Résurrection et apparitions

C. Pastro © monastère Nossa Senhora da Paz 

Vous trouverez ici : les femmes au tombeau (Lc 24), l’apparition à Marie Madeleine (Jn 20), Les disciples d’Emmaüs (Lc 24),  les apparitions aux disciples en Jn 20 et 21 et la Pentecôte.  

Les femmes au tombeau (Lc 24, 1-12).

C. Pastro © monastère Nossa Senhora da Paz 

Les femmes au tombeau (Lc 24, 1-12).


On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.


On demande librement  à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur. » 


La Parole qui m’est adressée ce jour :

 1 Le premier jour de la semaine, à la pointe de l’aurore, les femmes se rendirent au tombeau, portant les aromates qu’elles avaient préparés. 2 Elles trouvèrent la pierre roulée sur le côté du tombeau. 3 Elles entrèrent, mais ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus. 4 Alors qu’elles étaient désemparées, voici que deux hommes se tinrent devant elles en habit éblouissant. 5 Saisies de crainte, elles gardaient leur visage incliné vers le sol. Ils leur dirent: « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? 6 Il n’est pas ici, il est ressuscité. Rappelez-vous ce qu’il vous a dit quand il était encore en Galilée: 7 “Il faut que le Fils de l’homme soit livré aux mains des pécheurs, qu’il soit crucifié et que, le troisième jour, il ressuscite.” » 8 Alors elles se rappelèrent les paroles qu’il avait dites. 9 Revenues du tombeau, elles rapportèrent tout cela aux Onze et à tous les autres. 10 C’étaient Marie Madeleine, Jeanne, et Marie mère de Jacques; les autres femmes qui les accompagnaient disaient la même chose aux Apôtres. 11 Mais ces propos leur semblèrent délirants, et ils ne les croyaient pas. 12 Alors Pierre se leva et courut au tombeau ; mais en se penchant, il vit les linges, et eux seuls. Il s’en retourna chez lui, tout étonné de ce qui était arrivé. (Lc 24, 1-12). Textes liturgiques © AELF, Paris.


Contemplation :

    v. 1 La réalité du tombeau (je m’inspire ici d’une fiche de Leonardo)

Le corps de Jésus, mort, descendu de la croix, a été enveloppé dans un linceul, (une sorte de drap) et déposé dans un tombeau. Comme c’était le commencement du sabbat qui interdit toute activité, tout travail, personne n’a pu s’occuper de son corps, des soins à lui apporter avec des préparations particulières. Le corps sans vie de Jésus a été mis dans ce tombeau et une pierre a été roulée devant. Nous allons commencer par imaginer la réalité de ce tombeau et de la mort de Jésus.

Ferme les yeux et essaie d'imaginer ce tombeau avec le corps de Jésus enveloppé d’un linceul et posé sur le sol… À quoi ressemble-t-il ? Qu’est-ce que cela me rappelle ?… Quels sentiments est-ce que j’éprouve ?


    v. 1-5 Les femmes découvrent le tombeau vide. 

Qui va au tombeau, quand et pour quoi faire ? Des femmes, le « premier jour de la semaine, à la pointe de l’aurore », c’est-à-dire dès que le jour est levé et que le sabbat est terminé, elle se précipitent au tombeau pour prendre soin du corps mort de Jésus avec des aromates et des parfums qu’elles avaient préparés avant que le sabbat ne commence. On peut facilement imaginer qu’elles n’avaient pensé qu’à cela pendant le sabbat : la mort de Jésus et la nécessité de prendre soin de son cadavre. À l’évidence, ces femmes aimaient beaucoup Jésus, elles le suivaient, parmi ses disciples. Dès que l’interdiction de se déplacer et de travailler liée au sabbat est levée, elles se précipitent au tombeau et voilà qu’elles trouvent la pierre roulée sur le côté du tombeau et le tombeau est vide. Le corps mort de Jésus dont elles voulaient prendre soin a disparu ! Et au lieu de ça, deux hommes se tiennent devant elles en habit éblouissant et leur demandent : « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ?


Ferme les yeux et imagine la scène : le jour commence à peine à se lever, le sabbat est terminé, les femmes qui n’attendaient que cela se précipitent au tombeau pour prendre soin du corps mort de Jésus, imagine que tu es avec elles… et voilà que le tombeau est ouvert et vide et que des inconnus en habit éblouissant vous disent « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? » Que ressentez-vous ? Que faites-vous ?


    v. 7-12 La résurrection : entre joie et incrédulité 

Ces deux hommes vêtus d’un habit éblouissant sont des envoyés de Dieu qui viennent annoncer la bonne nouvelle de la résurrection à ces femmes. Elles qui venaient voir un mort, doivent intégrer l’idée que celui qu’elle croyait mort est vivant. Les deux hommes prennent le temps de les convaincre en faisant appel à leurs souvenirs et aux paroles de Jésus quand il était encore en Galilée, Jésus avait dit : “Il faut que le Fils de l’homme soit livré aux mains des pécheurs, qu’il soit crucifié et que, le troisième jour, il ressuscite.” mais c’est comme si les disciples n’avaient pas vraiment entendu la parole de Jésus, on le constate aussi quand les femmes revenues du tombeau racontent tout cela aux Onze, c’est-à-dire à ceux qui avaient été les plus proches de Jésus, le texte dit : « Mais ces propos leur semblèrent délirants, et ils ne les croyaient pas ». Même Pierre qui veut vérifier l’information constate que le corps de Jésus n’est plus dans le tombeau et Luc écrit : Il s’en retourna chez lui, tout étonné de ce qui était arrivé.

C’est comme si malgré la parole de Jésus annoncée et rappelée, il demeurait difficile pour eux d’envisager sa résurrection et en même temps ils ne peuvent nier la réalité du tombeau vide et pour les femmes, le témoignage de ces envoyés de Dieu.


Ferme les yeux et imagine la scène : tu es là avec les femmes devant le tombeau vide et les deux hommes en habit éblouissant vous expliquent que Jésus est vivant tel qu’il l’avait annoncé en Galilée. Vous vous souvenez de ces paroles et vous courrez l’annoncer aux autres… qui ne vous croient pas…

Imagine maintenant que tu es l’un des Onze et tu entends ces femmes dire que Jésus est ressuscité tel qu’il l’avait annoncé, que ressens-tu ?


Cœur à cœur

Allons sur le tapis, faisons-nous tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Jésus est vraiment ressuscité et est vivant à jamais. Qu’est-ce que cela m’inspire, est-ce que je le crois véritablement, quel impact pour ma vie à moi ? Je peux prendre un moment pour y réfléchir et partager en secret avec Dieu ce qui m’habite. Si quelque chose m’a touché pendant cette contemplation, je peux aussi en parler librement à Dieu.


C’est le Père qui a ressuscité le Fils alors nous allons le remercier en récitant le Notre Père.




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L’apparition à Marie Madeleine (Jn 20, 11-18).

C. Pastro © monastère Nossa Senhora da Paz 

L’apparition à Marie Madeleine (Jn 20, 11-18) (d’après une fiche de Leonardo).


On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.


On demande librement  à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur. » 


La Parole qui m’est adressée ce jour :

11 Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. 12 Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. 13 Ils lui demandent: « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond: « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. »

14 Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.

15 Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ?» Le prenant pour le jardinier, elle lui répond: « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre .»

16 Jésus lui dit alors: « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu: « Rabbouni ! », c’est-à-dire: Maître. 17 Jésus reprend: « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.»

18 Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples: « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit. (Jn 20, 11-18). Textes liturgiques © AELF, Paris.


Contemplation :

    v. 11-15  Marie Madeleine ne comprend pas les signes.

Le corps de Jésus, mort, descendu de la croix, a été déposé dans un tombeau. Le lendemain du sabbat, Marie Madeleine, une grande amie de Jésus, vient de très bonne heure au tombeau et, stupéfaction, la pierre qui fermait le tombeau a été roulée et le tombeau est vide !

Marie Madeleine représente chaque chrétien qui aime vraiment Jésus, donc tu peux t’identifier à elle. Elle voit le tombeau vide et est-ce qu’elle comprend ce qui s’est passé ? non… Donc, elle reste à attendre… elle ne sait pas trop ce qu’elle attend mais elle ne veut pas s’éloigner du dernier endroit où elle a vu Jésus. C’est comme quand quelqu’un perd un être cher, très souvent il va au cimetière pour se sentir près de lui.

Sa douleur est tellement grande qu’elle n’arrive pas à comprendre le signe du tombeau vide. Pourtant il y a des anges qui apparaissent mais c’est comme si elle ne réalisait pas. Jésus lui-même lui apparaît mais elle continue à être prisonnière de son idée, que Jésus est mort et non pas vivant, et elle croit qu'il s’agit du jardinier.

Quand on est très triste, dans une grande douleur ou qu’on est très en colère, on n’arrive pas bien à voir ce qui se passe.

Ferme les yeux et imagine Marie Madeleine. Comment est-elle ? Pourquoi est-elle près du tombeau ? Qu’y a-t-il dans son cœur ?


    v. 16 Marie Madeleine et le Ressuscité, Bon Pasteur. 

Jésus aussi aime énormément Marie Madeleine (ainsi que chacun d’entre nous). Sa douleur à elle, notre douleur à nous, lui font mal à lui aussi et il cherche toujours à nous consoler, à nous remplir de paix, de joie, d’amour.

Jésus connaît notre nom, cela signifie qu’il nous connaît en profondeur, il sait ce que nous sommes, ce que nous pensons et ressentons, il nous regarde toujours avec amour et sait ce qui nous habite au plus profond de nous… (Il est le Bon Pasteur qui connaît ses brebis)… Personne d’autre que lui ne prononce notre nom avec autant d’amour. Ici, il appelle Marie Madeleine par son nom et c’est à ce moment précis où il prononce son nom que Marie Madeleine se rend compte que c’est bien Jésus, l’amour de sa vie, et non un inconnu. Qu’est-ce qu’elle a pu ressentir à votre avis ? Joie, libération, vie….

Ferme les yeux et imagine Marie Madeleine affligée, en train de pleurer à côté du tombeau et tout à coup, elle entend qu'on l’appelle par son nom et elle se rend compte que c’est JÉSUS, qu’il est VIVANT ! Qu’est-ce qu’elle ressent, qu’est-ce qu’elle fait ou qu’est-ce qu’elle a envie de faire ?



    v. 17-18   La mission que le Ressuscité nous donne.

Marie Madeleine aurait sans doute bien aimé rester là pour toujours, avec Jésus, mais que lui dit-il ? « Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu ».Jésus doit aller rejoindre Dieu le Père, qui est également notre Père. Et il donne une mission à Marie Madeleine d’aller annoncer la nouvelle de sa résurrection aux autres disciples, et de bien dire aussi que Dieu est également notre Père à nous et qu’il nous accueille comme il accueille Jésus. Ce sont des grandes nouvelles. On dit parfois de Marie Madeleine qu’elle est « l’apôtre des apôtres ». C’est la première personne à qui Jésus apparaît après sa résurrection et il lui demande de l’annoncer aux autres.

Et le texte dit bien qu’elle le fait : « Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples: « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit. » On peut même peut-être imaginer qu’elle y va en courant tellement elle doit être heureuse !


Ferme les yeux et imagine la joie de Marie Madeleine qui se hâte d’aller raconter à tout le monde ce qui s’est passé : comment fait-elle ? Que dit-elle ?


Cœur à cœur

Allons sur le tapis, faisons-nous tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Imagine que tu es dans les bras de Jésus, plein de vie, de lumière, d’amour, de paix, de force, de gloire… imagine Jésus prononçant ton nom : écoute cela dans ton cœur, ton nom dit par Jésus.. sens qu’il t’appelle à annoncer sa Parole. Donne lui une réponse avec tes mots à toi.


 Terminer par le Notre Père.






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C. Pastro © monastère Nossa Senhora da Paz 

Les disciples d’Emmaüs (Lc 24, 13-35).

Les disciples d’Emmaüs (Lc 24, 13-35).


On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.



On demande librement  à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur. » 


La Parole qui m’est adressée ce jour :

 13 Le même jour, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, 14 et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé. 15 Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. 16 Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. 17 Jésus leur dit: « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. 18 L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit: « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. » 19 Il leur dit: « Quels événements ? » Ils lui répondirent: « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple : 20 comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. 21 Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. 22 À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, 23 elles n’ont pas trouvé son corps; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision: des anges, qui disaient qu’il est vivant. 24 Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit; mais lui, ils ne l’ont pas vu. » 25 Il leur dit alors: « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! 26 Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » 27 Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. 28 Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. 29 Mais ils s’efforcèrent de le retenir: « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. 30 Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. 31 Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. 32 Ils se dirent l’un à l’autre: « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » 33 À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent: 34 « Le Seigneur est réellement ressuscité: il est apparu à Simon-Pierre. » 35 À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain. (Lc 24, 13-35). Textes liturgiques © AELF, Paris.


Contemplation :

    v. 13-24 Jésus accompagne deux disciples « tout tristes »

Que se passe-t-il au début de l’histoire ? Trois jours après la mort de Jésus, deux de ses disciples ont décidé d’abandonner le groupe et de rentrer chez eux. Ce qui s’est passé ne correspond pas du tout à ce qu’ils avaient sans doute imaginé, à savoir que Jésus serait un roi puissant qui les libèrerait, au lieu de cela, il a été crucifié sans opposer aucune résistance et malgré tout ce qu’il avait fait, les autorités religieuses ne l’ont pas reconnu comme étant le Messie attendu. Certes, il y a bien quelques femmes qui ont annoncé qu’il était vivant mais visiblement eux ne les ont pas crues. Donc ils rentrent sans doute chez eux et le texte dit qu’ils sont « tout tristes ». Leur cœur est vraiment lourd. Et voilà qu’en chemin, Jésus leur apparaît, il vient les chercher,  il est vivant comme les femmes ont annoncé et non pas mort comme eux ont l’air de le penser et il ne les a pas abandonnés. Toutefois, ils ne le reconnaissent pas, le texte dit que « leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître » : peut-être qu’ils sont trop centrés sur leur propre tristesse et incrédulité ou que Jésus pour l’instant ne veut pas qu’il les reconnaisse ? On ne sait pas. Jésus, lui, ne dit pas qui il est, il fait comme s’il ne savait rien à tel point que l’un des disciples lui dit « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci ». Cela montre à quel point ils ne reconnaissent pas Jésus ! Peut-être que Jésus, en agissant ainsi, veut leur faire raconter toute l’histoire, librement, telle que eux l’ont vécue et ainsi, une fois qu’ils auront « vidé leur sac », il pourra corriger leurs interprétations. 


Ferme les yeux et imagine la scène : les deux disciples tout tristes qui croient que tout est fini à propos de Jésus sont en chemin pour rentrer chez eux… 

Imagine Jésus qui va les chercher sans se faire reconnaître, marche à leur côté et leur fait raconter toute l’histoire… imagine la scène…


    v. 25-32 Jésus se fait reconnaître.

Une fois que Jésus a aidé ses amis à vider leur sac de tristesse, que fait-il ? Il va les consoler et leur montrer à quel point ils se sont trompés. Il commence par leur expliquer que toute l’Écriture annonçait que le Sauveur aurait à souffrir comme Jésus avait souffert. Les disciples ont sans doute alors commencé à se sentir soulagés, à ressentir de la chaleur dans leur cœur et à reprendre espoir même s’ils ne reconnaissent toujours pas Jésus. Donc lui continue à ouvrir leur cœur et leurs yeux… il fait semblant de les quitter au moment où ils arrivent chez eux le soir, sans doute pour alimenter leur désir d’être avec lui, pour augmenter leur amour, pour qu’ils l’invitent à venir chez eux, dans leur maison…dans leur cœur. Et là, que se passe-t-il ? Jésus reproduit les gestes du dernier repas « ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna » et c’est là que ses amis le reconnaissent, leurs yeux et leur cœur s’ouvrent et au moment où ils le reconnaissent, Jésus disparaît à leur vue.  


Ferme les yeux et imagine Jésus qui d’abord explique toute l’Écriture à son sujet… 

Puis imagine qu’arrivés chez eux, Jésus partage le pain comme il l’avait fait au cours du dernier repas et les yeux de ses disciples s’ouvrent enfin et au même moment où ils le reconnaissent, Jésus disparaît à leurs regards… Pourquoi ? Comment se sentent les disciples maintenant ?



    v. 7-9 La joie et l’annonce de la Résurrection.

En se rendant compte de tout ce qui s’est passé, les disciples ont certainement ressenti une joie énorme, à faire exploser leur cœur. JESUS EST VIVANT ! Il ne les avait pas trompés. Il est bien plus que ce qu’ils croyaient et avaient imaginé, ils s’étaient tellement trompés à son sujet…

Alors que font-ils ? Immédiatement ils font demi-tour, peu importe qu’il fasse nuit, qu’ils soient fatigués. Ils vont refaire le chemin inverse, ils retournent à Jérusalem, sans doute même en courant pour retrouver tous les amis de Jésus et en arrivant, ils racontent tout ce qui s’est passé, comment Jésus leur est apparu pour les consoler. Or il se trouve qu’entre temps, Jésus était aussi apparu à Simon-Pierre.


Ferme les yeux et imagine les disciples qui retournent voir leurs amis, sans doute en courant alors que c’est déjà le soir… quand ils retrouvent les autres, que se passe-t-il ?


Cœur à cœur

Allons sur le tapis, faisons-nous tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Jésus est là, plein de vie, de lumière, d’amour, de paix, de force, de gloire, il transforme la tristesse en joie. Si tu as quelque chose à lui confier qui te rend triste, fais-le dans le silence de ton cœur, il t’écoute, sinon, tu peux simplement le remercier d’être toujours avec toi. Si cette contemplation t’a inspiré autre chose, tu peux en parler librement avec lui.


C’est le Père qui a ressuscité le Fils alors nous allons le remercier en récitant le Notre Père.


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Jésus apparaît aux disciples  (Jn 20, 19-23).

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Jésus apparaît aux disciples (Jn 20, 19-23).


On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.



On demande librement  à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur. » 


La Parole qui m’est adressée ce jour :

 19 Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit: « La paix soit avec vous ! »

20 Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.

21 Jésus leur dit de nouveau: « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie.» 22 Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit: « Recevez l’Esprit Saint. 23 À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus.» (Jn 20, 19-23). Textes liturgiques © AELF, Paris.


Contemplation :

    v. 19  Les disciples sont enfermés.

On est le soir du premier jour de la semaine, qui est le jour de la résurrection. Marie-Madeleine vient de raconter aux disciples qu’elle avait vu Jésus ressuscité et elle vient de leur transmettre son message mais les disciples peinent à le croire, ils sont encore dans le traumatisme de l’arrestation et de la crucifixion de Jésus et ils ont très peur qu’on vienne les arrêter eux-aussi. Ils se cachent dans une maison, les portes sont fermées à clé de l’intérieur, sans doute que les lumières sont éteintes et qu’ils restent en silence pour ne pas se faire repérer. Leur cœur est empli de crainte et de tristesse, ils avaient tout laissé pour suivre Jésus, ils ont vu tout ce qu’il a fait et pourtant Jésus est mort sur la croix.

Nous allons fermer les yeux et imaginer les disciples et la peur qu’ils ressentent. 

Ferme les yeux et imagine la maison où ils sont enfermés, sans bouger. Regarde chacun des disciples : que ressentent-ils ? À quoi pensent-ils ?


    v. 19-20  Jésus vient les consoler.

Et subitement que se passe-t-il ? Alors que les portes sont fermées, Jésus apparaît. Il se rend visible. En ressuscitant, il est entré dans la dimension de Dieu qui n’a ni espace, ni temps, il englobe tout. Il est toujours présent partout, mais là, il se rend visible et les disciples peuvent l’entendre et qu’est-ce que Jésus leur dit en premier ? « La paix soit avec vous ! » Il ne dit pas « salut les amis ! », sa salutation est plus forte, plus adaptée aux circonstances : alors qu’ils ont le cœur agité, troublé, la 1ère chose que fait Jésus est de leur donner la paix, sa paix à lui, profonde, solide parce qu’il les aiment énormément comme il nous aime énormément et il ne veut pas nous voir souffrir ou être inquiets. Et quelle est la 2ème chose qu’il fait ? Il leur montre ses mains et son côté, pourquoi ? Il leur montre la trace des clous dans ses mains et celle dans la lance dans son côté pour qu’ils le reconnaissent vraiment, qu’ils aient la preuve que c’est bien lui, Jésus qui était mort et qui est ressuscité. 


Ferme les yeux et imagine Jésus, la manière dont il apparaît, son visage, son vêtement, les plaies de ses mains…  

Maintenant imagine les disciples qui voient et entendent Jésus … que ressentent-ils ?


    v. 21-23  Jésus envoie ses disciples.

Et après leur avoir donné la paix à deux reprises et leur avoir montré ses mains et son côté, que fait Jésus ? Il a un très beau geste : il souffle sur eux. Ce souffle sort du fond de lui, c’est son Esprit qu’il leur donne, l’Esprit d’amour, l’Esprit Saint, l’Esprit de discernement. En faisant cela, il leur  déclare que son Père l’a envoyé sur terre pour nous sauver, mais que maintenant, lui Jésus, les envoie eux, avec la force de l’Esprit, la force de l’amour de Dieu, pour qu’ils soient ceux qui transmettent à l’humanité, au nom de Dieu, la bonne nouvelle du Salut, l’amour infini de Dieu, Père, pour chacun de ses enfants, sa miséricorde, son pardon.

L’Esprit que reçoivent les disciples est comme la lumière qui va guider leurs pas, la sagesse qui va les inspirer, pour agir au nom de Dieu. L’idée est que ce soit l’Esprit de Dieu qui agit à travers eux, que les disciples soient la voix, la main de Dieu et non pas qu’ils agissent en leur propre nom. Jésus a été l’envoyé parfait du Père, aux disciples d’être les envoyés parfaits de Jésus grâce à l’Esprit que souffle Jésus sur eux.


Ferme les yeux et imagine la scène : Jésus souffle son Esprit de lumière et d’amour sur ses disciples en disant « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »…. 

Imagine que tu es là toi aussi et que Jésus souffle sur toi… Que ressens-tu ? Qu’as-tu envie de faire ?


Cœur à cœur

Allons sur le tapis, la terre sacrée, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Jésus est là, plein de vie, de lumière, d’amour, de paix, de force, de gloire, il transforme la tristesse en joie, il libère de toutes les peurs. Il t’offre son amitié, souffle son Esprit sur toi et te demande d’être son ami. Qu’as-tu envie de lui répondre ?


C’est le Père qui a ressuscité le Fils alors nous allons le remercier en récitant le Notre Père.



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Apparition et pêche miraculeuse  (Jn 21, 1-14).

Apparition et pêche miraculeuse (Jn 21, 1-14)


On se met en présence du Seigneur (cf les différentes manières de le faire).


On demande librement  à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur. » 


La Parole qui m’est adressée ce jour :

 1 Après cela, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.

2 Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre, avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), Nathanaël, de Cana de Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples. 3 Simon-Pierre leur dit: « Je m’en vais à la pêche.» Ils lui répondent: « Nous aussi, nous allons avec toi.» Ils partirent et montèrent dans la barque; or, cette nuit-là, ils ne prirent rien.

4 Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.

5 Jésus leur dit: « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent: « Non. » 6 Il leur dit: « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons.

7 Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre: « C’est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau.

8 Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons; la terre n’était qu’à une centaine de mètres. 9 Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain.

10 Jésus leur dit: « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. » 11 Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons: il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré.

12 Jésus leur dit alors: « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander: « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur. 13 Jésus s’approche; il prend le pain et le leur donne; et de même pour le poisson. 14 C’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples. (Jn 21, 1-14). Textes liturgiques © AELF, Paris.


Contemplation :

    v. 1-3 Six disciples s’en vont à la pêche de nuit et ne prennent rien.

Ce chapitre 21 a probablement été rajouté au texte initial de l’évangile mais dans tous les cas, la scène décrite se situe après la résurrection de Jésus. Il s’agit donc d’une apparition de Jésus ressuscité à ses disciples. On observe qu’ici, ils sont au nombre de 6, (il en manque 5), deux seulement sont nommés (Simon-Pierre et Thomas), deux sont identifiés comme étant «les fils de Zébédée» (donc Jacques et Jean) et les deux derniers ne sont pas nommés. Ils sont au bord de la mer de Tibériade, en Galilée, la région d’origine de la plupart des disciples de Jésus, et il est question d’aller pêcher, plusieurs disciples de Jésus dont Simon-Pierre sont des pêcheurs. Est-ce que ces disciples ont repris leur vie d’avant ? Ça y ressemble mais on ne sait pas. Ils profitent de la nuit pour aller pêcher (c’est un moment favorable) mais ils ne prennent rien. 

Nous allons essayer d’imaginer tout cela. 

Ferme les yeux et imagine la scène : tu es l’un des deux disciples qui n’est pas nommé ici, tu es de retour dans ta région d’origine après avoir passé 3 ans avec Jésus. Tu sais qu’il est ressuscité mais il n’est pas là. La nuit tombe, Simon-Pierre propose d’aller pêcher et avec 4 autres, vous y allez… vous passez la nuit dans la barque, les heures passent et aucun poisson ne vient dans vos filets… Imagine l’atmosphère. Que ressentez-vous ?


    v. 4-8 Jésus leur dit où jeter le filet

Au lever du jour, Jésus est sur le rivage mais les disciples ne savent pas que c’est lui. Que fait-il ? Il engage la discussion avec eux en leur demandant avec tendresse s’ils ont quelque chose à manger. Le terme utilisé n’est pas employé ailleurs dans le NT, il désigne un aliment qui accompagne le pain, généralement du poisson. Jésus sait certainement qu’ils n’ont rien pris et il sait aussi ce qu’il va faire. Ils répondent qu’ils n’ont rien à manger donc Jésus leur dit à quel endroit ils doivent jeter leur filet. Ils avaient déjà probablement essayé à cet endroit sans rien prendre mais ils font confiance et le texte dit «et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons.»

Ferme les yeux et imagine la scène : Jésus sur le rivage qui interpelle les disciples en leur demandant s’ils ont «quelque chose à manger» et les encourage à jeter leurs filets à droite de leur barque, les disciples qui font ce qu’il dit «et cette fois ils n’arrivaient pas tirer le filet, tellement il y avait de poissons.»


    v. 9-14 Jésus prépare et leur sert le petit déjeuner.

Les disciples reconnaissent Jésus à ce miracle, peut-être aussi à l’attention qu’il leur porte, ils avaient peiné seuls et grâce à lui, ils sont dans l’abondance. Le texte insiste à trois reprises sur cette abondance de poissons dans leurs filets. La 3ème fois le texte avance même un nombre quand il dit «Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons: il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré.» On a beaucoup donné à ce texte un sens symbolique : la pêche peut être entendue comme la construction du Royaume de Dieu, les poissons comme symboles des chrétiens (c’était un symbole utilisé au moment des persécutions), quant au nombre de 153, il a été beaucoup débattu mais toutes les interprétations vont dans le sens d’une plénitude, une totalité. Que ce texte soit à prendre dans un sens symbolique ou non, il rappelle dans tous les cas l’abondance permise par l’obéissance à la parole de Jésus. Maintenant, on voit les disciples qui mangent avec Jésus dans une scène très touchante, Jésus leur a préparé le petit-déjeuner : du pain avec des petits poissons grillés sur les braises. Il n’a même pas eu besoin des gros poissons qu’avaient pris les disciples, en grec, ce sont d’ailleurs deux termes différents, ce que cuisine Jésus n’est pas ce que les disciples ont pris dans leurs filets. Enfin, autre détail touchant, on voit que Jésus lui-même leur sert à manger.

Ferme les yeux et imagine la scène, imagine que tu es présent : le feu de braise sur le rivage, le pain, les petits poissons grillés et Jésus qui te sert à manger…


Cœur à cœur

Allons sur le tapis, essayons de nous approcher de Jésus pour lui parler dans le silence. Si quelque chose de particulier m’a inspiré au cours de cette contemplation, je peux lui en parler librement. Je peux aussi lui demander son aide ou la grâce d’avoir toujours confiance en sa Parole.

Terminer par le Notre Père.

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La Pentecôte  (Ac 2, 1-11).

La Pentecôte (Ac 2, 1-11).


On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.


On demande librement  à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur. » 


La Parole qui m’est adressée ce jour :

 1 Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours, ils se trouvaient réunis tous ensemble.  2 Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent: la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière.

3 Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux.

4 Tous furent remplis d’Esprit Saint: ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit.

5 Or, il y avait, résidant à Jérusalem, des Juifs religieux, venant de toutes les nations sous le ciel.

6 Lorsque ceux-ci entendirent la voix qui retentissait, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient en pleine confusion parce que chacun d’eux entendait dans son propre dialecte ceux qui parlaient.

7 Dans la stupéfaction et l’émerveillement, ils disaient: « Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ?

8 Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans son propre dialecte, sa langue maternelle ? 9 Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, de la province du Pont et de celle d’Asie, 10 de la Phrygie et de la Pamphylie, de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène, Romains de passage, 11 Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu. » (Ac 2, 1-11).Textes liturgiques © AELF, Paris.



Contemplation :

    v. 1-4 Les disciples de Jésus étaient réunis lorsqu’un souffle puissant les a atteints.

Les disciples de Jésus sont réunis dans une maison, probablement au Mont des Oliviers et ils sont probablement en train de prier avec Marie et d’autres femmes (voir Ac 1, 12-14). On est 50 jours après la résurrection de Jésus et 10 jours après son Ascension. Jésus après être ressuscité et être resté 40 jours avec ses disciples, a rejoint le Père. Juste avant de le rejoindre, il avait demandé à ses disciples de demeurer à Jérusalem en attendant d’être baptisés dans l’Esprit Saint (voir Ac 1, 3-8), il leur avait dit : «  vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre ». Il avait dit que cela aurait lieu quelques jours après son Ascension. Encore peu de personnes savent que Jésus est ressuscité et les autorités juives et romaines sont assez hostiles aux disciples de Jésus.

C’est la fête de la Pentecôte qui, pour les Juifs, célébrait à la fois les moissons et le don de la Loi par Dieu à Moïse sur le Sinaï. C’est une fête de pèlerinage qui a lieu 50 jours après Pâques, c’est la raison pour laquelle il y a beaucoup de monde à Jérusalem, y compris des Juifs venus de contrées lointaines. 

Pendant que les disciples sont réunis dans la maison, un bruit très fort se fait entendre, comme celui du vent, puis ils voient apparaître et se poser sur eux comme des langues de feu, c’est l’Esprit Saint promis par Jésus 10 jours plus tôt.


Nous allons fermer les yeux et imaginer l’agitation à Jérusalem et les disciples de Jésus réunis dans une maison…

Soudain, alors qu’ils prient, ils voient apparaître et se poser sur eux comme des langues de feu, c’est l’Esprit Saint promis par Jésus… ils se sentent tous remplis d’Esprit Saint. 


    v. 4-11 ils parlent la même langue que les gens présents et touchent leur cœur

 Jésus avait dit : vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre ». Et voilà que les disciples remplis d’Esprit Saint se mettent à parler des langues différentes que les gens venus de différents endroits pour la fête de la Pentecôte comprennent. Les disciples commencent à annoncer les merveilles de Dieu dans la langue maternelle, le dialecte des gens présents qui viennent d’ailleurs alors que eux les disciples sont Galiléens. Ils n’ont pas étudié de langues étrangères à l’école, c’est l’Esprit Saint qui leur permet de parler ces langues qu’ils ne connaissent pas et ce n’est pas pour parler de la pluie ou du beau temps, c’est pour annoncer les merveilles de Dieu. Un peu plus loin le texte raconte comment Pierre parle de Jésus en disant qu’il est le Christ, que Dieu l’a fait Seigneur et il est dit que « les auditeurs furent touchés au cœur » (v. 37). La promesse de Jésus commence à se réaliser et la nouvelle de sa résurrection va se diffuser partout.


Ferme les yeux et imagine les disciples qui commencent à parler de Jésus en plusieurs langues et les gens qui les écoutent sont touchés parce qu’ils entendent parler de Jésus dans leur propre langue…


Cœur à cœur

Allons sur le tapis, la terre sacrée, tout près de Dieu. L’Esprit Saint permet aux disciples de parler de Jésus et des merveilles de Dieu dans la langue des gens qui les écoutent. Je peux demander à l'Esprit Saint de venir en moi pour qu’il m’aide à parler de Jésus dans un langage audible par ceux à qui je veux m’adresser. Si cette contemplation m’a inspiré quelque chose de particulier, je peux en parler à Dieu.

Terminer par le Notre Père.

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