vous trouverez; frappez, on vous ouvrira. 10 En effet, quiconque demande reçoit; qui cherche trouve; à qui frappe, on ouvrira. 11 Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson ? 12 ou lui donnera un scorpion quand il demande un œuf ? 13 Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! » (Lc 11, 5-13). Textes liturgiques © AELF, Paris.


Contemplation :

    v. 5-7 Un homme a vraiment besoin de pain

Ce texte vient juste après l’enseignement du Notre Père en réponse à une demande des disciples pour que Jésus les apprenne à prier. C’est-à-dire que ce texte a à voir avec ce qu’est la prière. Jésus raconte une histoire pour illustrer son propos en nous demandant d’imaginer la situation. Reprenons cette histoire : un homme reçoit chez lui la visite imprévue d’un de ses amis qui vient de faire un long voyage. Son ami a sans doute très faim or il n’a rien à lui offrir. Comment se sent-il ? Gêné, honteux, surtout qu’à cette époque, l’hospitalité est très importante, il faut bien accueillir les visiteurs. Tout est fermé, faire du pain prend du temps donc quelle est la seule solution ? Aller frapper à la porte d’un autre ami pour qu’il lui donne du pain. C’est ce qu’il fait… désespéré il va tambouriner à la porte de son autre ami. 

Nous allons fermer les yeux et imaginer la scène comme Jésus nous le demande : au milieu de la nuit, un homme reçoit chez lui un ami fatigué et il n’a rien à lui donner à manger….il est désespéré  alors il va frapper à la porte de son voisin au milieu de la nuit… imagine-le, que dit-il ? 

Qu’est-ce que cette première étape m’apprend sur la prière ? Que me dit Jésus ?



    v. 8 L’autre finit par lui donner du pain

On poursuit l’histoire que Jésus raconte : dans un premier temps, l’autre ami ne répond pas. Il est sans doute déjà endormi et il n’a pas envie d’ouvrir, parce que cela va déranger toute sa famille. Il faut savoir qu’à l’époque de Jésus les maisons sont souvent petites, il n’y a qu’une seule pièce qui sert à tout, le soir venu, les gens déroulent des nattes à même le sol et dorment tous ensemble, parents et enfants. En plus, il n’y a pas d’électricité et au milieu de la nuit il fait vraiment noir, on n’y voit rien dans la maison. La porte est sans doute verrouillée par une barre de bois donc on peut comprendre que celui qui est dérangé n’a pas envie d’ouvrir. Mais Jésus imagine que l’homme qui a besoin de pain va tellement insister  (Jésus parle de sans-gêne) que l’autre finira par se lever et lui donner tout ce qu’il veut, si ce n’est pas par amitié, ce sera pour que l’autre arrête de tambouriner à sa porte.

Ferme les yeux et imagine la scène : la porte fermée, la nuit, à l’intérieur celui qui ne veut pas se lever et à l’extérieur l’autre qui tambourine et à la fin la porte fermée finit par s’ouvrir et l’homme reçoit tout ce qu’il lui faut. 

Qu’est-ce que cette seconde étape m’apprend sur la prière ? Que me dit Jésus ?


    v. 8-13 Une invitation à demander l’Esprit Saint, vraie nourriture…

Jésus ensuite arrive au cœur de ce qu’il voulait dire : quand on demande quelque chose de bon à Dieu le Père, il entend notre prière. Et qu’est-ce qui est visiblement la meilleure chose qu’on puisse demander au Père ? La véritable nourriture, la véritable aide pour notre vie ?  L’Esprit Saint, il dit « combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! ». L’Esprit Saint c’est l’Esprit de Dieu, c’est comme le pain de la parabole, qui va donner la vie, la joie, la force, c’est celui qui va consoler, nous aider à résoudre les problèmes et c’est Dieu le Père qui le donne à ceux qui le demandent de tout leur cœur. Jésus nous invite à demander avec insistance l’Esprit Saint au Père et il sous-entend que le Père ne pourra pas ne pas nous le donner… Parfois les gens prient Dieu pour gagner au loto, avoir une nouvelle voiture ou pour autre chose et se désolent que Dieu ne les exauce pas alors que le seul véritable trésor susceptible de les aider en tout, l’Esprit même de Dieu qui les guidera et les aidera à faire les bons choix, ils ne le demandent pas… Jésus ne dit pas dans le ce texte que Dieu exauce toute prière, il dit qu’en tant que Père il donnera l’Esprit Saint à tous ceux qui le lui demandent.


Ferme les yeux et imagine que tu frappes à la porte de la maison de Dieu en criant que tu veux l’Esprit Saint… Dieu t’entend, il ouvre la porte et te donne son Esprit de lumière, de force, de joie, d’amour… tu le reçois dans ton cœur, comment te sens-tu ?


Cœur à cœur

Allons sur le tapis, nous faire tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Jésus m’a enseigné des choses au cours de cette contemplation, dans le secret de mon cœur qu’ai-je envie de lui répondre ? Je peux aussi encore insister comme l’homme dans la parabole sur le fait que moi aussi je veux recevoir l’Esprit Saint !

Terminer par le Notre Père.



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Vigne, sarments, vigneron (Jn 15, 1-5).

C. Pastro © monastère Nossa Senhora da Paz 

La vigne, les sarments et le vigneron. (Jn 15, 1-5).


On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.


On demande librement  à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, aide-nous à comprendre les histoires que tu racontes, les messages que tu nous adresses à travers elles… aide-moi à comprendre ce que tu veux me dire, à moi, aujourd’hui, ici parce que je veux vraiment te connaître, t’aimer et te suivre….» 


La Parole qui m’est adressé(e) ce jour :

Jésus dit : « 1 Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. 2 Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. 3 Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite. 4 Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. 5 Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. » (Jn 15, 1-5). Textes liturgiques © AELF, Paris.


Contemplation :

    v. 1-2 Jésus connaît le travail de la vigne depuis qu’il est enfant

Jésus a un message à nous faire passer, pour cela, il utilise parfois des paraboles ou des images, comme ici l’image de la vigne. En Palestine, comme c’est une région méditerranéenne, il y a beaucoup de vignes, cela fait partie du paysage. Chaque vigne est unique et chaque plant de vigne est unique, il y a le cep, le pied de vigne, enraciné en terre et les sarments, les branches qui vont porter le raisin. Aucun plant de vigne ne se ressemble, il y en a des fragiles, des plus solides, des petits, des plus grands… Jésus est habitué à en voir. Il sait aussi que tout vigneron aime sa vigne et y travaille énormément : il faut tailler, enlever certains bourgeons quand il y en a trop, enlever aussi les sarments desséchés qui ne vont pas produire de fruits, nettoyer, enlever les mauvaises herbes, les fruits verts ou pourris. Le vigneron connait chaque plant de vigne, il sait que chacun est différent et il s’occupe de chacun en particulier avec à chaque fois un seul objectif : récolter beaucoup de bons raisins pour manger ou faire du bon vin ensuite. Il sait que si son vin est bon, il donnera beaucoup de joie à ceux qui le boiront. Le vin est très important lors des fêtes, des mariages par exemple. Depuis qu’il est enfant, Jésus a eu tant de fois l’occasion de se promener dans des vignes, peut-être d’y jouer, d’observer,  de poser des questions au vigneron. 

Nous allons fermer les yeux et imaginer Jésus enfant qui se promène dans les vignes proches de Nazareth. Jésus observe avec attention chaque pied de vigne…. et il observe tout le travail du vigneron pour que sa vigne produise beaucoup de fruits. Avec Jésus, j’observe tout cela…


    v. 1-5. Jésus est la vraie vigne et le Père le vigneron.

Jésus utilise cette image pour faire passer un message à ses disciples et à nous aussi. Il dit qu’il est la vigne, chaque pied de vigne et que nous sommes les sarments destinés à porter du fruit et que le vigneron est Dieu le Père. Il explique qu’un sarment ne peut porter du fruit que s’il est bien accroché au pied de vigne, donc que nous ne pouvons porter du fruit que si nous sommes bien reliés à Jésus. De quels fruits parlent-ils ? Qu’est-ce qu’on peut produire en étant unis à Jésus ? (paix, amour, vérité, liberté etc..). Il explique aussi que le Père purifie, taille tout sarment qui porte du fruit pour qu’il en porte encore plus, mais que ses disciples ont déjà été purifiés par sa parole. La parole de Jésus purifie… elle enlève ce qui nous empêche de porter les fruits identifiés.

Je vais fermer les yeux et essayer de m’imaginer bien relié, uni à Jésus, comme un sarment relié au plant de vigne. Jésus me porte et le Père vigneron est là, tous les deux m’aiment beaucoup et ont très envie que je produise beaucoup de fruits… qu’est-ce que je produis, que font-ils pour m’aider ?



Cœur à cœur

Allons sur le tapis, nous faire tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Jésus nous dit que si nous demeurons en lui, unis à lui, nous pouvons produire beaucoup de fruits et il nous dit aussi que sa parole purifie. Dans le secret de mon cœur je peux dire à Jésus quels fruits d’amour j’ai envie de produire, de quelle purification je sens que j’ai besoin et lui demander son aide.

Terminer par le Notre Père.

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Sel de la terre, lumière du monde (Mt 5, 13-16)

C. Pastro © monastère Nossa Senhora da Paz 

Sel de la terre, lumière du monde (Mt 5, 13-16)

 

On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.


On demande librement  à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, aide-nous à comprendre les histoires que tu racontes,  les paraboles… les messages que tu nous adresses à travers elles… aide-moi à comprendre ce que tu veux me dire, à moi, aujourd’hui, ici parce que je veux vraiment te connaître, t’aimer et te suivre….» 


La Parole qui m’est adressé(e) ce jour :

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : 13 « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien: on le jette dehors et il est piétiné par les gens.

14 Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée.

15 Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.

16 De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. » (Mt 4, 12-23). Textes liturgiques © AELF, Paris


Contemplation :

    v. 13-16 Jésus enseigne encore et toujours.

Chez l’évangéliste Matthieu, ce texte vient juste après les Béatitudes quand Jésus enseigne aux gens en leur disant « heureux les…» « heureux ceux qui…». Dans ce texte, comme dans beaucoup d’autres, il utilise des images de la vie quotidienne, faciles à comprendre pour transmettre son enseignement.  On sait qu’enseigner est une part importante de l’activité de Jésus, il marche beaucoup pour pouvoir parler au plus grand nombre et les gens sont touchés par son enseignement, ils aiment beaucoup l’écouter et le suivent pour cela. Sa parole est puissante, elle n’est pas comme les autres paroles humaines. Ici Jésus s’adresse en particulier à ses disciples, c’est-à-dire à ceux qui l’accompagnent au quotidien.

Nous allons fermer les yeux et imaginer Jésus enseignant. Ferme les yeux et imagine Jésus qui ne cesse d’enseigner, en particulier ses disciples.  Pourquoi fait-il cela ? Imagine l’effet de sa parole sur ceux qui l’écoutent vraiment ?


    v. 13-15 Le même enseignement avec deux images.

La première image qu’il utilise est celle du sel. À quoi sert le sel ? C’est un élément soluble, au goût piquant qui sert à donner de la saveur aux aliments mais aussi à les conserver. Dans quelques textes de la Bible, il a aussi une fonction purificatrice (par exemple le prophète Elisée assainit une « eau malsaine » en y jetant du sel 2 R 2,19-22). Comme ici Jésus parle de « saveur », on peut imaginer qu’il pense surtout au goût que donne le sel aux plats, et si ce sel devient fade, il est impossible de lui redonner de la saveur donc on le jette à l’extérieur de chez soi et les gens le piétinent. 

La deuxième image qu’il utilise est celle de la lumière qui est faite pour éclairer, pour être vue, par définition elle brille dans l’obscurité, elle est faite pour cela et non pas pour être cachée. Si elle est cachée elle ne remplit pas sa fonction de lumière tout comme le sel qui perd sa saveur ne remplit pas sa fonction de sel. Cette idée déclinée de deux manière est facilement compréhensible par les gens : une chose a une fonction, un sens, et si elle le perd, elle se dénature et n’a plus d’intérêt, elle peut être jetée.


Fermons les yeux. On peut choisir l’image du sel qui perd sa saveur ou celle de la lumière qui n’éclaire pas, qu’on a cachée, et imaginer la scène. Quels sentiments dominent ?


    v. 14-16 Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde

Or Jésus ajoute en s’adressant à ses disciples « vous êtes le sel de la terre » « vous êtes la lumière du monde » et il ajoute « on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.  De même, que votre lumière brille devant les hommes : voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux.»

Avec ces deux images, il invite ses disciples à ne pas se dénaturer mais  quelle est alors la vraie nature d’un disciple de Jésus ? D’après ce texte : Faire le bien sur terre, dans le monde,  pour que les hommes rendent gloire au Père qui est au ciel…

Ferme les yeux et imagine que Jésus est face à toi et qu’il te dit « que ta lumière brille devant les hommes ». Qu’est-ce que cela t’évoque ?


Comme il s’agit de quelque chose de plus personnel, on peut ne pas partager.


Cœur à cœur

Allons sur le tapis, nous faire tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Jésus nous invite à ne pas dénaturer notre « nature » de disciples. Je peux identifier ce qui m’est le plus difficile dans le fait de vouloir être son/sa disciple et dans le secret de mon cœur, lui demander son aide à lui qui est vraiment la lumière du monde.


Terminer par le Notre Père.



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La semence qui pousse toute seule (Mc 4, 26-29)

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La semence qui pousse toute seule (Mc 4, 26-29)


On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.


On demande librement  à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, aide-nous à comprendre les histoires que tu racontes,  les paraboles… les messages que tu nous adresses à travers elles… aide-moi à comprendre ce que tu veux me dire, à moi, aujourd’hui, ici parce que je veux vraiment te connaître, t’aimer et te suivre….» 


La Parole qui m’est adressé(e) ce jour :

26 Il disait: « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence :

27 nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment.

28 D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi.

29 Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. »  (Mc 4, 26-29). Textes liturgiques © AELF, Paris.


Contemplation

    v. 26-28 Un homme qui jette en terre la semence et celle-ci pousse toute seule

Jésus pour enseigner utilise des paraboles, c’est-à-dire qu’il prend des exemples tirés de la vie quotidienne pour parler de réalités spirituelles plus profondes, généralement c’est pour parler du Royaume de Dieu comme ici, c’est-à-dire pour expliquer quelles sont les logiques de Dieu et en quoi elles sont différentes des logiques humaines. Ce sont des images qui parlent à tout le monde mais ce n’est pas pour autant que cela rend toujours le message plus facile à comprendre, en outre, cela peut produire un écho différent chez chacun en fonction de sa vie, mais justement c’est ça l’intérêt : Jésus cherche à toucher le cœur de chacun en fonction de ce qu’il est. 

Ici, il semble comparer le règne de Dieu au processus suivant : un homme jette la semence en terre (c’est sa contribution) et la semence grandit toute seule sans que l’homme ne sache comment. Cette croissance a des étapes : la graine se remplit d’humidité ce qui active sa germination, son écorce se brise, la plante commence à pousser, sort de terre donne de l’herbe, qui continue à pousser puis un épi puis des grains de blé dans l’épi qui peu à peu mûrissent… et quand le blé est mûr, on le récolte. Tout ce processus qui conduit à la récolte était comme contenu déjà dans la graine semée. La plante finale était déjà présente dans la petite graine…

Fermons les yeux. Imagine un semeur qui sème une graine dans la terre… imagine la graine qui ensuite pousse toute seule avec toutes les étapes.

Imagine le semeur qui mène sa vie et contemple la plante qui pousse... que ressent-il ?


    v. 26-28 Le règne de Dieu est comparable à ce processus

Jésus nous dit que le règne de Dieu est comparable à ce processus : un homme qui jette en terre une semence et celle-ci grandit toute seule, inexorablement, par étape, l’homme ne sait pas comment tout cela se produit, mais cela se produit… 

Je vais fermer les yeux et essayer de comprendre ce que Jésus a à me dire à moi de manière personnelle avec cette parabole que je peux écouter de nouveau : Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. » Qu’est-ce que cela me dit ?


Comme il s’agit de quelque chose de plus personnel, ne partagent que ceux qui vraiment le désirent.


Cœur à cœur

Allons sur le tapis, nous faire tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Jésus t’a parlé de manière personnelle à travers cette parabole. Qu’as-tu envie de lui dire ? 

Terminer par le Notre Père.

C. Pastro © monastère Nossa Senhora da Paz 

La pièce d’argent retrouvée (Lc 15, 1-3. 8-10)

La pièce d’argent retrouvée (Lc 15, 1-3. 8-10)


On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.


On demande librement  à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, aide-nous à comprendre les histoires que tu racontes,  les paraboles… les messages que tu nous adresses à travers elles… aide-moi à comprendre ce que tu veux me dire, à moi, aujourd’hui, ici parce que je veux vraiment te connaître, t’aimer et te suivre….» 


La Parole qui m’est adressé(e) ce jour :

1 Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter.

2 Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »

3 Alors Jésus leur dit cette parabole : (…)

8 [Ou encore], si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t- elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ?
9 Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !” 10 Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. » (Lc 15, 1-2. 8-10) Textes liturgiques © AELF, Paris.


Contemplation

    v. 1-2. Jésus offre son amitié à tout le monde, en particulier aux pécheurs.

Beaucoup de gens suivaient Jésus et nombre d’entre eux n’avaient pas bonne réputation : les publicains, considérés comme des traîtres par les Juifs car ils recouvraient les impôts pour le compte des Romains en ayant souvent recours à la violence, en plus ils gardaient une partie de cet argent pour eux au passage ; des « pécheurs » de tout type dont la vie était plus ou moins déréglée.

L’Évangile dit que ces gens venaient à Jésus pour l’écouter. Pourquoi ? Qu’avait donc Jésus de si particulier qui leur inspirait confiance ? Ils venaient l’écouter, quel message de Jésus les intéressait à ce point  ? Cela montre en tout cas que la parole de Jésus a une puissance, une capacité à faire du bien, supérieures à celle des autres hommes. 

L’Évangile nous dit que Jésus leur manifestait sa proximité ce qui étonnait, il leur faisait « bon accueil » et mangeait avec eux, ce qui était un vrai signe d’amitié à l’époque. Par ces gestes, Jésus leur témoignait son amour et l’amour de Dieu pour eux. 

C’était quelque chose que les religieux de l’époque, les spécialistes de la foi, scribes et pharisiens, ne supportaient pas chez Jésus. Pour eux, ces gens étaient impurs et ne devaient pas être fréquentés.


Ferme les yeux et imagine le regard que Jésus porte sur ces gens qui n’ont pas bonne réputation…

Maintenant imagine ces gens rejetés par tous, qui parfois effectivement faisaient le mal autour d’eux, venant écouter Jésus. Quels effets ont les paroles de Jésus sur eux ?


    v. 8-9 une parabole

Jésus raconte une fois de plus une parabole pour illustrer ce qu’il veut vraiment nous faire comprendre. Cette fois, il s’agit de l’histoire d’une femme qui a 10 pièces d’argent et en perd une, elle la cherche partout, la retrouve et fait la fête. Cette pièce objectivement n’avait pas beaucoup de valeur (ce que cette traduction ne laisse pas forcément entendre… aujourd’hui la pièce en question équivaudrait peut-être à une pièce de 10 ou 20 centimes d’euros). Elle aurait pu ne pas s’en soucier en se disant qu’elle la retrouverait bien un jour, en faisant le ménage par exemple, en plus il lui en reste 9 !  Mais elle, au contraire ressent un intérêt énorme, disproportionné au regard de la valeur objective de la pièce, à tel point qu’elle retourne toute la maison pour la retrouver. Quand elle la retrouve, sa joie est elle aussi excessive, elle ameute le voisinage, appelle ses amies, ses voisines, elle est vraiment folle de joie ! 

Ferme les yeux et prends le temps d’imaginer la scène avec cette femme telle que Jésus la décrit : si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t- elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !”


    v. 10 Qu’est-ce que Jésus veut nous dire par là ?

Jésus conclut cette histoire avec l’enseignement qu’il voulait donner aux scribes et aux pharisiens qui récriminaient contre lui : Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. Et Jésus est justement venu chercher ces pécheurs pour qu’ils se convertissent. Ces « pécheurs » c’est nous aussi car on ne fait pas toujours le bien qu’on aimerait faire et on fait parfois le mal qu’on n’aimerait pas faire (pour reprendre une expression de Paul). Et puis parfois on est comme ces pharisiens qui jugent les autres en se croyant supérieurs… 


Je vais fermer les yeux et juste prendre le temps d’imaginer le regard d’amour de Jésus posé sur moi, pas un regard de condamnation mais un regard d’amour en laissant résonner en moi cette parabole. 



Cœur à cœur

Allons sur le tapis, faisons-nous tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence.

Imagine que Jésus te dit de nouveau que tu as une valeur énorme à ses yeux. Dans le secret de ton cœur, qu’as-tu envie de lui répondre ? Plus largement s’il t’a inspiré quelque chose de personnel, tu peux lui partager ce qui habite ton cœur…

Prier le Notre Père.

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Le figuier dans la vigne (Lc 13, 6-9)

Le figuier dans la vigne (Lc 13, 6-9).


On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.


On demande librement  à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, aide-nous à comprendre les histoires que tu racontes,  les paraboles… les messages que tu nous adresses à travers elles… aide-moi à comprendre ce que tu veux me dire, à moi, aujourd’hui, ici parce que je veux vraiment te connaître, t’aimer et te suivre….» 


La Parole qui m’est adressée ce jour :

 6 Jésus disait encore cette parabole: «Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas.

7 Il dit alors à son vigneron: “Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol?”

8 Mais le vigneron lui répondit: “Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier.

9 Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.”» (Lc 13, 6-9). Textes liturgiques © AELF, Paris.



Contemplation :

    v. 6-7 La réaction face au figuier qui ne porte pas de fruits au bout de 3 ans

Jésus pour enseigner utilise des paraboles, c’est-à-dire qu’il prend des exemples tirés de la vie quotidienne pour parler de réalités spirituelles plus profondes. Ce sont des images qui parlent à tout le monde mais ce n’est pas pour autant que cela rend le message toujours plus facile à comprendre, en outre, cela peut produire un écho différent chez chacun en fonction de sa vie, mais justement c’est ça l’intérêt : Jésus cherche à toucher le cœur de chacun en fonction de ce qu’il est. Ici, l’image employée est celle de quelqu’un qui a planté un figuier dans sa vigne, pendant 3 ans il vient chercher du fruit sans en trouver et il perd visiblement patience puisqu’il dit au vigneron «Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol?» Dans d’autres traductions, on trouve au sujet de ce figuier «pourquoi donc encombre-t-il la terre ?» Ou encore «pourquoi rendrait-il la terre stérile ?».

Il faut savoir que le figuier est avec la vigne et l’olivier un abre typiquement méditerranéen et très présent dans la Bible. Ses fruits et l’ombre que ses feuilles produisent sont appréciés. Il est souvent signe de prospérité, par exemple on trouve le verset suivant pour qualifier le règne de paix et de prospérité au temps du roi Salomon «Juda et Israël habitèrent en sécurité, chacun sous sa vigne et sous son figuier, de Dane jusqu’à Bershéba, durant toute la vie de Salomon» (1 R 5,5).

Il faut également savoir qu’un plant de figuier met entre 2 et 4 ans en moyenne à produire ses premières figues. Enfin, Jésus raconte cette parabole après avoir invité les gens à se repentir, à se convertir.

Sachant tout cela, je ferme les yeux et j’écoute de nouveau la personne qui a un figuier planté dans sa vigne : «“Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol?» Comment est-ce que j’imagine cet homme ? Pourquoi dit-il cela ? Est-ce que cela me dit quelque chose de particulier ?


    v. 8-9 La réponse du vigneron

L’ouvrier qui est chargé de l’entretien de la vigne propose de faire quelque chose pour le figuier, de bêcher puis de mettre du fumier. Bêcher permet à l’eau et à l’air de se diffuser et aux racines de s’épanouir et cela va permettre à l’engrais que représente le fumier d’être mieux intégré au sol et donc de le fertiliser.

Fermons les yeux et écoutons la réponse de ce vigneron : “Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.” Comment est-ce que j’imagine ce vigneron ? Pourquoi dit-il cela ? Est-ce que cela me dit quelque chose de particulier ?

À quoi m’invite Jésus à travers cette parabole ? 


Les questions plus personnelles peuvent ne pas être partagées.


Cœur à cœur

Allons sur le tapis, tout près de Dieu pour lui parler. Jésus enseignait à travers ses paraboles. Il m’a peut-être dit quelque chose de personnel aujourd’hui, qu’est-ce que j’ai envie de lui répondre ? Sinon, je peux demander à Jésus la grâce de la patience, de la confiance ou toute autre qualité que m’inspire l’attitude du vigneron. 

Terminer par le Notre Père.

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