C. Pastro © archives du monastère Nossa Senhora da Paz
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Les Noces de Cana (Jn 2, 1-11).
On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.
On demande librement à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :
« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur.»
La Parole qui m’est adressée ce jour :
1 Le troisième jour, il y eut un mariage à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là. 2 Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples.
3 Or, on manqua de vin. La mère de Jésus lui dit: « Ils n’ont pas de vin. » 4 Jésus lui répond: « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. » 5 Sa mère dit à ceux qui servaient: « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. » 6 Or, il y avait là six jarres de pierre pour les purifications rituelles des Juifs; chacune contenait deux à trois mesures, (c’est-à-dire environ cent litres). 7 Jésus dit à ceux qui servaient: « Remplissez d’eau les jarres. » Et ils les remplirent jusqu’au bord. 8 Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent. 9 Et celui-ci goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais ceux qui servaient le savaient bien, eux qui avaient puisé l’eau. Alors le maître du repas appelle le marié 10 et lui dit: « Tout le monde sert le bon vin en premier et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant.»
11 Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. (Jn 2, 1-11) Textes liturgiques © AELF, Paris.
Contemplation :
v. 1-3 Marie mère attentive qui a confiance en Jésus.
Quelle est l’histoire ? Il y a un mariage, Jésus et ses disciples sont invités et Marie est déjà là. Mais voilà que le vin vient à manquer, on ne sait pas pourquoi, peut-être qu’il y a des invités en plus ou que le maître du repas a mal calculé. Or, à l’époque c’était un élément très important dans une fête, cela participait à la gaieté, les gens ne cherchaient pas nécessairement à s’enivrer mais à partager leur joie donc un mariage sans vin, c’est une fête ratée. Pour les mariés, pour leur famille, pour le maître du repas qui devait tout organiser, c’est une catastrophe, ils doivent ressentir de la honte, de la tristesse, ils doivent paniquer, peut-être en effet que les invités vont partir, qu’on va se moquer d’eux ensuite… Qui se rend compte du drame que cela représente ? Marie… Elle comprend que la fête va être gâchée et elle veut leur éviter cela. Marie est comme une mère attentive à tout ce qui peut se passer surtout quand cela risque de créer un problème et comme toute mère, elle cherche une solution. En 30 ans de vie commune avec Jésus, elle a appris à connaître son fils, elle sait ce qu’il y a dans son cœur et elle a confiance en lui, elle sait que ce n’est pas la peine de lui dire ce qu’il a à faire, qu’il le sait, elle l’a toujours laissé libre. C’est du fait de cette confiance en Jésus qu’elle dit aux serviteurs de faire tout ce que Jésus dira avant même que celui-ci ait dit quoi que ce soit !
Elle sait aussi que Jésus s’exprime régulièrement à un autre niveau (en particulier dans l’évangile de Jean) : quand Jésus répond « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue » elle ne s’offusque probablement pas, comprend-elle ce qu’il dit ? On ne sait pas mais ce n’est pas le plus important ici, il y a un problème important à résoudre et elle sait que Jésus va le résoudre.
Nous allons fermer les yeux et imaginer la fête du mariage, la joie et Marie attentive à tout….elle se rend compte qu’il n’y a plus de vin et en parle à Jésus. J’essaie d’entrer dans la relation d’amour entre Jésus et Marie, leurs regards, leurs échanges.
Maintenant, je peux essayer d’imaginer que Marie est attentive à chaque aspect de ma vie comme une mère le serait pour son enfant.
v. 3-10 Jésus change l’eau en vin
Marie donc a une grande confiance en Jésus, elle est sûre qu’il peut résoudre le problème alors elle lui dit discrètement « ils n’ont pas de vin ». On observera la grande discrétion tant de Marie que de Jésus ensuite. Elle ne crie pas « oh mon Dieu ils n’ont plus de vin ! » et Jésus ne crie pas « Je vais faire un miracle ! » puis « regardez le miracle que j’ai fait ! » non, tout cela se fait dans la plus grande discrétion pour résoudre le problème de manière efficace sans que personne ne s’en rende compte, sauf ceux qui aident, à savoir les serviteurs qui eux savent. Il y a beaucoup à méditer dans cette manière d’agir par amour discrète et efficace, surtout à l’ère des réseaux sociaux….
Que fait Jésus quand il apprend le problème ? Il cherche une solution. Il utilise ce qu’il y a : de l’eau et six cuves qui peuvent contenir plus de 100 litres. L’eau de ces jarres servait aux juifs à se purifier. Jésus en change l’utilisation, cela va devenir des cuves à vin. ce qui est saisissant c’est qu’il n’y a pas de paroles prononcées, du moins l’évangéliste ne les rapporte pas, le texte dit qu’ils remplissent d’eau les cuves jusqu’au bord et quand ils puisent c’est de l’excellent vin, il est même meilleur que celui qui avait été servi avant… donc maintenant il y a environ 600 litres de très bon vin… la fête est sauvée et elle se déroule même mieux que ce qui était prévu car le vin est meilleur. À vues humaines, il n’y avait aucune solution, Jésus a résolu le problème de la meilleure manière qui soit et en toute discrétion, n’est-ce pas la « marque de fabrique » de Dieu ?
Ferme les yeux et imagine ce que ressent Jésus quand sa maman lui dit qu’ils n’ont plus de vin ?
Maintenant imagine que tu es un de ces serviteurs obéissant à Jésus qui porte le vin qui avant était de l’eau, que ressens-tu ? Et le maître du repas et le marié qui goûtent ce vin délicieux que tu leur as apporté, que ressentent-ils ?
v. 11 Ses disciples croient en Jésus et ont confiance en lui.
La fin du récit se termine par cette phrase : « Tel fut, à Cana en Galilée, le premier des miracles que fit Jésus. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. » Qu’est-ce que ça veut dire ?
Ferme les yeux et imagine que tu es toi aussi un disciple de Jésus, tu as tout laissé pour le suivre et tu constates ce miracle… À quoi penses-tu ? Que ressens-tu dans ton cœur ? En quoi est-ce important que tu aies vu cela ?
Cœur à cœur
Allons sur le tapis, la terre sacrée, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Plusieurs aspects sont apparus ici : l’intervention de Marie, la discrétion de Marie et Jésus, la solution à un problème de la meilleure manière qui soit, bien au-delà de tout ce qu’on pouvait imaginer à vues humaines. Dans le secret de mon cœur je peux donc m’adresser à Marie, ou directement à Jésus pour les remercier à propos de quelque chose qui me concerne ou leur partager un souci que j’ai.
Terminer par le Notre Père.
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Note : il n’a pas été question ici de la réponse de Jésus à sa mère «Mon heure n'est pas encore venue.» afin de ne pas trop compliquer les choses avec des enfants. Si certains posent des questions, on peut rappeler que «l’heure» de Jésus fait référence, chez Jean en particulier, à sa Passion. Peut-être que Jésus signifie ici que par sa mort et sa résurrection il va devenir le pain et le vin de la vie, peut-être pense-t-il à la Cène et il veut signifier à Marie que ce moment n’est pas encore venu ?
C. Pastro © archives du monastère Nossa Senhora da Paz
La guérison du paralytique (Mc 2, 1-12).
On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.
On demande librement à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :
« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur. »
La Parole qui m’est adressée ce jour :
1 Quelques jours plus tard, Jésus revint à Capharnaüm, et l’on apprit qu’il était à la maison. 2 Tant de monde s’y rassembla qu’il n’y avait plus de place, pas même devant la porte, et il leur annonçait la Parole. 3Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. 4 Comme ils ne peuvent l’approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, ils font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé. 5 Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. »
6 Or, il y avait quelques scribes, assis là, qui raisonnaient en eux-mêmes : 7 « Pourquoi celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » 8 Percevant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu’ils se faisaient, Jésus leur dit: « Pourquoi tenez-vous de tels raisonnements ? 9 Qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire à ce paralysé : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien lui dire : “Lève-toi, prends ton brancard et marche”? 10 Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a autorité pour pardonner les péchés sur la terre…–Jésus s’adressa au paralysé–11 je te le dis, lève-toi, prends ton brancard, et rentre dans ta maison. » 12 Il se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient frappés de stupeur et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n’avons jamais rien vu de pareil. » (Mc 2, 1-12).Textes liturgiques © AELF, Paris.
Contemplation :
v. 1-5 Voyant leur foi…
Jésus est un homme profondément bon, sa Parole a une autorité sans équivalent, elle produit un tel effet sur les gens qu’ils sont prêts à faire des kilomètres pour l’écouter et chaque fois que les gens entendent qu’il est quelque part, ils accourent, pour l’écouter, pour se faire guérir, pour être libérés de ce qui les empêche d’être pleinement debout, heureux, libres. C’est ce qui se passe ici, Jésus est de retour à Capharnaüm, sans doute à la maison de Pierre et une grande foule se rassemble pour l’écouter, à tel point qu’on ne peut même plus accéder au lieu où il est, il y a beaucoup de monde, on ne peut pas approcher. Mais il se trouve que des personnes (4 hommes) ont un ami paralysé, couché sur un lit et qu’ils sont prêts absolument à tout pour que leur ami soit en contact direct avec Jésus malgré la foule qui empêche d’accéder à ce dernier. Que font-ils ? Quelque chose d’incroyable ! Ils mettent leur ami sur un brancard qu’ils portent, ils grimpent sur le toit et font un trou pour descendre leur ami juste devant Jésus !
Nous allons fermer les yeux et imaginer la foule autour de Jésus et Jésus qui parle et soudain, 4 hommes descendent un brancard par le toit avec un paralysé. Imagine la scène… Imagine les 4 hommes et leur ami sur le brancard…. qu’est-ce qui les anime ?
Imagine Jésus, comment les regarde-t-il ? Que pense-t-il ?
v. 6-12 La Parole re-créatrice de Jésus.
Jésus est très impressionné par l’amour des 4 hommes pour leur ami et par la confiance qu’ils ont en lui, donc il décide de les aider. Qu’est-ce qu’il dit en premier au paralytique ? « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » Il l’appelle « mon enfant », par amour et il veut que cet homme soit pleinement debout dans tous les sens du terme, il commence donc par bien rétablir sa relation à Dieu en lui disant « tes péchés sont pardonnés », c’est-à-dire maintenant tu peux vraiment être uni à Dieu. Certains pensent que Jésus n’a pas le droit de dire cela parce que Dieu seul a le pouvoir de pardonner les péchés, ce sont des lettrés, qui connaissent très bien les Écritures, qui se sont fait une représentation de Dieu à partir d’elles et pour eux, Dieu ne peut pas être un homme en chair et en os. Donc pour eux Jésus blasphème, il se prend pour Dieu, il commet une faute très grave. Mais Jésus est aussi Dieu et ils ne le savent pas. Jésus lit dans leurs pensées, dans leur cœur et il va essayer de les aider à sortir de leurs représentations, de leurs illusions… De fait, Jésus est là pour rétablir les choses, pardonner, guérir, enseigner qui est véritablement Dieu le Père et sa Parole n’est pas une simple parole humaine, elle est une parole de création, de re-création, une parole qui agit. Donc après avoir dit au paralysé que ses péchés sont pardonnés, il lui dit : « Je te l'ordonne, lève-toi, prends ton lit, et va dans ta maison. » et à l’instant le paralysé se lève, prend son lit, et sort en présence de tout le monde.
Nous allons fermer les yeux et imaginer Jésus qui regarde le paralysé avec beaucoup d’amour et lui dit « lève-toi, prends ton lit, et va dans ta maison ». La Parole entre dans le corps du paralysé et celui-ci est libéré de sa paralysie… que fait-il ? que ressent-il ?
J’imagine aussi les gens qui sont témoins de la scène… en particulier les scribes qui avaient accusé Jésus de blasphème…
v. 1-12 Et moi où suis-je ?
Cette parole s’adresse aussi à moi aujourd’hui. Je vais de nouveau fermer les yeux et essayer de m’imaginer dans la scène, quel personnage serais-je spontanément ? Quel message Jésus a-t-il pour moi aujourd’hui ?
Comme cette partie est plus personnelle, on peut suggérer de ne partager que si on en a vraiment envie.
Cœur à cœur
Allons sur le tapis, faisons nous tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Jésus m’a peut-être adressé un message personnel à travers cette contemplation, je peux prendre le temps maintenant de lui répondre dans le secret de mon cœur. Sinon, je peux essayer d’identifier ce qui me paralyse moi ou quelqu’un que j’aime et demander à Jésus d’enlever ce blocage.
Terminer par le Notre Père.
La pêche miraculeuse (Luc 5, 1-11)
On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.
On demande librement à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :
« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur.»
La Parole qui m’est adressée ce jour :
1 Or, la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth. 2 Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. 3 Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules. 4 Quand il eut fini de parler, il dit à Simon: « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. » 5 Simon lui répondit: « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. » 6 Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer. 7 Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient. 8 À cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. » 9 En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés; 10 et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon: « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. » 11 Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent. (Lc 5, 1-11). Textes liturgiques © AELF, Paris.
Contemplation
v. 1-3 Jésus parle aux foules qui se pressent pour écouter la parole de Dieu et demande un petit service aux pêcheurs qui sont là
Au début de cette histoire où est Jésus et que fait-il ? Il est au bord d’un lac, les foules se pressent pour écouter la parole de Dieu qui sort de sa bouche. Probablement dans le but que tout le monde puisse l’entendre, Jésus monte dans la barque d’un pêcheur et lui demande de s’éloigner un peu du rivage. On sait que la surface de l’eau est un très bon miroir acoustique. Ce qui sort de la bouche de Jésus doit avoir un effet puissant sur les cœurs car à chaque fois dans l’Évangile, on voit que les foules se pressent pour l’écouter. On observe aussi que Simon, le pêcheur à qui Jésus demande d’utiliser sa barque, accepte alors même qu’il doit être fatigué, désolé, peut-être énervé d’avoir pêché toute la nuit sans rien prendre, on peut imaginer qu’il aurait plutôt envie d’aller manger et dormir au lieu d’écouter un prédicateur à l’époque solitaire et pas encore très connu (on est au début de la mission de Jésus). Mais peut-être que quelque chose a déjà touché Pierre dans l’attitude de Jésus.
Fermer les yeux et imagine Jésus et une foule très nombreuse venue l’écouter… pour que les gens l’entendent encore mieux, il monte dans une barque avec Pierre, s’éloigne un peu du rivage, s’assoit et parle. Imagine la parole de Dieu qui sort de sa bouche et l’effet qu’elle produit sur les gens et sur Pierre…
v. 4-9 Jésus parle de nouveau et rend un grand service aux pêcheurs
Que se passe-t-il quand Jésus a fini d’enseigner ? Il cherche à aider ses amis pêcheurs, il sait qu’ils ont passé toute la nuit à pêcher pour rien, qu’ils n’auront rien à vendre, peut-être rien à manger, il ne peut pas les laisser comme ça, en plus ils l’ont aidé en lui prêtant leur barque. Comment les aide-t-il ? Par sa parole… il apporte la solution précise à leur problème en leur disant où jeter leurs filets. Il ne fait pas apparaître de l’argent ou des poissons directement dans la barque, Jésus n’est pas un magicien, mais il leur permet que leur travail soit couronné de succès à partir de sa parole à lui alors que seuls ils avaient échoué. Sa parole est adaptée à leur situation et elle agit. Ce faisant aussi, il les aide à être vraiment des pêcheurs qui prennent du poisson. Et ça marche parce que les pêcheurs de nouveau l’écoutent et lui obéissent, malgré leur fatigue et peut-être leur mauvaise humeur. Est-ce qu’il y a beaucoup de poissons à l’endroit que Jésus indique ? Oui, leurs filets sont prêts à se rompre, ils remplissent les deux barques. Parce qu’ils ont écouté Jésus, les pêcheurs passent du rien, de l’échec, à l’abondance, à un succès totalement inespéré !
Ferme les yeux et imagine Jésus qui veut aider ses amis pêcheurs… il leur dit où ils doivent lancer leur filet, les pêcheurs obéissent à sa Parole et les filets sont plein à craquer de poissons !
Imagine la scène… que peuvent bien ressentir les pêcheurs ? Imagine que tu es là toi aussi.
v. 8-11 Sois sans crainte désormais…
Quelle est la réaction des pêcheurs en voyant cette pêche miraculeuse ? D’abord ils ont peur, parce que c’est absolument incroyable ce qu’il s’est passé…. eux au même endroit avaient passé toute la nuit sans rien prendre et voilà que par une seule parole de Jésus, ils remplissent leurs filets pour une pêche exceptionnelle. Et puis, ils ont sans doute compris que cet homme était vraiment différent, non seulement sa parole avait une autorité, sans équivalent et pénétrait le cœur des gens mais en plus là, ils venaient d’assister à quelque chose de totalement surprenant… nécessairement ils ont reconnu en Jésus la présence de Dieu, il ne peut y avoir d’autre explication et immédiatement ils se sentent indignes d’être devant un tel homme de Dieu, ils savent qu’ils ne sont pas purs, qu’ils ont commis des péchés. Mais que leur dit Jésus ? Il dit à Simon: « Ne crains point ; désormais tu seras pêcheur d’hommes ».
Ferme les yeux et imagine Simon-Pierre et ses amis qui comprennent que Dieu est présent en Jésus… que ressentent-ils ?
Alors Jésus leur dit à eux les pêcheurs de poissons, de manière personnelle : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras » Imagine leur réaction.
Imagine que Jésus te regarde toi, que te dirait-il ? « Sois sans crainte, désormais…. »
Cœur à cœur
Allons sur le tapis, faisons-nous tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence.
Imagine de nouveau que Jésus est devant toi, qu’il te dit à toi aussi de ne pas craindre, d’avoir confiance en lui et de le suivre. Qu’as-tu envie de lui répondre ? Parle lui simplement dans le secret de ton cœur.
Terminer par le Notre Père….
C. Pastro © archives du monastère Nossa Senhora da Paz
Guérison de deux aveugles près de Jéricho (Mt 20, 29-34)
On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.
On demande librement à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :
« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur.»
La Parole qui m’est adressée ce jour :
29 Tandis que Jésus avec ses disciples sortait de Jéricho, une foule nombreuse se mit à le suivre. 30 Et voilà que deux aveugles, assis au bord de la route, apprenant que Jésus passait, crièrent: « Prends pitié de nous, Seigneur, fils de David ! » 31 La foule les rabroua pour les faire taire. Mais ils criaient encore plus fort: « Prends pitié de nous, Seigneur, fils de David ! » 32 Jésus s’arrêta et les appela: « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? » 33 Ils répondent: « Seigneur, que nos yeux s’ouvrent ! » 34 Saisi de compassion, Jésus leur toucha les yeux ; aussitôt ils retrouvèrent la vue, et ils le suivirent. (Mt 20, 29-34). Textes liturgiques © AELF, Paris.
Contemplation
v. 29-31 Deux aveugles crient vers Jésus
Ici, il est question de deux aveugles assis au bord de la route au moment même où Jésus avec ses disciples et une foule nombreuse est en train de passer. On peut observer déjà le contraste entre eux qui sont assis au bord de la route, donc immobiles et un peu à l’écart et la foule dynamique, en marche, avec Jésus. Evidemment, quand on est aveugle, il est plus difficile de faire comme les autres, surtout à l’époque de Jésus, où rien n’était prévu pour les aider dans leurs déplacements, dans leur vie quotidienne, pour travailler ou étudier par exemple. À cette époque, ils étaient obligés de mendier pour vivre et ils étaient donc très dépendants des autres et pas libres de faire ce qu’ils voulaient. C’est très probablement le cas de ces deux aveugles assis au bord du chemin. Mais ils avaient sans doute entendu parler d’un homme, Jésus, qui guérissait les malades, car quand ils apprennent que tout ce bruit qu’ils entendent c’est Jésus, ils commencent à crier très fort en sa direction et n’ont que faire de ceux qui veulent les faire taire. Pourquoi ? Parce qu’ils savent que c’est sans doute l’occasion de leur vie de se faire guérir par lui, et d’avoir enfin une vie comme les autres. Rien ne peut les arrêter, rien ne peut les faire taire. Ils ont à l’évidence un très grand désir de retrouver la vue et une très grande confiance que Jésus est le seul à pouvoir les guérir.
Nous allons fermer les yeux et imaginer la vie de ces deux aveugles (on peut imaginer qu’on est l’un d’entre eux) assis au bord du chemin…
Et puis soudain, ils entendent beaucoup d’agitation autour d’eux et ils apprennent que Jésus (celui qui aime tout le monde et qui guérit) est en train de passer à proximité… Que ressentent-ils dans leur cœur ? Que font-ils ? Qu’est-ce qu’on pense d’eux ?
v. 32-34 Jésus s’arrête, appelle, demande et guérit
Malgré l’agitation, le bruit de la foule, Jésus entend leurs cris. Il s’arrête, les appelle et leur pose une question « que voulez-vous que je fasse pour vous ? ». Les aveugles répondent « Seigneur, que nos yeux s’ouvrent » et le texte dit que Jésus est saisi de compassion et qu’il leur touche les yeux… nous allons nous arrêter sur l’attitude de Jésus et sur son geste en nous demandant pourquoi il agit ainsi, qu’est-ce qui le touche ?
Ferme les yeux et imagine Jésus qui marche entouré d’une foule nombreuse et soudain il entend « Prends pitié de nous, Seigneur, fils de David ! ». Pourquoi s’arrête-t-il ?
Il engage un dialogue avec les deux aveugles pour savoir ce qu’ils veulent… pourquoi ?
Ils répondent « Seigneur, que nos yeux s’ouvrent ! » pourquoi est-il saisi de compassion et leur touche-t-il les yeux ?
v. 34 aussitôt ils retrouvent la vue et le suivent
Le texte dit que Jésus leur toucha les yeux et « aussitôt, ils retrouvèrent la vue et et ils le suivirent ». Quelques instants auparavant, ils étaient aveugles assis au bord du chemin et maintenant, ils voient et suivent Jésus. Quel changement radical dans leur vie du fait de cet échange essentiel avec Jésus !
Nous allons fermer les yeux et imaginer ces deux hommes quand Jésus leur touche les yeux. Que se passe-t-il en eux ? Que ou qui voient-ils en premier ? Pourquoi suivent-ils Jésus ?
Cœur à cœur
Allons sur le tapis, la terre sacrée, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Je peux considérer que moi aussi, j’ai mes propres aveuglements… je peux donc imaginer maintenant que Jésus est devant moi et qu’il me pose la question « que veux-tu que je fasse pour toi ? ». De quels aveuglements est-ce que j’ai envie d’être guéri(e) ? Je lui réponds dans le secret de mon cœur. Je peux aussi librement interpeler Jésus si j’ai senti qu’il me disait quelque chose de personnel au cours de cette contemplation.
Terminer par le Notre Père….
La tempête apaisée (Marc 4, 35-41)
On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.
On demande librement à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :
« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur.»
La Parole qui m’est adressée ce jour :
35 Ce jour-là, le soir venu, il dit à ses disciples: « Passons sur l’autre rive. » 36 Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient.
37 Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait.
38 Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus; cela ne te fait rien ?»
39 Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme.
40 Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » 41 Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? » (Mc 4, 35-41) Textes liturgiques © AELF, Paris.
Contemplation
v. 35-36 Passons sur l’autre rive
Jésus vient de passer un certain temps au bord du lac de Galilée à enseigner les foules, notamment avec beaucoup de paraboles. Il propose alors à ses disciples, le soir venu de passer sur l’autre rive. Le texte précise que les disciples emmènent Jésus « comme il était » dans la barque et qu’il y a d’autres barques qui l’accompagnent.
Ferme les yeux et imagine Jésus, il a passé toute la journée à enseigner les foules avec beaucoup de paraboles…. le soir venu, il dit à ses disciples « Passons sur l’autre rive ». Pourquoi dit-il cela ?
J’imagine ce que le texte décrit : « ses disciples emmènent Jésus comme il est dans la barque et d’autre barques l’accompagnent »… J’imagine que je suis présent, où suis-je ? que fais-je ?
v. 37-40 Les disciples ont peur de la tempête malgré la présence de Jésus qui certes dort.
Que se passe-t-il pendant la traversée de la barque avec les disciples ? Une tempête violente éclate, les vagues se jettent sur la barque qui commencent à se remplir et les disciples croient qu’ils sont perdus. Plusieurs d’entre eux sont des pêcheurs, on pourrait penser qu’ils sont habitués et qu’ils savent quoi faire mais visiblement non, à moins qu’au contraire, ils savent d’expérience que ce type de tempête peut être très dangereux et qu’ils risquent de périr ? On ne sait pas. Ce qui doit les perturber aussi c’est que Jésus, malgré la tempête dort sur un coussin à l’arrière, non seulement les vagues ne l’empêchent pas de dormir mais il semble aussi ne pas se préoccuper de ses amis. C’est le reproche sous-jacent que lui font les disciples en le réveillant et en lui disant « Maître, nous sommes perdus; cela ne te fait rien ? ». Est-ce qu’ils douteraient de l’amitié de Jésus pour eux ? Est-ce que la peur les rendrait suspicieux ? C’est ce que Jésus semble suggérer, après avoir apaisé la tempête, quand il leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? »
Nous allons fermer les yeux et imaginer la scène : la tempête, les vents violents, le bruit que tout cela fait et l’eau qui rentre dans la barque… et Jésus qui dort…. j’imagine les disciples. Qu’est-ce qui habite leur cœur ? Que font-ils ? (laisser un temps)
On peut chacun se demander : Est-ce que dans ma vie je me suis déjà senti(e) dans la même situation que les disciples ? (on pourra ne pas partager ce point).
v. 39-41 Jésus menace le vent et dit à la mer de se taire
Le texte dit que réveillé, Jésus menace le vent et dit à la mer de se taire et qu’immédiatement le vent tombe et un grand calme se fait. La création obéit à Jésus ce qui impressionne beaucoup les disciples qui sont saisis de crainte… mais ce n’est pas la même crainte que celle qu’ils viennent d’avoir. Ils ont eu peur de mourir, peur que Jésus les abandonne, maintenant ils sont impressionnés par le pouvoir de Jésus à qui les éléments de la nature obéissent ici et ils se demandent qui est véritablement Jésus. En tout cas, Jésus a fait cesser ce qui tourmentait ses disciples par une parole d’autorité qui a agi sur la source de leur tourment, la tempête.
Ferme les yeux et imagine la parole d’autorité qui sort de la bouche de Jésus et calme immédiatement la tempête….
Essaie de te mettre à la place des disciples… (laisser un temps)
On peut chacun se demander : Est-ce que j’ai déjà ressenti dans ma vie une parole de Jésus apaisant une tempête ? (on pourra ne pas partager ce point).
Cœur à cœur
Allons sur le tapis, la terre sacrée, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence.
Nous pouvons chacun individuellement dans notre cœur remercier Jésus d’être toujours à nos côtés malgré nos craintes et notre manque de foi et lui répéter « Jésus j’ai confiance en toi » . S’il y a une tempête qui souffle dans notre cœur en ce moment ou dans le cœur de quelqu’un que nous aimons, nous pouvons demander à Jésus de venir calmer cette tempête.
Terminer par le Notre Père.
C. Pastro © archives du monastère Nossa Senhora da Paz
La guérison de l'aveugle de Jéricho (Marc 10, 46 – 52) (Suggestions de Leonardo)
On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.
On demande librement à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :
« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur.»
La Parole qui m’est adressée ce jour :
46 Jésus et ses disciples arrivent à Jéricho. Et tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin.
47 Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! » 48 Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! » 49 Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » 50 L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus. 51 Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! » 52 Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin. (Mc 10, 46-52) Textes liturgiques © AELF, Paris.
Contemplation
v. 46 Nous nous mettons à la place de l'aveugle
Est-ce que quelqu’un connaît un aveugle ? aujourd’hui, les aveugles étudient et font beaucoup de choses mais ce n’était pas le cas à l’époque de Jésus, un aveugle ne pouvait absolument rien faire, ni travailler, ni étudier. Est-ce que vous savez comment ils gagnaient leur vie ? En mendiant… est-ce que c’est agréable de mendier ?
Il y a des aveugles de naissance, qui n’ont jamais pu voir ni les couleurs, ni la beauté de la nature; et il y en a d’autres qui deviennent aveugles en raison d’un problème quelconque, ou qui voient très très peu.
Nous allons imaginer que nous sommes aveugles, que nous ne pouvons ni travailler, ni nous déplacer seuls, qu’il nous est difficile de faire quoi que ce soit et que nous devons mendier pour pouvoir manger. Que ressentons-nous ? Fermons les yeux et essayons d’imaginer la situation.
v. 47-51 L’aveugle attend un miracle de Jésus
Toute sa vie, cet homme avait imaginé qu’il mourrait aveugle mais il avait certainement entendu dire qu’il existait un homme très bon qui s’appelait Jésus, qui faisait le bien autour de lui et guérissait les malades. Qu’est-ce que cet aveugle aura pensé ? Quel espoir devait-il avoir ? Que Jésus passerait un jour par sa ville et le guérirait, bien sûr ! C’était son seul espoir parce que lui ne pouvait se déplacer pour aller là où était Jésus. Et soudain, un jour, il entend qu’on s’agite beaucoup autour de lui… et donc il demande à quelqu’un qui était près de lui : pourquoi tout ce remue-ménage, tous ces cris ? C’est que Jésus vient d’arriver en ville !!! Vous imaginez la joie de cet homme ! Il se met alors à crier « Jésus ! Jésus ! » et voilà que Jésus regarde en sa direction et dit: «amenez-le ici». Imagine ce qu’aura senti l’aveugle au moment où Jésus l’a appelé, imagine-le marchant avec l’aide de quelqu'un vers Jésus. Arrivant auprès de Jésus, qu’est-ce que l’aveugle lui aura dit ?… fermons les yeux et essayons d'imaginer ce dialogue.
v. 52 Jésus guérit l’aveugle
Quand Bartimée lui a demandé avec autant d’ardeur à être guéri, Jésus aura sans aucun doute été admiratif de sa foi. Sans hésiter, et avec joie il lui a dit « viens » parce qu’Il voulait faire ce miracle de rendre la vue à l’aveugle. Imagine quand Bartimée a ouvert les yeux, qu’a-t-il vu en premier ?… Jésus.
Imagine ce qu’il aura pu ressentir en voyant les couleurs, les formes, les personnes qu’il aimait, le visage des gens de sa famille, de ses amis (laisser un moment de silence).
Qu’est-ce qu’il aura dit à Jésus ? Bartimée n’a pas voulu rentrer chez lui, il a préféré suivre Jésus toute sa vie. Imagine-le, désormais ami de Jésus, suivant le même chemin que Lui.
Cœur à cœur
Allons sur le tapis, la terre sacrée, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence.
Bartimée a vu Jésus et l’a suivi. Il n’y a rien de plus beau pour une personne : connaître Jésus et vivre en permanence avec Lui.
Demande à Jésus de pouvoir le voir dans ton cœur pour qu’il te remplisse d’amour et que tu le suives toute ta vie.
Terminer par le Notre Père….
La guérison de l’aveugle de naissance (Jn 9,1-17.34-38).
On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.
On demande librement à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :
« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur.»
La Parole qui m’est adressée ce jour :
1 En passant, Jésus vit un homme aveugle de naissance. 2 Ses disciples l’interrogèrent : « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » 3 Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui. 4 Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé, tant qu’il fait jour ; la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler. 5 Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. »
6 Cela dit, il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle, 7 et lui dit: « Va te laver à la piscine de Siloé » – ce nom se traduit: Envoyé. L’aveugle y alla donc, et il se lava; quand il revint, il voyait. 8 Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant – car il était mendiant – dirent alors : « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? » 9 Les uns disaient : « C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui disait : « C’est bien moi. » 10 Et on lui demandait : « Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? » 11 Il répondit : « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, il me l’a appliquée sur les yeux et il m’a dit : “Va à Siloé et lave-toi.” J’y suis donc allé et je me suis lavé ; alors, j’ai vu. » 12 Ils lui dirent : « Et lui, où est-il ? » Il répondit : « Je ne sais pas. »
13 On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle. 14 Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. 15 À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir. Il leur répondit: « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois. » 16 Parmi les pharisiens, certains disaient: « Cet homme-là n’est pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. » D’autres disaient : « Comment un homme pécheur peut-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés. 17 Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a ouvert les yeux ? » Il dit : « C’est un prophète.» (…)
34 Ils répliquèrent: « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors.
35 Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit: « Crois-tu au Fils de l’homme ? »
36 Il répondit: « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » 37 Jésus lui dit: « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. » 38 Il dit: « Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui. (Jn 9,1-17.34-38). Textes liturgiques © AELF, Paris.
Contemplation :
v. 1-8 De l’obscurité à la lumière
Jésus ici rencontre un aveugle de naissance, c’est-à-dire quelqu’un qui est né sans voir et qui donc n’a jamais vu la lumière du soleil, le visage de ses parents, de ses amis, la nature… Ne pouvant pas travailler, il passait ses journées à mendier, visiblement toujours au même endroit. Il pensait probablement (comme tout le monde d’ailleurs) que toute sa vie serait comme ça. Il était aussi probablement méprisé car à l’époque de Jésus, les problèmes physiques, les maladies, sont considérés comme une conséquence du péché, même une sorte de punition divine. D’ailleurs, on voit bien que c’est ce que pensent spontanément les disciples qui interrogent Jésus pour savoir qui dans sa famille a péché, lui ou ses parents pour qu’il soit né aveugle. C’est un peu étonnant de considérer qu’il aurait pu pécher avant même sa naissance mais cela témoigne de croyances solidement ancrées, croyances que Jésus va remettre en question en répondant : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui. » et il ajoute « Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé, tant qu’il fait jour ; la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler. Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. » Et donc Jésus va faire de la boue avec sa salive, l’appliquer sur les yeux de l’aveugle, envoyer ce dernier se laver à une piscine dont le nom signifie « Envoyé » et quand il revient il voit. La manière dont Jésus guérit cet aveugle est intéressante, il fait de la boue avec la terre et sa salive puis l’applique sur la partie défaillante du corps de cet homme. La boue formée par Jésus rappelle l’argile dont certains récits de la Création parlent et qui a servi à créer l’homme, sauf qu’il y met une partie de lui, sa salive. C’est comme si Jésus venait restaurer la Création, restaurer l’être humain.
Nous allons fermer les yeux et imaginer la vie de cet aveugle de naissance…. puis sa rencontre avec Jésus qui se définit comme la lumière du monde et veut travailler aux œuvres de son Père.
J’imagine maintenant Jésus qui guérit cet aveugle. Que ressentent-ils tous les deux ?
v. 1-8 le nouvel homme envoyé pour témoigner ?
On a vu que la manière dont Jésus guérit cet aveugle est intéressante, c’est comme une nouvelle création. Ce qui est intéressant aussi, c’est que l’évangéliste note que Jésus l’envoie se laver à une piscine qui s’appelle Siloé ce qui signifie « Envoyé ». Or que se passe-t-il après que l’aveugle ait été guéri ? Il est amené un peu malgré lui à témoigner de ce qu’a fait Jésus car tout le monde est stupéfait de constater que celui qui était aveugle de naissance maintenant voit. Quelles sont les réactions autour de lui ? On croit que ce n’est pas lui, que c’en est un autre, on lui demande d’expliquer encore et encore comment il a été guéri. Dans la partie non lue ici, on demande même à ses parents de venir expliquer ce qui s’est passé. Ce sont les autorités religieuses qui sont les plus perturbées par ce qui vient de se passer, car en plus, cela a eu lieu un jour de sabbat où les Juifs n’ont pas le droit de travailler, or ce qu’a fait Jésus est assimilé à un travail donc pour les pharisiens, si vraiment Jésus était un homme de Dieu, il aurait respecté cet interdit. Mais d’un autre côté, jamais personne n’a vu qu’on pouvait guérir de la sorte un aveugle de naissance, seul Dieu pourrait faire cela. Donc les pharisiens sont en pleine confusion et sans doute très énervés de ce qui s’est passé et qui leur échappe complètement.
L’ancien aveugle lui, dit la vérité de ce qui s’est passé quand on l’interroge, dans une grande liberté et sincérité, sans crainte, il dit son sentiment que Jésus est un prophète et les pharisiens excédés finissent par le rejeter.
Jésus qui n’était pas présent lors de ces interrogatoires apprend qu’on l’a rejeté, il le retrouve et lui révèle son identité dans un échange personnel qui conduit l’homme guéri à affirmer sa foi en lui et à se prosterner en l’appelant Seigneur.
Cet homme, ancien aveugle a donc été choisi d’une certaine manière, « envoyé », pour témoigner des œuvres de Dieu, il a été rejeté par les autorités religieuses et Jésus l’a consolé en lui révélant le plus important.
Ferme les yeux et imagine l’aveugle guéri qui témoigne avec sincérité de ce qu’il a vécu… imagine les réactions des gens qui l’interrogent.
Imagine son échange avec Jésus après qu’il ait été rejeté. Comment Jésus le regarde-t-il ? Que ressent l’homme guéri ?
Cœur à cœur
Allons sur le tapis, faisons-nous tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Cet homme qui a été guéri par Jésus a vu sa vie changer de manière incroyable mais quand il en a témoigné avec sincérité, il a été rejeté par les autorités religieuses. Jésus aussi sera rejeté par ces mêmes autorités religieuses pour avoir été libre et avoir dit la vérité. On peut lui demander qu’il nous aide à être toujours libre comme cet homme guéri, quelles que soient les circonstances, qu’il nous aide à ne pas avoir peur, à dire la vérité et à être justes. Si quelque chose de particulier m’a touché pendant cette contemplation, je peux librement en parler à Jésus.
Terminer par le Notre Père.
La guérison du sourd-muet (Mc 7, 31-36).
On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.
On demande librement à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :
« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur.»
La Parole qui m’est adressée ce jour :
31 Jésus quitta le territoire de Tyr; passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole. 32 Des gens lui amènent un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler et supplient Jésus de poser la main sur lui.
33 Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, avec sa salive, lui toucha la langue. 34 Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit: « Effata ! », c’est-à-dire: « Ouvre-toi ! »
35 Ses oreilles s’ouvrirent ; sa langue se délia, et il parlait correctement.
36 Alors Jésus leur ordonna de n’en rien dire à personne ; mais plus il leur donnait cet ordre, plus ceux-ci le proclamaient. 37 Extrêmement frappés, ils disaient: « Il a bien fait toutes choses : il fait entendre les sourds et parler les muets. » (Mc 7, 31-36). Textes liturgiques © AELF, Paris.
Contemplation :
v. 31 La vie d’un sourd-muet à l’époque de Jésus
Des gens amènent à Jésus un sourd qui a aussi de la peine à parler. Cet homme ne pouvait entendre aucun bruit, il n’entendait pas le chant des oiseaux, il ne savait pas ce que disaient les autres, il ne connaissait pas la voix de ses parents, de ses frères et sœurs, de ses amis et il ne pouvait pas non plus parler avec eux. En réalité, il ne pouvait communiquer avec personne, il était enfermé en lui-même, dans un silence total, tout seul au milieu de la foule et il imaginait certainement qu’il finirait sa vie comme ça. À quoi ressemblait alors la vie de cet homme ?
Ferme les yeux et imagine-le, il n’entend rien, il ne peut communiquer avec personne, il est enfermé en lui-même dans le silence, profondément seul. Que faisait-il à longueur de journée ? Que ressentait-il dans son cœur ?
Des gens le conduisent à Jésus, qui sont-ils ?
Et quand Jésus le voit, que ressent Jésus ?
v. 33-35 La rencontre avec Jésus fait de lui un homme nouveau
Le sourd-muet ne savait pas qui était Jésus, il n’entendait pas quand on parlait de lui, mais il avait des amis, des parents qui voulaient l’aider et qui avaient entendu dire que Jésus était un homme très bon, qui aimait tout le monde, dont la parole était puissante et qui soignait les malades. Donc ils lui ont emmené leur ami et ont demandé à Jésus de poser la main sur lui pour le guérir. Qu’a fait Jésus ? Il l’a emmené à l’écart, loin de la foule, pour être vraiment seul avec lui, et peut-être pour le préserver, car au moment où il allait commencer à entendre, les bruits allaient être très puissants dans ses oreilles, le choc allait être grand. Puis Jésus lui a mis les doigts dans les oreilles, et, avec sa salive, lui a touché la langue. Jésus d’une certaine manière donne de sa personne. Ensuite, les yeux levés au ciel, certainement pour demander l’aide de son Père, il a soupiré et dit: « Effata ! », c’est-à-dire: « Ouvre-toi ! » Et que s’est-il passé ? Le texte dit « Ses oreilles s’ouvrirent; sa langue se délia, et il parlait correctement.»
Ferme les yeux et imagine le sourd-muet face à Jésus. Jésus met ses doigts dans ses oreilles, lui touche la langue avec sa salive et lui dit « ouvre-toi » … imagine la Parole de Jésus qui entre dans l’homme et provoque l’ouverture… imagine l’ouverture intérieure et ce que peut ressentir l’homme. Quelle est la 1ère chose qu’il fait ?
v. 36-37 Tout le monde est très frappé, Jésus ne veut pas que cela se sache
Le sourd-muet ne l’est plus ! Il peut entendre tous les bruits, écouter le chant des oiseaux, il peut entendre pour la première fois la voix de ses amis, de ses parents, de ses frères et sœurs, de ses amis et il peut leur parler ! Quel changement impressionnant et inattendu ! Tout le monde est émerveillé de ce qu’a fait Jésus et le proclament alors que lui Jésus ne veut pas que les autres le sachent. Peut-être qu’il a peur d’être pris pour un simple guérisseur et non pas le Fils de Dieu envoyé pour annoncer le Royaume, ou alors il pense peut-être qu’il est trop tôt pour révéler vraiment sa mission ? Il y a d’autres passages dans l’Evangile où on voit que Jésus ne veut pas qu’on sache ce qu’il a fait. Ici, on ne lui obéit pas du tout, le texte dit que plus il leur donnait cet ordre, plus ceux-ci proclamaient à propos de Jésus : Il a bien fait toutes choses : il fait entendre les sourds et parler les muets.
Ferme les yeux et imagine l’ancien sourd-muet qui peut parler avec les gens qui l’ont conduit à Jésus . Imagine les eux et ce qu’ils ressentent.
Maintenant imagine Jésus, pourquoi ne veut-il pas que cette guérison se sache ?
Cœur à cœur
Allons sur le tapis, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence, faisons-nous tout petits. Jésus a, par sa parole et ses gestes, la capacité d’ouvrir ce qui est fermé. Est-ce qu’il y a en moi des fermetures que j’aimerais que Jésus ouvre ? Je peux lui demander son aide ou lui partager tout ce que cette contemplation m’aurait inspiré.
Terminer par le Notre Père.
Jésus marche sur l’eau (Mt 14, 22-33)
On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.
On demande librement à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :
« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur.»
La Parole qui m’est adressée ce jour :
22 Aussitôt Jésus obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules.
23 Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul.
24 La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire.
25 Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer.
26 En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils dirent: «C’est un fantôme.» Pris de peur, ils se mirent à crier.
27 Mais aussitôt Jésus leur parla: « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! »
28 Pierre prit alors la parole: « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. »
29 Jésus lui dit: « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus.
30 Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria: « Seigneur, sauve-moi ! »
31 Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit: « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »
32 Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba.
33 Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent: « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! ». (Mt 14, 22-33) Textes liturgiques © AELF, Paris
Contemplation :
v. 22-23 Jésus gravit une montagne à l’écart pour prier.
Jésus vient de guérir beaucoup de malades et de nourrir une foule de 5000 personnes à partir de 5 pains et deux petits poissons. Le soir en effet était venu et il ne pouvait pas renvoyer ces foules nombreuses venues le rencontrer parfois de loin, avec le ventre vide. Beaucoup de gens en effet viennent écouter Jésus ou se faire guérir. Sa parole a en effet une autorité sans égale, elle transforme, guérit, console et chaque fois que les gens apprennent qu’il est quelque part, ils arrivent. Dans le cas présent, Jésus qui avait appris la mort de Jean le Baptiste avait voulu se retirer dans un endroit désert mais il n’avait pas pu car les foules l’avaient précédé et il avait été saisi de compassion. Maintenant le soir est venu, les malades ont été guéris, tout le monde a mangé et Jésus allait pouvoir se retirer à l’écart pour prier. Pour ce faire, il oblige ses disciples à monter dans une barque et à le précéder sur l’autre rive tandis que lui renvoie les foules. Puis, il gravit une montagne, signe qu’il se rapproche du Père et prie. Il y passe probablement toute la nuit.
Fermons les yeux. Imagine Jésus gravissant la montagne… puis priant, seul. Comment est-il ? À quoi pense-t-il ? Que partage-t-il avec le Père ?
v. 25-30 Jésus rejoint ses amis et parle avec Pierre
Pendant ce temps, les disciples sont dans la barque et avancent, ils sont déjà à une bonne distance de la terre, mais il y a du vent et de fortes vagues. Vers la fin de la nuit, Jésus va les rejoindre et pour cela il marche sur l’eau. Il est Dieu, il est le maître de la Création donc la mer le porte, elle lui obéit. Comment les disciples réagissent-ils ? Ils pensent que c'est un fantôme, ils ont peur et se mettent à crier. Leur peur est compréhensible face à un phénomène incroyable et dans un contexte houleux, un peu dangereux. Jésus a immédiatement une parole pour les rassurer, il leur dit : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! ». Jésus sait que la peur paralyse, fait perdre tous ses moyens et régulièrement dans l’Évangile, il invite les gens, et donc nous invite nous aussi à ne pas avoir peur.
Un des disciples est un peu plus courageux que les autres, Pierre, lui il dit «Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux.» Alors Jésus lui répond « Viens ! » et Pierre regardant Jésus commence à faire comme Jésus, il marche sur l’eau.
Nous allons fermer les yeux et imaginer Pierre qui ne quitte pas Jésus des yeux et marche sur l’eau en direction de Jésus. Comment est-il ? (laisser un moment) Mais cela ne dure pas très longtemps, au bout d'un instant Pierre cesse de regarder Jésus, il voit la force du vent, les vagues et il commence à couler…. (laisser un moment)
Est-ce que cela me rejoint dans ma propre vie ? (question plus pour des adultes).
v. 31 Jésus saisit Pierre par la main et le sauve
Pierre dans l’eau qui commençait à enfoncer, crie vers Jésus « Seigneur, sauve-moi ! » et le texte dit qu’aussitôt Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »
Puis ils montent tous dans la barque et le vent se calme, et le texte dit que ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui et lui dirent « Vraiment tu es le Fils de Dieu ! »
Ferme les yeux et imagine la scène : Pierre commence à couler, il crie vers Jésus « Seigneur, sauve-moi ! » et Jésus le rattrape en lui disant « homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Imagine le regard de Jésus posé sur Pierre et sa main qui le saisit.
Essaie de te mettre à la place de Pierre, comment se sent-il à ce moment ?
Imagine maintenant le vent calmé et les disciples dans la barque qui se prosternent devant Jésus, pourquoi lui disent-ils « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! » ?
Cœur à cœur
Allons sur le tapis, faisons-nous tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Les disciples, puis Pierre ont eu peur. La peur paralyse, elle empêche d’avancer, c’est pour cela que Jésus répète souvent « Confiance, n’ayez plus peur ». Je peux profiter de ce moment d’intimité avec lui pour lui confier mes peurs, lui demander son aide et répéter « Jésus, j’ai confiance en toi ».
Terminer par le Notre Père.
La résurrection de Lazare
La résurrection de Lazare (Jn 11,3-7.17.20-27.33b-45).
On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.
On demande librement à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :
« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur.»
La Parole qui m’est adressée ce jour :
3 Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. »
4 En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » 5 Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.
6 Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.
7 Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » (…)
17 À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. (…)
20 Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison.
21 Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. 22 Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera.» 23 Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera.» 24 Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. »
25 Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; 26 quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? »
27 Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois: tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. » (…)
32 Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » 33 Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, 34 et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent: « Seigneur, viens, et vois.»
35 Alors Jésus se mit à pleurer. 36 Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! » 37 Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »
38 Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre.
39 Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. » 40 Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » 41 On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. 42 Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »
43 Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! »
44 Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. »
45 Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui. » (Jn 11,3-7.17.20-27.33b-45). Textes liturgiques © AELF, Paris
Contemplation :
v. 3-32 Lazare est malade, Jésus le sait et ne bouge pas.
Ici il est question d’un très bon ami de Jésus qui s’appelle Lazare qui est tombé malade alors que Jésus était dans une autre région. Lazare habitait un petit village qui s’appelle Béthanie, à une demi-heure de marche de Jérusalem, il avait deux sœurs Marthe et Marie que Jésus aimait aussi beaucoup. Ce sont elles qui envoient un message à Jésus pour le prévenir de la maladie de « celui qu’il aime ». Mais paradoxalement (à nos yeux) Jésus ne se précipite pas pour guérir Lazare, au contraire, il attend qu’il meurt. Lui sait qu’il va le ressusciter avec l’aide de son Père et qu’il transmettra alors aux gens un message essentiel et que beaucoup croiront en lui ensuite, mais il est le seul à savoir… ses disciples ne comprennent pas et Marthe et Marie l’attendent, mais en vain… d’ailleurs toutes les deux lui feront exactement le même reproche dès qu’elles le verront « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. »
Fermons les yeux. Imagine Lazare malade et ses deux sœurs qui envoient prévenir Jésus… imagine leur espoir, leur attente puis leur déception. Imagine leur rencontre avec Jésus quand enfin il arrive.
Maintenant imagine Jésus qui apprend que Lazare est malade et ne bouge pas car au fond de lui, il sait que Lazare va mourir et que lui Jésus va le ressusciter avec son Père.
v. 17-38 La réalité de la mort et du tombeau et Jésus qui pleure
Les chemins de Dieu ne sont pas nos chemins. Comme Marthe et Marie nous imaginons souvent des choses au sujet de Dieu qui ne sont pas la réalité pour lui parce que lui sait et nous, nous se savons pas… mais cela n’empêche pas Dieu de compatir à notre souffrance et il ne se fâche pas non plus quand on lui fait des reproches. On le voit ici très clairement… Quand il arrive Lazare est mort depuis 4 jours, il a été mis dans une grotte fermée par une pierre ; les deux sœurs lui reprochent son absence, il les laisse s’exprimer librement et face à la réalité de la mort, du tombeau et face à l’émotion de tous les gens présents, avec Marie qui pleure et d’autres personnes aussi, le texte dit que Jésus est bouleversé et qu’il se met à pleurer lui aussi.
Nous allons imaginer la scène quand Jésus arrive : le petit village, la foule de gens en deuil qui accompagne Marthe et Marie et le tombeau fermé. Comment est-il ce tombeau ? Comment est l’ambiance à Béthanie ?
Maintenant j’imagine Jésus saisi aux entrailles, complètement bouleversé qui se met à pleurer lui aussi. Pourquoi est-il si bouleversé ?
v. 39-45 Jésus ressuscite Lazare
Jésus va prouver qu’il est envoyé par le Dieu de la vie, qu’il est lui-même la vie parce qu’il ne fait qu’un avec son Père. On voit dans le texte qu’il est en communion avec lui, qu’il lui parle et qu’il fait tout cela pour nous sauver : «Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. 42 Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé.»
Il fait ouvrir le tombeau et dit à Lazare d’une voix forte « Lazare, viens dehors ! » et Lazare sort, la parole de Jésus une fois de plus est puissante, agissante. Lazare est ressuscité. Il était vraiment mort, enveloppé dans un suaire (un linge pour le cadavre) et lié par des bandelettes. Maintenant il est relevé de la mort, il vit de nouveau et Jésus demande qu’on enlève tout ce qui rappelle sa mort, le suaire et les bandelettes. Pour signifier cette libération Jésus dit : « Déliez-le, et laissez-le aller ». Lazare est pleinement vivant et libre. Et le texte conclut Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.
Ferme les yeux et laisse résonner en toi ces paroles puissantes adressées à Lazare : « viens dehors » et « Déliez-le, et laissez-le aller »…
Imagine le nouveau Lazare…
Cœur à cœur
Allons sur le tapis, faisons-nous tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Jésus est envoyé par Dieu pour vaincre la mort, nous donner la vie et nous libérer de tout ce qui nous entrave, même si parfois on ne comprend pas. On peut lui demander la grâce de la confiance inébranlable en lui, on peut lui demander aussi qu’il nous libère de ce qui nous entrave ou lui dire ce qui habite notre cœur après cette contemplation.
Terminer par le Notre Père.
Jésus guérit un homme à la main atrophiée (Mc 3, 1-6)
On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.
On demande librement à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :
« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur.»
La Parole qui m’est adressée ce jour :
1 Jésus entra de nouveau dans la synagogue; il y avait là un homme dont la main était atrophiée.
2 On observait Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat. C’était afin de pouvoir l’accuser.
3 Il dit à l’homme qui avait la main atrophiée: « Lève-toi, viens au milieu. » 4 Et s’adressant aux autres: « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de tuer ? » Mais eux se taisaient.
5 Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l’endurcissement de leurs cœurs, il dit à l’homme: « Étends la main. » Il l’étendit, et sa main redevint normale.
6 Une fois sortis, les pharisiens se réunirent en conseil avec les partisans d’Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr. (Mc 3, 1-6) Textes liturgiques © AELF, Paris.
Contemplation
v. 1-4 Qui a le plus besoin d’être guéri ?
À l’époque de Jésus, il y avait un seul Temple, à Jérusalem, et ensuite dans chaque village, il y avait une synagogue où tout le monde se réunissait le jour du sabbat pour être enseigné à partir de la Parole de Dieu. La synagogue c’était généralement une pièce plus ou moins grande avec un lieu central où on lisait la Parole de Dieu sur des rouleaux. Le jour du sabbat était sacré, il y avait une loi qui interdisait tout travail, même pour guérir quelqu’un, la seule chose autorisée était d’aller à la synagogue.… Mais Jésus accordait plus d’importance aux gens qu’aux lois.
En ce jour de sabbat, dans cette synagogue, il y a un homme dont la main est atrophiée. Jésus ne peut rester indifférent à la situation de cet homme, mais il sait que des gens attendent qu’il enfreigne la loi pour pouvoir l’accuser, ce sont surtout les pharisiens connus pour leurs pratiques religieuses strictes. Alors, Jésus va profiter de cette situation pour faire réfléchir ceux qui sont là à observer… il demande à l’homme de se placer au milieu et pose la question : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de tuer ?
Il voulait donner un enseignement sur l’amour de Dieu et aider les pharisiens dont le cœur est endurci car ils accordent plus d’importance à l’observance de la loi qu’aux gens. Il voulait les aider à éprouver la tendresse, l’amour du prochain. Mais les pharisiens gardent le silence.
Ferme les yeux et imagine la synagogue avec beaucoup de monde… imagine l’homme dont la main est atrophiée qui a entendu parler des miracles de Jésus, qui voit Jésus mais qui sait aussi qu’on est un jour de sabbat… voilà que Jésus l’appelle et lui dit « Lève-toi, viens au milieu ». Que ressent-il ?
Imagine les pharisiens…
Imagine maintenant Jésus, son regard posé sur les pharisiens et sur cet homme à la main paralysée… que ressent-il ?
v. 5-6 Jésus poursuit sa mission malgré l’hostilité des pharisiens
Jésus est le Fils de Dieu venu sur terre pour nous sauver, nous libérer, nous guérir. À plusieurs reprises dans l’Évangile, Jésus opère des guérisons un jour de sabbat, il veut montrer que l’amour de Dieu est plus fort que tous les interdits posés par les hommes au nom de Dieu. Une fois il dit même que le sabbat a été créé pour l’homme et non l’homme pour le sabbat et que lui Jésus est le maître du sabbat. Mais les religieux ne parviennent pas franchir le pas de cette liberté, de cet amour. Leur cœur s’est endurci ce qui navre Jésus et le met en colère, mais cela ne change rien, au contraire l’hostilité de ces autorités religieuses à l’égard de Jésus va croissante et elle conduira Jésus à la mort. On voit cette logique mortifère à l’œuvre ici car le texte dit après que Jésus ait guéri l’homme : « Une fois sortis, les pharisiens se réunirent en conseil avec les partisans d’Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr ».
Cela semble indiquer que Jésus, plus largement Dieu, est tout-puissant quand le cœur de l’homme s’ouvre à lui mais impuissant quand ce cœur demeure obstinément fermé.
Fermons les yeux. Imagine d’abord la guérison de cet homme, que ressent-il ? Que devient sa vie ?
Maintenant imagine les pharisiens avec leur désir de faire mourir Jésus…
Enfin imagine Jésus qui voit les deux chemins empruntés par ces hommes, l’un de vie, l’autre de mort… que ressent-il ?
Cœur à cœur
Nous allons nous approcher de Jésus afin de nous entretenir avec lui. Peut-être que parfois nous avons nous aussi le cœur endurci, ou nous nous attachons à des règles, nous manquons de souplesse, peut-être que nous avons besoin d’une guérison intérieure pour aimer plus ou pour agir plus. Dans le secret de notre cœur, nous pouvons demander son aide à Jésus.
Prier le Notre Père.