C. Pastro © monastère Nossa Senhora da Paz 

La vie de Jésus… ses enseignements…

Des paraboles…

Le semeur : deux versions…

C. Pastro © monastère Nossa Senhora da Paz 

La Parabole du Semeur (Matthieu  13, 1-8)


On se met en présence du Seigneur (cf les différentes manières de le faire).


L’histoire :

1 Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer. 2 Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit; toute la foule se tenait sur le rivage. 3 Il leur dit beaucoup de choses en paraboles: «Voici que le semeur sortit pour semer. 4 Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. 5 D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde. 6 Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. 7 D’autres sont tombés dans les ronces; les ronces ont poussé et les ont étouffés. 8 D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. » (Matthieu  13, 1 – 8). Textes liturgiques © AELF, Paris.



Demande

Seigneur, aide-nous à comprendre les histoires que tu racontes,  les paraboles… les messages que tu nous adresses à travers elles… aide-moi à comprendre ce que tu veux me dire, à moi, aujourd’hui, ici parce que je veux vraiment te connaître, t’aimer et te suivre…



Contemplation

    v. 3-4. Les graines, si petites, si puissantes

Est-ce que quelqu’un sait ce qu’est une parabole ? Jésus raconte ici une histoire simple pour faire passer un message plus compliqué. Il emploie des images que tout le monde peut comprendre. Ici au cœur de son histoire il y a un semeur qui sème des graines. Est-ce que vous avez déjà vu des graines ? À quoi ça ressemble ? Est-ce que c’est gros ? Qu’est-ce qui peut pousser à partir d’une graine ? fleurs, arbres, arbres fruitiers, légumes etc.. Toute la végétation, même la plus grande, pousse à partir d’une toute petite graine… une graine c’est comme un concentré de vie, de force… il y a déjà tout pour donner un arbre magnifique dans une toute petite graine…

Nous allons fermer les yeux et imaginer toutes les plantes qui peuvent pousser à partir d’une petite graine et en quoi ces plantes, ces arbres sont bons pour nous. Quelle plante ou quel arbre aimerais-tu être ?


    v. 4-8 Les conditions pour que la graine se transforme en belle végétation

Si on laisse une graine toute seule par terre, sur la route par exemple, est-ce qu’elle va pousser ? Non, de quoi a-t-elle ? Terre, eau, soleil… Il faut de bonnes conditions pour que la graine pousse bien.

Dans l’histoire que raconte Jésus, est-ce que vous vous souvenez ce qui arrive aux graines qui tombent de la main du semeur ? Est-ce qu’elles poussent toutes bien ? Reconstituer les quatre types de terrain dans lequel des graines sont tombées.

Nous allons fermer les yeux et imaginer ce que ressent le semeur en voyant les graines tombées à côté du champ qui sont mangées par les oiseaux… puis celles tombées dans un sol avec peu de terre et beaucoup de pierres qui sèchent au soleil… celles tombées dans les ronces qui sont étouffées… enfin celles qui sont tombées dans la bonne terre et qui poussent bien…



    v. 3-8 le sens de la Parabole

Nous avons dit au début que Jésus employait des images pour faire passer un autre message important. À votre avis, qui est le Semeur ? Jésus, Dieu… Qu’est-ce que c’est que la graine ? sa Parole, son enseignement qui contient beaucoup de force, de vie et qui peut faire des choses extraordinaires si on la reçoit et qu’on la laisse pousser en nous… et les différents types de terre ? l’attitude des gens, leur cœur, s’ils sont prêts à recevoir la parole de Jésus ou s’ils la laissent de côté, à l’écart… ou s’ils l’écoutent un petit peu et ensuite l’oublient… ou s’ils pensent qu’ils ont autre chose à faire de plus important… ou si au contraire ils l’accueillent et la font grandir dans leur cœur pour qu’elle pousse comme un belle fleur, un bel arbre qui va être très utile aux autres, très beau à contempler, qui va créer de la joie.

Nous allons imaginer que notre cœur est la terre où Jésus veut semer sa Parole de vie concentrée pour faire de belles choses à travers nous… à quoi ressemble notre cœur-terre ? Ferme les yeux et imagine la terre de ton cœur qui va recevoir la graine de Parole de Jésus…


Colloque

Allons sur le tapis, la terre sacrée, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Jésus veut venir semer sa Parole, ses graines d’amour dans ton cœur, Il est là, tout près… Il veut faire de grandes choses à travers toi, beaucoup de bien pour les autres. Dis-lui dans le secret de ton cœur quelle terre tu es, quelle terre tu veux être pour accueillir ses petites graines, ce que tu aimerais voir pousser dans ton cœur. Remercie-le pour toutes les bonnes graines qu’Il veut mettre dans ton cœur.

Terminer par le Notre Père.


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Idées : 💡


On peut également envisager que le semeur est Dieu Père et que les graines sont Jésus qui vient vivre dans notre cœur.

La Parabole du Semeur (Mt  13, 1-8) : un autre regard.


On se met en présence du Seigneur (cf les différentes manières de le faire).


L’histoire :

1 Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer. 2 Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit; toute la foule se tenait sur le rivage. 3 Il leur dit beaucoup de choses en paraboles: «Voici que le semeur sortit pour semer. 4 Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. 5 D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde. 6 Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. 7 D’autres sont tombés dans les ronces; les ronces ont poussé et les ont étouffés. 8 D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. » (Matthieu  13, 1 – 8). Textes liturgiques © AELF, Paris.



Demande

Seigneur, aide-nous à comprendre les histoires que tu racontes,  les paraboles… les messages que tu nous adresses à travers elles… aide-moi à comprendre ce que tu veux me dire, à moi, aujourd’hui, ici parce que je veux vraiment te connaître, t’aimer et te suivre…



Contemplation

    v. 3-8. Des grains tombés partout

Est-ce que quelqu’un sait ce qu’est une parabole ? Jésus raconte ici une histoire simple pour faire passer un message plus profond. Il emploie des images que tout le monde peut comprendre. Ici au cœur de son histoire il y a un semeur qui sème des graines et ses graines tombent partout… est-ce que vous vous souvenez où elles tombent  et ce qui se passe avec elles ? au bord du chemin et les oiseaux les mangent, dans une terre avec beaucoup de pierres et elles ont séché parce qu’elles n’avaient pas assez de racines à cause des pierres, dans les ronces qui les ont étouffées, dans la bonne terre où elles ont très bien poussé. À votre avis que pense le semeur quand il voit tout cela ? Il est content quand la plante pousse bien mais triste sinon. Pourquoi est-ce qu’il a mis des graines partout ? Peut-être parce qu’il espère que tous les terrains vont se transformer en bonne terre ? Il ne veut pas perdre le moindre espace. Est-ce que certains d’entre vous ont déjà jardiné ? Qu’est-ce qu’on pourrait faire pour aider le semeur à n’avoir que de la bonne terre ? Enlever les pierres, couper les ronces, peut-être bêcher la terre… et bien prendre soin des graines. 

Nous allons fermer les yeux, imaginer les différents types de terrains où les graines sont tombées et imaginer que nous aidons le semeur à tout transformer en bonne terre… en enlevant les pierres… en coupant les ronces… en préparant bien la terre… imagine la joie du semeur de voir que tu l’aides…



    v. 3-8 préparer la terre de notre cœur

Nous avons dit au début que Jésus employait des images pour faire passer un autre message important. À votre avis, qui est le Semeur ? Dieu le Père… Qui est la graine ? Jésus… Le Père sème Jésus, sème l’amour toujours et partout même quand les conditions ne semblent pas très bonnes… À quoi correspond la terre ? À notre cœur où Jésus vient vivre… Et les pierres ? Quand nous avons le cœur dur… faire dire par les enfants des situations où on peut avoir le cœur dur : quand on ne partage pas, quand on ne pense qu’à soi, quand on est méchant ou dur avec les autres… Jésus ne peut pas grandir quand notre cœur est dur… et les ronces ? Peut-être quand on se met en colère, quand on fait des caprices, quand on se bagarre, quand on fait mal aux autres comme les ronces qui font mal à ceux qui les touchent… Jésus ne peut pas grandir non plus dans ces conditions, parce que lui il est amour… Le Père est comme le semeur, il est triste quand il voit que sa petite graine Jésus qu’il a mis dans notre cœur ne grandit pas bien quand on est dur ou en colère, et pourtant, il continue de semer Jésus en nous parce qu’il espère qu’il y aura de moins en moins de pierres et de ronces dans notre cœur…

Nous allons aider Jésus à grandir en nous en réfléchissant en silence à toutes les pierres et les ronces que j’ai dans mon cœur afin d’essayer de les enlever…. Je vais imaginer que j’enlève les pierres de l’égoïsme et qu’à la place je mets la bonne terre de l’amour et du partage… je vais imaginer que je coupe les ronces de mes caprices, de mes colères et qu’à la place je mets la bonne terre de l’amour, de la gentillesse… comme ça Jésus va pouvoir bien grandir dans mon cœur et le Père, au ciel, sera très content.


Colloque

Allons sur le tapis, la terre sacrée, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Jésus est une petite graine d’amour dans ton cœur… Il veut grandir en toi et le Père a confiance en toi, il est sûr que tu vas enlever tout ce qui peut empêcher Jésus de grandir, tout ce qui peut le blesser… Dis en secret à Jésus toutes les petites pierres que tu vas enlever, toutes les ronces que tu vas couper… dis-lui que tu vas tout faire pour qu’il grandisse bien.


Terminer par le Notre Père

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Idées :💡


On peut aussi évoquer le fait qu’en semant partout son amour, Dieu ne juge personne et qu’il a confiance en chacun d’entre nous :  «Il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.» (Mt 5, 45).


Pour les adultes qui veulent aller plus loin :


Reprendre les lectures qui ont accompagné cet Evangile (Is 55, 10-11; Ps 64;  Rm 8, 18-23).

Cf site de l’AELF messe du dimanche 12 juillet 2020.





Le grain de moutarde (Mt 13, 31-32) 

C. Pastro © monastère Nossa Senhora da Paz 

La Parabole du grain de moutarde (Mt 13, 31-32)


On se met en présence du Seigneur (cf les différentes manières de le faire).


L’histoire :

31 Il leur proposa une autre parabole: «Le royaume des Cieux est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et qu’il a semée dans son champ. 32 C’est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel viennent et font leurs nids dans ses branches. (Mt 13, 31-32) Textes liturgiques © AELF, Paris.


Demande :

Seigneur, aide-nous à comprendre les histoires que tu racontes,  les paraboles… les messages que tu nous adresses à travers elles… aide-moi à comprendre ce que tu veux me dire, à moi, aujourd’hui, ici parce que je veux vraiment te connaître, t’aimer et te suivre…


Contemplation :

    v. 31-32 La plus petite de toutes les graines devient un arbre

Est-ce que quelqu’un sait ce qu’est une parabole ? Jésus raconte ici une histoire simple pour faire passer un message plus profond. Il emploie des images que tout le monde peut comprendre. Ici quelle est l’histoire ? Un homme sème une graine minuscule de moutarde et elle devient un arbre où les oiseaux font leur nid.

Est-ce que vous avez déjà vu des graines, à quoi ça ressemble ? c’est tout petit et ici Jésus dit que la graine de moutarde est la plus petite de toutes les graines, donc elle est vraiment minuscule et pourtant quel est le résultat ? un arbre, en fait c’est plutôt un arbuste qui fait 2 ou 3 mètres de haut avec des branches assez fines. Cela signifie qu’il y a une grande force de vie dans cette petite graine. 

Est-ce que vous savez pourquoi les oiseaux font leur nid dans les arbres ? Pour protéger leurs œufs, sinon, par terre, des rats ou des chats pourraient venir plus facilement. Ici, c’est un peu difficile pour un chat de monter dans cet arbuste parce que les branches sont trop fines… donc les oiseaux sont vraiment en sécurité.

Nous allons fermer les yeux et imaginer l’homme qui sème la graine minuscule dans son champ… que se passe-t-il ensuite ? Est-ce que les oiseaux vont trouver un endroit sûr pour faire leur nid ?


    v. 31-32 une illustration du Royaume des Cieux

Jésus a un message à nous faire passer, nous allons essayer de comprendre ce message. Il parle de Royaume des Cieux… ce n’est pas un lieu, c’est plutôt une manière d’être… mais laquelle ? L’idée est que quelque chose de tout petit, mais qui a une grande force de vie en soi, peut pousser, et devenir un refuge pour donner encore naissance à plus de vie (les petits oiseaux qui pourront naître). Et si la graine c’était Jésus, lui aussi il a une grande force de vie en lui, une grande force d’amour… dans ce cas, que pourraient être les autres éléments ? la terre : notre cœur… l’arbre qui pousse : nous qui grandissons avec Jésus en nous…. les oiseaux qui viennent se réfugier ? Tous ceux que nous pouvons accueillir dans nos bras et protéger… nos bras pourraient être les branches de l’arbre… qui aimerais-tu accueillir dans tes bras ?


Nous allons fermer les yeux et imaginer que Dieu met Jésus dans notre cœur, comme une petite graine (c’est un peu ce qui se passe au moment du baptême)… ensuite Jésus grandit en nous au fur et à mesure que nous grandissons aussi… tout l’amour qui est en lui circule aussi de plus en plus en nous… et plus nous grandissons avec lui, plus nous pouvons ouvrir les bras pour accueillir ceux qui ont besoin de notre amour… imagine qui tu reçois et protège dans tes bras…


C’est ça le Royaume des Cieux : quand nous laissons grandir Jésus en nous et grâce à l’amour de Jésus en nous, nous devenons capables d’aimer les autres, de les accueillir, de les protéger.



Colloque

Allons sur le tapis, la terre sacrée, tout près de Dieu, pour Le rencontrer dans le silence. Dis à Jésus, en secret, que tu veux qu’il grandisse dans ton cœur pour l’aider à construire le Royaume des Cieux et parle-lui de toutes les personnes que tu veux accueillir dans tes bras.



Terminer par le Notre Père.

C. Pastro © monastère Nossa Senhora da Paz 

Le bon grain et l’ivraie

(Mt 13, 24-30)

La Parabole du bon grain et de l’ivraie (Mt 13, 24-30)


On se met en présence du Seigneur (cf les différentes manières de le faire).


L’histoire :

 24 Il leur proposa une autre parabole: «Le royaume des Cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. 25 Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla. 26 Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi.

27 Les serviteurs du maître vinrent lui dire: “Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie?” 28 Il leur dit: “C’est un ennemi qui a fait cela.” Les serviteurs lui disent: “Veux-tu donc que nous allions l’enlever?” 29 Il répond: “Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps. 30 Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs: Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier.( Mt 13, 24-30) Textes liturgiques © AELF, Paris.



Demande :

Seigneur, aide-nous à comprendre les histoires que tu racontes,  les paraboles… les messages que tu nous adresses à travers elles… aide-moi à comprendre ce que tu veux me dire, à moi, aujourd’hui, ici parce que je veux vraiment te connaître, t’aimer et te suivre…


Contemplation :

    v. 24 un homme sème du bon grain dans son champ

Est-ce que quelqu’un sait ce qu’est une parabole ? Jésus raconte ici une histoire simple pour faire passer un message plus profond. Il emploie des images que tout le monde peut comprendre. Ici quelle est l’histoire ? Un homme a semé du bon grain dans un champ, pourquoi ? Qu’est-ce qu’il espère ? Avoir une bonne récolte pour faire de la farine qui servira à faire de bonnes choses… Il est rempli d’espoir. Réfléchissons que pourraient représenter cet homme ? Dieu… le bon grain ? l’Esprit d’amour de Dieu… son champ ? le monde, notre cœur… que pourraient être la bonne récolte ? toutes les preuves d’amour entre les hommes.

Nous allons fermer les yeux et imaginer l’espoir de Dieu qui sème des graines d’amour partout, dans le monde et dans notre cœur. Quel est le bon blé qui pousse dans le champ de Dieu ? Imagine.


    v. 25   L’ennemi sème l'ivraie

Dans la parabole, Jésus nous raconte que pendant la nuit, l’ennemi est apparu, et dans l’obscurité, il a vidé dans le champ, un peu partout un sac de graines d’ivraie, c’est une mauvaise herbe, une plante avec des épines qui ressemble au blé. Elle empêche le blé de bien pousser et si on la laisse, ensuite la farine de blé qui contient de l’ivraie n’est pas bonne. L’ivraie en grec se dit zizanion, est-ce que vous connaissez un mot en français qui vient de là ? Zizanie, et il y a une expression «semer la zizanie», c’est-à-dire créer de la division, du conflit..

Ferme les yeux et imagine l’ennemi de cet homme, pourquoi fait-il cela ? Quel est son objectif ? Quels sentiments éprouve-t-il à l’égard du propriétaire du champ ?

Après avoir partagé, on peut réfléchir sur le fait que les mauvaises graines sont mises dans le cœur de chacun par le Mauvais Esprit et on peut se demander ce qui naît de ces graines-là : des conflits, de la jalousie, de la violence, du mensonge, des médisances etc…


    v. 27-30 ne pas prendre le risque d’arracher le blé

Jésus a un message à nous faire passer, nous allons essayer de comprendre ce message. Il parle de Royaume des Cieux… ce n’est pas un lieu, c’est plutôt une manière d’être… Il nous dit que dans le champ du monde, dans le champ de notre cœur, il y a du bon grain qui pousse, des bonnes actions, des bonnes pensées, du bien, mais il y a aussi du mal. Et pourtant quand les ouvriers proposent d’arracher l’ivraie, que répond le maître ? Il dit non, parce qu’en arrachant l’ivraie, ils peuvent aussi arracher le blé. Il enlevant le mal, on peut aussi enlever le bien, le bon en même temps or, pour Dieu, le bon, le bien est tellement important qu’il ne veut prendre aucun risque. C’est une manière de nous inviter à regarder avant tout le blé, le bon, le bien. Le mal sera enlevé mais plus tard. Dieu est très patient. 

Nous allons fermer les yeux et imaginer que Dieu regarde et protège avant tout le bien. J’imagine des personnes que je connais et je fais comme Dieu, je regarde tout ce que ces personnes font de bien.



Colloque

Allons sur le tapis, la terre sacrée, tout près de Dieu, pour Le rencontrer dans le silence. Dis à Jésus, en secret, que tu veux produire beaucoup d’amour dans ton cœur et parle-lui des obstacles que tu rencontres parfois…. ces choses pas très bien que tu fais et que tu ne voudrais pas faire… demande-lui de t’aider à ne pas les faire…



Terminer par le Notre Père.



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Pour aller plus loin (pour les adultes) :

Saint Ignace évoque à plusieurs reprises le «bon» ou le «mauvais esprit» à l’origine de nos pensées (E.S 32). Il donne des moyens pour être capable de discerner lequel de ces deux esprits agit en moi dans telle ou telle circonstance par exemple : la méditation des deux étendards (E.S 136-142) et à la fin des exercices (E.S 314-315), il propose des règles de discernement efficaces. Il encourage aussi à l’examen de conscience quotidien justement pour apprendre à mieux discerner, reconnaître l’action du mauvais esprit en nous. Il ne s’agit nullement d’un exercice de moral, mais bel et bien d’un exercice «spirituel» très important pour avancer sur le chemin de configuration au Christ.

Le levain

(Mt 13, 33)

C. Pastro © monastère Nossa Senhora da Paz 

La Parabole du levain (Mt 13, 33)


On se met en présence du Seigneur (cf les différentes manières de le faire).


L’histoire :

33 Il leur dit une autre parabole: «Le royaume des Cieux est comparable au levain qu’une femme a pris et qu’elle a enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé.. (Mt 13, 33) Textes liturgiques © AELF, Paris.



Demande :

Seigneur, aide-nous à comprendre les histoires que tu racontes,  les paraboles… les messages que tu nous adresses à travers elles… aide-moi à comprendre ce que tu veux me dire, à moi, aujourd’hui, ici parce que je veux vraiment te connaître, t’aimer et te suivre…


Contemplation :

    La puissance du levain

Est-ce que quelqu’un sait ce qu’est une parabole ? Jésus raconte ici une histoire simple pour faire passer un message plus profond. Il emploie des images que tout le monde peut comprendre. Ici quelle est l’histoire ? Une femme met du levain dans de la farine et la pâte lève. Est-ce que vous savez ce qu’est le levain ? c’est presque comme la levure qu’on utilise dans les gâteaux, ça s’utilise plutôt pour le pain, c’est fabriqué à partir de farine complète et d’eau, c’est une matière vivante (il y a de bonnes bactéries). Le principe est le même : faire lever la pâte. 

Qu’est-ce qui se passe quand on oublie de mettre la levure dans un gâteau ? Il est tout plat, tout dur, il est moins bon. C’est la même chose avec le pain, si on oublie de mettre le levain (ou la levure), il est plat et plus dur. Quand il était petit, Jésus regardait très certainement sa maman préparer le pain en mettant le levain dans la farine et il voyait ensuite la pâte lever lentement grâce au levain… et ensuite il mangeait le bon pain au levain.

Nous allons imaginer Marie qui fabrique la pâte à pain en mettant du levain et Jésus qui regarde la pâte lever lentement. Jésus est fasciné par la puissance du levain qui tout seul, fait lever la pâte, même s’il est en petite quantité… et ensuite il voit aussi le pain bien cuit qui sort du four. Ferme les yeux et imagine la maison de Jésus, Marie qui fait le pain et Jésus qui est là et regarde…


    une illustration du Royaume des Cieux

Jésus a un message à nous faire passer, nous allons essayer de comprendre ce message. Il parle de Royaume des Cieux… ce n’est pas un lieu, c’est plutôt une manière d’être… mais laquelle ? L’idée est que quelque chose de petit, mais qui est vivant, peut faire lever, grandir, quelque chose d’autre et contribuer à produire quelque chose de bon, de savoureux… Et si ce levain c’était Jésus, lui aussi il est vivant, il possède la force de faire lever, grandir ceux qui l’accueillent en eux, sa grande force c’est l’amour… dans ce cas, que pourrait être la pâte à pain ? Notre cœur… il s’élargit sous la force de l’amour de Jésus enfoui à l’intérieur de lui…


Nous allons fermer les yeux et imaginer que Marie met Jésus dans notre cœur, comme le levain qu’elle mettait dans le pain… ensuite Jésus grandit et élargit notre cœur par son amour… notre cœur devient gros, capable d’aimer beaucoup de monde. Nous devenons comme un pain d’amour… imagine qui aurait envie de manger de ce pain d’amour ? Qui a faim de ton amour ?


C’est ça le Royaume des Cieux : quand nous laissons grandir Jésus en nous et grâce à l’amour de Jésus en nous, nous devenons capables d’aimer les autres, de les nourrir de notre amour comme si nous étions un pain d’amour.


Colloque

Allons sur le tapis, la terre sacrée, tout près de Dieu, pour Le rencontrer dans le silence. Dis à Jésus, en secret, que tu veux devenir un pain d’amour grâce sa puissance dans ton cœur et parle-lui de toutes les personnes à qui tu veux te donner en nourriture d’amour.



Terminer par le Notre Père.

Le Bon Samaritain 

(Lc 10, 30-35)

C. Pastro © monastère Nossa Senhora da Paz 

La Parabole du Bon Samaritain (Lc 10, 30-35).


On se met en présence du Seigneur (cf les différentes manières de le faire).


L’histoire :

30 Jésus reprit la parole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort.
31 Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté. 32 De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté.
33 Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion.
34 Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.
35 Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.”» (Luc  10, 30-35). Textes liturgiques © AELF, Paris.


Demande

Seigneur, aide-nous à comprendre les histoires que tu racontes,  les paraboles… les messages que tu nous adresses à travers elles… aide-moi à comprendre ce que tu veux me dire, à moi, aujourd’hui, ici parce que je veux vraiment te connaître, t’aimer et te suivre…



Contemplation

   v. 30-31. Un homme blessé sur un chemin

Est-ce que quelqu’un sait ce qu’est une parabole ? Jésus raconte ici une histoire simple pour faire passer un message plus profond. Il emploie des images que tout le monde peut comprendre. Ici, nous avons un homme qui a été attaqué par des bandits et qui gît pat terre, à moitié mort, sur le chemin qui relie Jérusalem à Jéricho, deux villes de Palestine, le pays de Jésus. C’est certainement un chemin très fréquenté. Que peut ressentir l’homme à terre ? Douleur, peur de mourir, détresse. Qu’est-ce qu’il espère ? Que quelqu’un va venir à son secours… or les deux premiers hommes le voient et passent de l’autre côté. Que peut ressentir l’homme blessé à votre avis en voyant qu’ils l’évitent ?

Finalement un 3ème homme s’arrête et prend soin de lui. Que ressent l’homme à moitié mort ? Qu’il est sauvé…


Nous allons fermer les yeux et nous mettre à la place de l’homme à terre, à moitié mort. J’essaie d’imaginer ce que je ressens… en voyant à deux reprises, un homme qui s’approche mais m’évite, qu’est-ce que je ressens ?

Et puis ce troisième homme arrive et s’occupe de moi, il me soigne, qu’est-ce que j’éprouve ?


    v. 31-33. Un prêtre, un lévite et un Samaritain

Dans le détail, vous souvenez-vous qui sont les 3 hommes ? Le premier est un prêtre, c’est-à-dire un homme religieux qui sert Dieu. Le deuxième est un lévite, c’est aussi un homme religieux qui s’occupe du service au Temple de Jérusalem. On peut imaginer que les deux allaient au Temple servir Dieu. À votre avis, pourquoi est-ce qu’ils passent de l’autre côté sans aider l’homme blessé ? (Laisser les enfants répondre). Les Juifs religieux devaient respecter beaucoup de préceptes au sujet de ce qui était pur et impur et sans doute qu’ils ont eu peur de toucher un homme blessé à terre parce qu’il allait les rendre impurs. 

Le 3ème homme est un Samaritain, il n’appartient pas au peuple juif, les Samaritains prient le même Dieu mais de manière différente, souvent Juifs et Samaritains s’opposent. Lui s’arrête pour soigner l’homme blessé, pourquoi à votre avis ? Le texte dit «il fut saisi de compassion», c’est-à-dire qu’il ressent vraiment la souffrance de l’homme à terre et voit bien qu’il risque de mourir et même s’il n’appartient à pas à son peuple, ce n’est pas grave, il ne va pas le laisser mourir. 


Nous allons cette fois nous mettre à la place des 3 hommes. J’imagine que je suis un de ces deux hommes qui ne s’arrêtent pas… Qu’y a-t-il dans mon cœur ? 

Maintenant, je suis le Samaritain qui se penche, aide l’homme, le soigne, le met sur son âne et le conduit à une auberge. Qu’est-ce que j’éprouve ?


    Le sens de la parabole

Bilan : 1) quand est-ce que je me sens le mieux lorsque je souffre ? quand quelqu’un prend soin de moi même s’il est différent de moi, même si ma famille ou mon peuple le considèrent comme un ennemi.

2) quand est-ce que je me sens le mieux quand je vois quelqu’un qui souffre ? quand je peux faire quelque chose pour l’aider, quand je ne l’ignore pas, même s’il est différent de moi et que ma famille ou mon peuple le considèrent comme un ennemi.

Que nous enseigne Jésus ? l’importance de la fraternité au delà des différences. Et aussi qu’on ne peut pas dire qu’on aime Dieu (comme le prêtre ou le lévite) si on ignore son prochain. L’amour du frère ou de la sœur n’est pas différent de l’amour de Dieu.


Colloque

Allons sur le tapis, la terre sacrée, tout près de Dieu, pour Le rencontrer dans le silence.

Jésus a aimé le Père et les hommes du même amour, il veut nous montrer le chemin de l’amour de Dieu et de la fraternité avec tous, surtout à l’égard de ceux qui ont besoin d’aide, même s’ils sont différents.

Nous allons donc lui demander de nous aider à faire de même. Répète en silence dans ton cœur «Jésus, aide-moi à aimer le Père et à aimer tous les hommes du même amour»… «Jésus, aide-moi à aimer….»


On peut reformuler cette prière à voix haute.

Terminer par le Notre Père









Demander l’Esprit Saint (Lc 11, 5-13)

C. Pastro © monastère Nossa Senhora da Paz 

Enseignements sur la prière : l’ami importun, demander l’Esprit Saint (Lc 11, 5-13).


On se met en présence du Seigneur (cf les différentes manières de le faire).


L’histoire :

« 5 Jésus leur dit encore: «Imaginez que l’un de vous ait un ami et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander: “Mon ami, prête-moi trois pains, 6 car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir.” 7 Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond: “Neviens pas m’importuner! La porte est déjà fermée; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose.” 8 Eh bien! je vous le dis: même s’il ne se lève pas pour donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu’il lui faut. 9 Moi, je vous dis: Demandez, on vous donnera; cherchez, vous trouverez; frappez, on vous ouvrira. 10 En effet, quiconque demande reçoit; qui cherche trouve; à qui frappe, on ouvrira. 11 Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson? 12 ou lui donnera un scorpion quand il demande un œuf? 13 Sidonc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent!» (Lc 11, 5-13). Textes liturgiques © AELF, Paris.



Demande :

Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur.



Contemplation :

    v. 5-8 Une parabole à imaginer

Jésus lui-même nous demande ici d’imaginer une histoire, alors nous allons imaginer la scène. Un homme va chez un de ses amis au milieu de la nuit pour lui demander du pain car il n’en a plus et il veut bien accueillir un autre ami qui vient de voyage et doit être fatigué. L’hospitalité à cette époque est très importante, il faut bien accueillir les visiteurs. Or ici, cet homme n’a rien à donner à son ami. Désespéré il va tambouriner à la porte d’un autre ami pour qu’il lui donne du pain. Ce dernier n’a pas très envie d’ouvrir, parce que cela va déranger toute sa famille. Il faut savoir qu’à l’époque de Jésus les maisons sont souvent petites, il n’y a qu’une seule pièce qui sert à tout, le soir venu, les gens déroulent des nattes à même le sol et dorment tous ensemble, parents et enfants. En plus il n’y a pas d’électricité et au milieu de la nuit il fait vraiment noir, on n’y voit rien dans la maison. La porte est verrouillée par une barre de bois donc on peut comprendre que celui qui est dérangé n’a pas envie d’ouvrir mais pourtant Jésus nous dit qu’il finira par le faire, soit par amitié, soit à cause de l’insistance de l’autre et qu’il lui donnera la nourriture nécessaire pour son ami. 

Nous allons fermer les yeux et imaginer la scène comme Jésus nous le demande : un homme très gêné parce qu’il reçoit chez lui un ami fatigué et qu’il n’a rien à lui donner à manger…. alors il va déranger son voisin au milieu de la nuit… imagine-le en train de tambouriner à la porte… imagine la réaction de cet ami qui dort avec ses enfants… il finit par ouvrir et donner du pain à son ami…. imagine la grande joie de son ami…



    v. 8-13 Une invitation à persister dans la prière et à demander les bonnes choses…

Pourquoi à votre avis Jésus raconte-t-il cela ? Qu’est-ce qu’il veut enseigner à ceux qui l’écoutent ? à persévérer dans la prière : quand on demande quelque chose de bon à Dieu le Père, il entend notre prière. Et qu’est-ce que Jésus nous suggère de demander ? Quelque chose qui est vraiment très bon et qui est comme une nourriture ? L’Esprit Saint, il dit «combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent!». L’Esprit Saint c’est l’Esprit de Dieu, c’est comme le pain de la parabole, qui va donner la vie, la joie, la force, c’est celui qui va consoler, nous aider à résoudre les problèmes et c’est Dieu le Père qui le donne à ceux qui le demandent de tout leur cœur, qui le cherchent avec ardeur à toute heure du jour et de la nuit.



À partir de ce que nous avons imaginé la 1ère fois, nous allons imaginer que nous sommes celui qui a grand besoin de pain… nous, nous avons un grand besoin d’avoir l’Esprit de Dieu… alors nous descendons dans la maison de notre cœur où Dieu réside et nous frappons à la porte pour lui demander qu’il nous donne son Esprit…. nous imaginons Dieu qui nous ouvre la porte et nous donne son Esprit de lumière, de force, de joie…

Je reçois l’Esprit Saint que Dieu me donne et je suis dans la lumière, dans la joie, dans la paix, dans l’amour. 




Colloque

Allons sur le tapis, la terre sacrée, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Jésus nous dit que le Père donne toujours son Esprit Saint à ceux qui le lui demandent de tout leur cœur, alors je vais descendre une nouvelle fois dans la maison de mon cœur et demander l’Esprit pour moi mais aussi pour des personnes que j’aime beaucoup et qui en ont besoin.


Terminer par le Notre Père.



Terminer par le Notre Père.