C. Pastro © monastère Nossa Senhora da Paz 

Vous trouverez ici : les femmes au tombeau (Lc 24), l’apparition à Marie Madeleine (Jn 20), Les disciples d’Emmaüs (Lc 24) et l’apparition aux disciples en Jn 20. Vous pouvez aussi visiter le blog où vous trouverez d’autres fiches . 

Les femmes au tombeau (Lc 24, 1-10).

C. Pastro © monastère Nossa Senhora da Paz 

Les femmes au tombeau (Lc 24, 1-10).


On se met en présence du Seigneur (cf les différentes manières de le faire).


L’histoire :

 1 Le premier jour de la semaine, à la pointe de l’aurore, les femmes se rendirent au tombeau, portant les aromates qu’elles avaient préparés. 2 Elles trouvèrent la pierre roulée sur le côté du tombeau. 3 Elles entrèrent, mais ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus. 4 Alors qu’elles étaient désemparées, voici que deux hommes se tinrent devant elles en habit éblouissant. 5 Saisies de crainte, elles gardaient leur visage incliné vers le sol. Ils leur dirent: «Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts? 6 Il n’est pas ici, il est ressuscité. Rappelez-vous ce qu’il vous a dit quand il était encore en Galilée: 7 “Il faut que le Fils de l’homme soit livré aux mains des pécheurs, qu’il soit crucifié et que, le troisième jour, il ressuscite.”» 8 Alors elles se rappelèrent les paroles qu’il avait dites. 9 Revenues du tombeau, elles rapportèrent tout cela aux Onze et à tous les autres. 10 C’étaient Marie Madeleine, Jeanne, et Marie mère de Jacques; les autres femmes qui les accompagnaient disaient la même chose aux Apôtres. (Lc 24, 1-10). Textes liturgiques © AELF, Paris.



Demande :

Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur.



Contemplation :

    v. 1 La réalité du tombeau (je m’inspire ici d’une fiche du père Leonardo)

Le corps de Jésus, mort, descendu de la Croix, a été enveloppé dans un linceul, (une sorte de drap) et déposé dans un tombeau. Comme c’était le commencement du sabbat, personne n’a pu s’occuper de son corps, des soins à lui apporter avec des préparations particulières. Le corps sans vie de Jésus a été mis dans ce tombeau et une pierre a été roulée devant.

À quoi ressemble un tombeau ? Qu’est-ce que tu imagines en y pensant ? Quelles images te viennent ? Quelles sensations ? Obscurité, froid, peur, mort… Est-ce que parfois nous pouvons avoir des tombeaux en nous, dans notre cœur ?

Nous allons fermer les yeux et essayer d'imaginer ce tombeau avec le corps de Jésus enveloppé d’un linceul et posé sur le sol… comment est-ce que je l'imagine ? À quoi ressemble-t-il ? Qu’est-ce que cela me rappelle ?… Quels sentiments est-ce que j’éprouve ?


    v. 1-7 Les femmes découvrent le tombeau vide. 

Qui va au tombeau, quand et pour quoi faire ? Des femmes, le «premier jour de la semaine, à la pointe de l’aurore» (on est au début de la semaine et au tout début du jour, annonce d’un commencement, d’une lumière qui arrive) pour préparer le corps mort de Jésus avec des aromates. Elles font cela parce qu’elles aimaient beaucoup Jésus, elles le suivaient, parmi ses disciples. Sans doute qu’elles sont très tristes qu’il soit mort, comme on est triste quand on perd quelqu’un qu’on aime beaucoup et elles veulent lui apporter une dernière fois tout le soin dont son corps a besoin. Et que se passe-t-il ? La pierre a été roulée sur le côté et le tombeau est vide, le corps de Jésus a disparu. Que peuvent bien penser les femmes ? Quelqu’un a pris le corps de Jésus, l’a déplacé. Qu’est-ce qu’elles peuvent ressentir dans leur cœur ? Surprise, colère, tristesse, déception, désarroi, le texte dit qu’elles sont «désemparées», elles ne savent pas quoi faire. Parfois il y a des choses qui se passent auxquelles on ne comprend rien, on est dépassés.


Nous allons fermer les yeux et imaginer la scène, les femmes qui viennent au tombeau par amour pour prendre soin du corps mort de Jésus alors qu’il fait encore un peu nuit… elles voient le tombeau ouvert et vide, elles sont désespérées… elles ne comprennent rien.

Imagine que tu es là, avec elles, tu portes toi aussi des aromates pour prendre soin du corps de Jésus et tu te rends compte que le tombeau est vide… à quoi penses-tu ? que fais-tu ?



   v. 7-9 La joie et l’annonce de la Résurrection.

Et que se passe-t-il à ce moment ? Deux hommes vêtus d’un habit éblouissant leur apparaissent et leur annoncent que Jésus est Ressuscité, ils leur disent «Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts? Il n’est pas ici, il est ressuscité.» Qui sont ces hommes ? Des envoyés de Dieu qui viennent annoncer la bonne nouvelle à ces femmes et leur expliquer pourquoi le corps de Jésus n’est plus là. Elles doivent cesser de chercher un mort, Jésus n’est pas mort, il est Vivant et il n’est plus dans ce tombeau ! Que peuvent-elles ressentir ? Une surprise puis une joie sans doute immenses !

La mort a été vaincue par la Vie. L’obscurité a été vaincue par la lumière. La tristesse a été vaincue par la joie ! Jésus est la Vie, la lumière, la joie, la bonne nouvelle, la libération, l’ouverture. Aucun tombeau ne peut rester fermé avec Jésus, il ouvre tous les tombeaux que nous pouvons avoir en nous.

Et que font ces femmes ? elles portent la bonne nouvelle aux autres disciples de Jésus. Comment parcourent-elles ce chemin à votre avis ? En courant, dans l’allégresse, la joie.


Nous allons fermer les yeux et imaginer la scène : ces deux hommes en vêtement éblouissant qui annoncent la résurrection de Jésus… la tristesse, l’inquiétude, l’obscurité se transforment en lumière et en joie immense ! Jésus, le Vivant a vaincu la mort.

Imagine ensuite ces femmes emplies de joie, libérées de leur souffrance, qui courent annoncer la bonne nouvelle de la Résurrection aux autres disciples de Jésus. Imagine que toi aussi tu es là et tu cours annoncer que Jésus est Vivant pour toujours.



Colloque

Allons sur le tapis, la terre sacrée, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Jésus est là, il tranforme la mort en vie, les ténèbres en lumière, la tristesse en joie. Tu peux lui confier quelque chose qui te rend triste, ou qui rend triste quelqu’un que tu aimes… demande à Jésus d’apporter son amour, sa lumière, sa joie à cette situation pour que le tombeau soit ouvert et que la vie circule de nouveau.


C’est le Père qui a ressuscité le Fils alors nous allons le remercier en récitant le Notre Père.



L’apparition à Marie Madeleine (Jn 20, 11-18).

C. Pastro © monastère Nossa Senhora da Paz 

L’apparition à Marie Madeleine (Jn 20, 11-18) (Fiche de Leonardo).


On se met en présence du Seigneur (cf les différentes manières de le faire).


L’histoire :

11 Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. 12 Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. 13 Ils lui demandent: «Femme, pourquoi pleures-tu?» Elle leur répond: «On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé.»

14 Ayant dit cela, elle se retourna; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.

15 Jésus lui dit: «Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu?» Le prenant pour le jardinier, elle lui répond: «Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre.»

16 Jésus lui dit alors: «Marie!» S’étant retournée, elle lui dit en hébreu: «Rabbouni!», c’est-à-dire: Maître. 17 Jésus reprend: «Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.»

18 Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples: «J’ai vu le Seigneur!», et elle raconta ce qu’il lui avait dit. (Jn 20, 11-18). Textes liturgiques © AELF, Paris.



Demande :

Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur.



Contemplation :

    v. 11-15  Marie Madeleine ne comprend pas les signes.

Le corps de Jésus, mort, descendu de la Croix, a été déposé dans un tombeau. Le lendemain du sabbat, Marie Madeleine, une grande amie de Jésus, vient de très bonne heure au tombeau et, stupéfaction, la pierre qui fermait le tombeau a été roulée et le tombeau est vide !

Marie Madeleine représente chaque chrétien qui aime vraiment Jésus, donc tu peux t’identifier à elle. Elle voit le tombeau vide et est-ce qu’elle comprend ce qui s’est passé ? non… Donc, elle reste à attendre… elle ne sait pas trop ce qu’elle attend mais elle ne veut pas s’éloigner du dernier endroit où elle a vu Jésus. C’est comme quand quelqu’un perd un être cher, très souvent il va au cimetière pour se sentir près de lui.

Sa douleur est tellement grande qu’elle n’arrive pas à comprendre le signe du tombeau vide. Elle n'arrive pas non plus à saisir que ce sont des anges qui sont là. Jésus lui-même lui apparaît mais elle continue à être prisonnière de son idée, que Jésus est mort et non pas vivant, et elle croit qu'il s’agit du jardinier.

Quand on est très triste, dans une grande douleur ou qu’on est très en colère, on n’arrive pas bien à voir ce qui se passe.

Nous allons fermer les yeux et imaginer Marie Madeleine. Comment est-elle ? Pourquoi est-elle près du tombeau ? Elle aime beaucoup Jésus qui est toute sa vie; elle souffre beaucoup et elle ne comprend pas les signes que Jésus lui montre.


   v. 16 Marie Madeleine et le Ressuscité, Bon Pasteur. 

Jésus aussi aime énormément Marie Madeleine (ainsi que chacun d’entre nous). Sa douleur à elle, notre douleur à nous, lui font mal à lui aussi et il cherche toujours à nous consoler, à nous remplir de paix, de joie, d’amour.

Jésus connait notre nom, cela signifie qu’il nous connait en profondeur, il sait ce que nous sommes, ce que nous pensons et ressentons, il nous regarde toujours avec amour et sait ce qui nous habite au plus profond de nous… (Il est le Bon Pasteur qui connait ses brebis)… Personne d’autre que lui ne prononce notre nom avec autant d’amour. Ici, il appelle Marie Madeleine par son nom et c’est à ce moment précis où il prononce son nom que Marie Madeleine se rend compte que c’est bien Jésus, l’amour de sa vie, et non un inconnu. Qu’est-ce qu’elle a pu ressentir à votre avis ? Joie, libération, vie….

Nous allons fermer les yeux et imaginer Marie Madeleine affligée, en train de pleurer à côté du tombeau et tout à coup, elle entend qu'on l’appelle par son nom et elle se rend compte que c’est JÉSUS, qu’il est VIVANT ! Qu’est-ce qu’elle aura ressenti, qu’est-ce qu’elle a pu faire ou avoir envie de faire ?



   v. 17-18   La mission que le Ressuscité nous donne.

Marie Madeleine aurait sans doute bien aimé rester là pour toujours, avec Jésus, mais que lui dit-il ? «je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu».Jésus doit aller rejoindre Dieu le Père, qui  est également notre Père. Et il donne une mission à Marie Madeleine d’aller annoncer la nouvelle de sa Résurrection aux autres disciples, et de bien dire aussi que Dieu est également notre Père à nous et qu’il nous accueille comme il accueille Jésus. Ce sont des grandes nouvelles. On dit parfois de Marie Madeleine qu’elle est «l’apôtre des apôtres». C’est la première personne à qui Jésus apparait après sa Résurrection et il lui demande de l’annoncer aux autres.

Et le texte dit bien qu’elle le fait : «Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples: «J’ai vu le Seigneur!», et elle raconta ce qu’il lui avait dit.» On peut même peut-être imaginer qu’elle y va en courant tellement elle doit être heureuse !


Nous allons fermer les yeux et imaginer la joie de Marie Madeleine, comme elle se hâte d’aller raconter à tout le monde ce qui s’est passé, que Jésus est vivant qu’il venu lui donner la joie et que Dieu le Père nous attend tous.


Colloque

Allons sur le tapis, la terre sacrée, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Imagine que tu es dans les bras de Jésus, plein de vie, de lumière, d’amour, de paix, de force, de gloire… imagine Jésus prononçant ton nom : écoute cela dans ton cœur, ton nom dit par Jésus.. sens qu’il t’appelle à annoncer sa Parole. Donne lui une réponse avec tes mots à toi.


Pour finir, on peut proposer de faire une prière de demande ou d’action de grâce, à voix haute, en insistant sur le fait que Jésus est là, ressuscité, présent. Terminer avec le Notre Père.



Les disciples d’Emmaüs (Lc 24, 13-35).

C. Pastro © monastère Nossa Senhora da Paz 

Les disciples d’Emmaüs (Lc 24, 13-35).


On se met en présence du Seigneur (cf les différentes manières de le faire).


L’histoire :

 13 Le même jour, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, 14 et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé. 15 Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. 16 Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. 17 Jésus leur dit: «De quoi discutez-vous en marchant?» Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. 18 L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit: «Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci.» 19 Il leur dit: «Quels événements?» Ils lui répondirent: «Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple: 20 comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. 21 Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. 22 À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, 23 elles n’ont pas trouvé son corps; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision: des anges, qui disaient qu’il est vivant. 24 Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit; mais lui, ils ne l’ont pas vu.» 25 Il leur dit alors: «Esprits sans intelligence! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit! 26 Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire?» 27 Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. 28 Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. 29 Mais ils s’efforcèrent de le retenir: «Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse.» Il entra donc pour rester avec eux. 30 Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. 31 Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. 32 Ils se dirent l’un à l’autre: «Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures?» 33 À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent: 34 «Le Seigneur est réellement ressuscité: il est apparu à Simon-Pierre.» 35 À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain. (Lc 24, 13-35). Textes liturgiques © AELF, Paris.



Demande :

Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur.



Contemplation :

    v. 13-24 Jésus accompagne deux disciples tristes

Que se passe-t-il au début de l’histoire ? Trois jours après la mort de Jésus, deux de ses disciples ont décidé d’abandonner le groupe et de rentrer chez eux. Ce qui s’est passé ne correspond pas du tout à ce qu’ils avaient imaginé, ils avaient imaginé que Jésus serait un roi puissant qui les libèrerait, au lieu de cela, il a été crucifié sans opposer aucune résistance. Ils sont sans doute désabusés, peut-être en colère parce qu’ils se sentent trahis, peut-être qu’ils ont peur de mourir. Le texte dit qu’ils sont «tout tristes». Leur cœur est vraiment empli de sentiments négatifs. Et voilà qu’en chemin, Jésus leur apparait, il vient les chercher mais ils ne le reconnaissent pas, peut-être qu’ils sont trop centrés sur leur propre tristesse. Jésus, lui, ne dit pas qui il est, il fait comme s’il ne savait rien. Pourquoi ? Pour leur faire raconter toute l’histoire. Il joue le rôle d’ami à qui on peut se confier. Il les aide à vider leur sac, à sortir toute la tristesse, la colère, la déception qui ont envahi leur cœur pour faire de la place à ce qui va suivre. Jésus est l’ami par excellence à qui on peut tout confier, il est toujours à nos côtés même quand on ne ressent pas sa présence, même quand on ne comprend rien à ce qui se passe. Il ne nous abandonne jamais et vient toujours nous chercher là où nous sommes. 


Nous allons fermer les yeux et imaginer la scène. Imagine les disciples désabusés qui ont abandonné le groupe d’amis de Jésus et qui rentrent chez eux… Imagine tout ce qu’il y a dans leur cœur.

Imagine Jésus qui s’approche et se met à parler avec eux, sans qu’ils ne le reconnaissent. Les disciples vident leur sac et Jésus les écoute avec amour. Tout ce qu’il y avait de tristesse, de colère sort de leur cœur grâce à Jésus qui est le meilleur ami qu’on puisse avoir.


   v. 25-32 Jésus se fait reconnaitre.

Une fois que Jésus a aidé ses amis à vider leur sac de tristesse, que fait-il ? Il va vraiment les consoler. Il commence par leur expliquer que tout l’Ancien Testament annonçait que le Sauveur aurait à souffrir comme Jésus avait souffert. Les disciples ont alors commencé à se sentir soulagés et à ressentir de la chaleur dans leur cœur. Ils reprennent espoir sans reconnaitre encore Jésus. Donc lui continue à ouvrir leur cœur et leurs yeux… il fait semblant de les quitter au moment où ils arrivent chez eux le soir pour alimenter leur désir d’être avec lui, pour augmenter leur amour, pour qu’ils l’invitent à venir chez eux, dans leur maison…dans leur cœur. Et là, que se passe-t-il ? Jésus reproduit les gestes du dernier repas «ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna.» et enfin ses amis le reconnaissent, leurs yeux et leur cœur s’ouvrent et au moment où ils le reconnaissent Jésus disparaît à leur vue. Il est dans le pain eucharistique qu’ils mangent, il est dans leur cœur, il est vraiment entré en eux, il a pris la place de toute la tristesse qu’ils éprouvaient avant. Maintenant ils savent que Jésus est vivant, ressuscité, avec eux, en eux et que jamais il ne les abandonnera. Ils sont profondément heureux, en paix.


Nous allons fermer les yeux et imaginer Jésus qui fait tout pour consoler en profondeur ses amis. Il leur parle, leur explique tout à son sujet… il attend que ses amis l’invitent chez eux… dans leur maison, il partage le pain comme il l’avait fait au cours du dernier repas et les yeux de ses disciples s’ouvrent enfin et lui rentre en eux…. et eux se sentent profondément heureux.



    v. 7-9 La joie et l’annonce de la Résurrection.

En se rendant compte de tout ce qui s’est passé, les disciples ont ressenti une joie énorme, à faire exploser leur cœur. JESUS EST VIVANT ! Il ne les avait pas trompé. Il était bien plus que ce qu’ils croyaient… IL EST DIEU ! Il a vaincu la mort… IL EST VIVANT ! 

Alors que font-ils ? Immédiatement ils font demi-tour, peu importe qu’il fasse nuit. Ils retournent à Jérusalem, sans doute même en courant pour retrouver tous les amis de Jésus et en arrivant, ils racontent tout ce qui s’est passé, comment Jésus leur est apparu pour les consoler.


Nous allons fermer les yeux et imaginer leur retour précipité, en courant sans doute… et quand ils se retrouvent, que font-ils ? Comment racontent-ils ce qui s’est passé ? Qu’est-ce qu’ils ressentent ?.



Colloque

Allons sur le tapis, la terre sacrée, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Jésus est là, plein de vie, de lumière, d’amour, de paix, de force, de gloire, il transforme la tristesse en joie. Si tu as quelque chose à lui confier qui te rend triste, fais-le dans le silence de ton cœur, il t’écoute. Ensuite, imagine que tu es dans ses bras, que tu baignes dans son amour, tu peux lui dire ce que tu éprouves.


C’est le Père qui a ressuscité le Fils alors nous allons le remercier en récitant le Notre Père.



Jésus apparaît aux disciples  (Jn 20, 19-23).

Jésus apparaît aux disciples (Jn 20, 19-23).


On se met en présence du Seigneur (cf les différentes manières de le faire).


L’histoire :

 19 Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit: «La paix soit avec vous!»

20 Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.

21 Jésus leur dit de nouveau: «La paix soit avec vous! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie.» 22 Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit: «Recevez l’Esprit Saint. 23 À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus.» (Jn 20, 19-23). Textes liturgiques © AELF, Paris.



Demande :

Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur.



Contemplation :

    v. 19  Les disciples sont enfermés.

On est le soir du premier jour de la semaine, qui est le jour de la Résurrection. Mais les disciples n’ont pas encore vraiment intégré l’idée que Jésus était ressuscité. Ils sont encore dans le traumatisme de l’arrestation et de la crucifixion de Jésus. Ils ont vécu l’horreur de la mort de Jésus qui était leur ami, en qui ils avaient mis tous leurs espoirs et donc ils sont perdus et ont très peur qu’on vienne les arrêter eux-aussi. Ils se cachent dans une maison, les portes sont fermées à clé, sans doute que les lumières sont éteintes et qu’ils restent en silence pour ne pas se faire repérer. Leur cœur est empli de crainte et de tristesse. 


Nous allons fermer les yeux et imaginer les disciples et la peur qu’ils ressentent. Imagine la maison où ils sont enfermés, sans bouger. Regarde chacun des disciples et imagine ce qu'ils ressentent, à quoi ils pensent..


   v. 19-20  Jésus vient les consoler.

Et subitement que se passe-t-il ? Alors que les portes sont fermées, Jésus apparait. Il se rend visible. En ressuscitant, Il est entré dans la dimension de Dieu qui n’a ni espace, ni temps, en fait, Il englobe tout. Il est toujours présent partout, mais là, il se rend visible et les disciples peuvent l’entendre et qu’est-ce que Jésus leur dit en premier ? «La paix soit avec vous!» Il ne dit pas «salut les amis !», sa salutation est plus forte, plus adaptée aux circonstances : alors qu’ils ont le cœur agité, troublé, la 1ère chose que fait Jésus est de leur donner la paix, sa paix à lui, profonde, solide parce qu’ils les aiment énormément comme il nous aime énormément et il ne veut pas nous voir souffrir ou être inquiets. Et quelle est la 2ème chose qu’il fait ? Il leur montre ses mains et son côté, pourquoi ? Il leur montre la trace des clous dans ses mains et celle dans la lance dans son côté pour qu’ils le reconnaissent vraiment, qu’ils aient la preuve que c’est bien lui, Jésus qu’il était mort et qu’il est ressuscité. Que ressentent les disciples ? Un soulagement, une joie énormes, ils se sentent libérés de l’enfermement dans lequel ils étaient. 


Nous allons fermer les yeux et imaginer Jésus, la manière dont il apparaît, son visage, son vêtement, les plaies de ses mains… imagine ce que ressentent les disciples… Imagine que tu es un de ces disciples, tu es là et tu vois Jésus et Jésus te regarde et te montre ses mains, son côté, que ressens-tu ? Que ferais-tu ?


    v. 21-23  Jésus envoie ses disciples.

Et après leur avoir donné la paix et leur avoir montré ses mains et son côté, que fait Jésus ? Il a un très beau geste : il souffle sur eux. Ce souffle sort du fond de lui, c’est son Esprit qu’il leur donne, l’Esprit d’amour, l’Esprit Saint. En faisant cela, il leur  déclare que son Père l’a envoyé sur terre pour nous sauver, mais que maintenant, lui Jésus, les envoie eux, avec la force de l’Esprit, la force de l’amour de Dieu, pour qu’ils soient ceux qui transmettent à l’Humanité, au nom de Dieu, la bonne nouvelle du Salut, l’amour infini de Dieu, Père, pour chacun de ses enfants, sa miséricorde, son pardon pour quand on s’éloigne de lui.


Nous allons fermer les yeux et imaginer la scène, Jésus qui souffle sur ses disciples…. et maintenant imagine que tu es là, présent, Jésus souffle sur toi… sens comment l’Esprit d’amour entre en toi et te remplit de force, de lumière, de joie, de chaleur, d’envie d’être très bon et de prêcher la Parole de Dieu, le Salut.


Colloque

Allons sur le tapis, la terre sacrée, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Jésus est là, plein de vie, de lumière, d’amour, de paix, de force, de gloire, il transforme la tristesse en joie, il libère de toutes les peurs. Imagine que tu es dans les bras de Jésus, plein de vie, de lumière, d’amour, de paix, de force, de gloire. Imagine que Jésus t’offre son amitié, son Esprit et te demande d’être son/sa disciple. Imagine de nouveau son souffle sur toi et après, dis-lui ce que tu ressens.


C’est le Père qui a ressuscité le Fils alors nous allons le remercier en récitant le Notre Père.