La vie de Jésus… de l’Annonciation à son baptême…

C. Pastro © monastère Nossa Senhora da Paz 

L’annonciation (Lc 1, 26-38)

L’annonciation (Lc 1, 26-38)


On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec l’amour de Dieu


On demande librement à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur. » 


La Parole qui m’est adressée ce jour :

26 Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,

27 à une jeune fille vierge accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph; et le nom de la jeune fille était Marie. 28 L'ange entra chez elle, et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »

29 À cette parole elle fut toute bouleversée et elle se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation.

30 L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. 31 Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils; tu lui donneras le nom de Jésus. 32 Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père; 33 il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »

34 Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »

35 L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.

36 Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. 37 Car rien n’est impossible à Dieu. »

38 Marie dit alors: « Voici la servante du Seigneur; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta. (Lc 1, 26-38).  Textes liturgiques © AELF,Paris.



Contemplation :

    v. 26.-35 Dieu choisit des «petits» pour faire naître son Fils.

Faire reconstituer l’histoire dans ses grandes lignes par les enfants. 

Identifier les points clés : Dieu veut sauver tous les hommes (les prendre tous dans son amour), en se faisant homme par un fils (Jésus) qui va naître d’une femme (Marie). Il envoie un messager, un ange, pour annoncer à Marie que c'est elle qui a été choisie par Dieu pour être la mère de son fils. Marie est une jeune fille toute modeste, toute humble, toute petite intérieurement mais qui l’aime beaucoup. Elle appartient à un petit peuple (le peuple juif) avec qui Dieu a fait alliance, Dieu a choisi depuis très longtemps un des plus petits peuples de la terre pour pouvoir dire à tous les hommes à quel point il les aime. Elle habite Nazareth, un tout petit village, à la campagne dans une région qui s’appelle la Galilée.

Donc Dieu a choisi un petit peuple, une jeune fille toute simple qui vit dans un petit village pour faire naître son Fils. Il n’a pas choisi de le faire naître chez un roi, dans un palais ou dans une famille riche et puissante.


Nous allons fermer les yeux et imaginer le petit village de Nazareth et dans ce village la maison de Marie… à quoi ressemble-t-elle ? et Marie, comment est-elle ? Que faisait-elle quand l’ange arrive pour lui parler ? Imagine la rencontre entre eux.


    v. 37 Rien n’est impossible à Dieu

Comment Jésus va-t-il être conçu dans le ventre de Marie ? Par l’action de l’Esprit Saint, c’est-à-dire l’Esprit de Dieu… c’est un grand mystère… Jésus est le seul être humain à avoir été conçu comme ça, son papa c’est Dieu directement. Joseph sera son papa adoptif, celui qui l’aidera à grandir. Donc Jésus va naître comme les autres êtres humains, en bébé, il n’apparaît pas comme ça subitement quelque part déjà adulte, mais sa conception est exceptionnelle. 

Est-ce que Marie est d’accord pour avoir un enfant dans ces conditions ? Oui, elle dit : «Voici la servante du Seigneur; que tout m’advienne selon ta parole.» C’est-à-dire qu’elle accepte de servir Dieu de la manière dont Dieu le veut, même si c’est quelque chose d’extraordinaire, de difficile à imaginer, elle croit que c’est possible et elle le veut… elle a compris que c’est elle qui allait donner naissance au Sauveur que Dieu avait promis à son peuple. Imaginez sa joie ! Elle a été choisie elle, si petite, si simple, pour être la maman de celui qui allait sauver son peuple ! Et comme pour la convaincre que « rien n’est impossible à Dieu » il lui annonce une autre nouvelle incroyable : sa cousine qui est âgée et qu’on dit stérile attend elle aussi un enfant dans sa vieillesse. Personne n’aurait pu imaginer cela…


Nous allons fermer les yeux et imaginer Marie après la visite de l’ange. Que ressent Marie en apprenant que Dieu l’a choisie pour être la mère de son Fils ?

« Rien n’est impossible à Dieu » : qu’est-ce que cela m’évoque à moi ? 


Cœur à cœur

Allons sur le tapis, nous faire tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Marie (et nous aussi) avons entendu deux paroles importantes de la part de Dieu : « sois sans crainte » et « rien n’est impossible à Dieu ». Dans le secret de mon cœur, qu’ai-je envie de répondre à Dieu par rapport à ce qu’il me dit ?

Terminer par le Notre Père.

C. Pastro © monastère Nossa Senhora da Paz 

Marie rend visite à Élisabeth (Lc 1, 39-49)

Marie rend visite à Élisabeth  (Lc 1, 39-49)


On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.


On demande librement à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur. » 


La Parole qui m’est adressée ce jour :

39 En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.

40 Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. 41 Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, 42 et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. 43 D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? 44 Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. 45 Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » 

46 Marie dit alors: «Mon âme exalte le Seigneur,

47 exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

48 Il s’est penché sur son humble servante; désormais tous les âges me diront bienheureuse. 49 Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! (Lc 1, 39-49). Textes liturgiques © AELF,Paris.


Contemplation :

    Marie en chemin vers la maison d’Elisabeth dans la montagne .

On commence, pour situer la scène, par reprendre rapidement l’Annonciation.

L’ange visite Marie, lui annonce qu’elle sera la mère du Sauveur, qu’elle va concevoir de l’Esprit Saint, c’est-à-dire l’Esprit de Dieu, un Fils qui s’appellera Jésus. Mais l’ange lui annonce aussi qu’Elisabeth, sa parente attend elle aussi un enfant, cela fait déjà 6 mois qu’elle est enceinte alors qu’elle est âgée, et que tout le monde disait qu’elle était stérile, qu’elle ne pouvait pas avoir d’enfant. Mais rien n’est impossible à Dieu ! Son fils à elle et à son mari Zacharie, s’appellera Jean. Alors Marie pense qu’elle doit aller aider sa cousine et peut-être aussi qu’elle veut partager sa joie avec elle. Donc elle se met en route avec Jésus qui commence tout juste à grandir dans son ventre. 

Nous allons imaginer le voyage de Marie, de Nazareth à la maison d’Elisabeth et Zacharie qui se trouve dans la montagne. 

Fermons les yeux et imaginons le chemin dans la montagne. Comment est le chemin ? Que ressent Marie ? J’imagine que je suis avec elle sur ce chemin méditant sur ce que Dieu est en train d’accomplir.


    v. 40-46 La rencontre entre Marie et Elisabeth… la force et la joie de l’Esprit de Dieu

Quand Marie arrive chez Elisabeth, que se passe-t-il ? Elles se saluent et le petit Jean bouge dans le ventre de sa mère parce qu’il est tout content d’entendre la voix de Marie et de sentir mystérieusement la présence de Jésus. Jean est déjà rempli d’Esprit saint, cet Esprit d’amour, de joie, de lumière qui permet de comprendre avec le cœur ce que les yeux ne peuvent pas encore voir. Alors Elisabeth comprend elle aussi mystérieusement que Marie est enceinte du sauveur, Jésus et elle s’écrie «Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni»… Le bébé Jean transmet l’Esprit Saint à sa maman. Donc tous les quatre, Marie, Jésus dans son ventre, Elisabeth et le petit Jean sont remplis d’Esprit Saint… 

Et nécessairement cela se termine en explosion de joie, car quand Marie entend ce que dit sa parente à son sujet alors qu’elle n’a encore rien raconté, elle comprend l’action de l’Esprit de Dieu dans tous les cœurs et elle est encore plus heureuse. Ce que Dieu est en train de réaliser là est merveilleux et incroyable ! Marie est tellement heureuse, qu’elle se met à chanter en reprenant des paroles qui étaient déjà connues dans le peuple juif (Marie s’inspire du Cantique d’Anne voir 1er livre de Samuel 2, 1-10).


Nous allons fermer les yeux et imaginer les deux bébés remplis d’Esprit Saint, c’est-à-dire de lumière, d’amour, de joie, qui se rencontrent pour la première fois… Et la joie qui éclate en chant pour Marie.

J’imagine que je suis là moi aussi, Marie et Jésus dans son ventre m’invitent à me réjouir des merveilles que Dieu est en train d’accomplir.



Cœur à cœur

Allons sur le tapis, nous faire tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. L’Esprit Saint, l’Esprit de Dieu donne la vie, la connaissance par le cœur, la joie comme nous l’avons vu ici. Il donne la paix aussi. Nous pouvons dire à Dieu et à Marie que nous voulons recevoir nous aussi l’Esprit saint pour être emplis de vie, de connaissance, d’amour, de joie, de paix… ou nous pouvons leur confier quelque chose de plus personnel qui nous serait apparu pendant la contemplation en toute liberté.

Terminer par le Notre Père.


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C. Pastro ©  archives du monastère Nossa Senhora da Paz 

La naissance (Lc 2, 1-7)

La naissance de Jésus (Lc 2, 1-7)


On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.


On demande librement à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur.» 


La Parole qui m’est adressée ce jour :


1 En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre – 2 ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. – 3 Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.

4 Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David. 5 Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte.

6 Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli. 7 Et elle mit au monde son fils premier-né; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. (Lc 2,1-7) Textes liturgiques © AELF, Paris.



Contemplation :

    v. 1-5 L’imprévu du voyage à Bethléem

Comme vous savez Marie est enceinte de Jésus, par l’action de l’Esprit et elle vit à Nazareth avec son mari qui s’appelle ? … Joseph. Or que se passe-t-il dans ce texte ? Joseph et Marie sont obligés de partir de Nazareth pour aller à Bethléem pour se faire recenser. Les autorités romaines qui occupent la Palestine veulent savoir combien il y a de gens et pour les compter, il y a une règle qui est que les gens doivent retourner dans leur ville d’origine. Où Joseph doit-il retourner ? À Bethléem parce qu’il est de la lignée de David, c’est-à-dire, un descendant très lointain du roi David qui a été un grand roi pour le peuple juif plusieurs siècles avant. Donc Joseph doit partir avec Marie pour se faire recenser à Bethléem. 

Il y a environ 100 km entre Nazareth et Bethléem, c’est la distance entre ici et…. (donner un lieu connu des enfants pour qu’ils se rendent mieux compte). À votre avis, comment vont-ils voyager tous les deux ? Marie attend Jésus qui est sur le point de naître, donc elle ne peut pas marcher, elle est très certainement sur un âne avec leurs affaires et sans doute que Joseph guide l’âne. Ça doit vraiment être un voyage pénible pour elle. Ils vont mettre plusieurs jours pour atteindre Bethléem. 

Mais comme Marie a dans son ventre le Fils de Dieu, sans que personne ne le sache, Dieu ne va pas les abandonner, c’est sûr. 

Nous allons fermer les yeux et imaginer le voyage de Joseph, Marie avec Jésus dans son ventre… imagine le chemin… comment est-il ? et l’âne qui porte Marie ? que ressentent Marie et Joseph dans leur cœur ?…  Imagine que tu les accompagnes… qu’est-ce que tu peux faire pour les aider ?


    v. 6-7 Pas de place à l’arrivée..

Ils arrivent enfin à Bethléem, que font-ils immédiatement ? Ils cherchent un logement, il fait froid et Marie est enceinte de Jésus qui est sur le point de naître, ils ne peuvent pas dormir dehors. Est-ce qu’ils trouvent un hébergement ? non, pourquoi ? Recensement, beaucoup de monde et les gens ne se rendent pas compte que c’est le Fils de Dieu qui est sur le point de naître…

Nous allons fermer les yeux et imaginer Joseph et Marie frappant aux portes pour être hébergés… comment demandent-ils ? Qu’est-ce qu’on leur répond ? Mets-toi à leur place, que ressentent-ils dans leur cœur ?


    v. 6-7 La naissance dans une crèche..

Quelqu’un sans doute leur parle d’un abri pour les animaux un peu à l’écart, les animaux sont gardés là la nuit pour avoir moins froid. 

Nous allons fermer les yeux et imaginer l’endroit avec les animaux présents… (partage).

Et au milieu de la nuit, soudain, on entend le cri d’un nouveau-né. Jésus est né !

Marie l’emmaillote (elle l’enveloppe de langes) et où couche-t-elle le petit bébé Jésus qui vient de naître ? dans une mangeoire… là où on met la nourriture pour les animaux normalement. Peut-être que Dieu le Père veut donner des messages à travers ce qui leur arrive…  

En tout cas, Dieu fait tout pour que le petit Jésus naisse entouré de ce dont il a besoin : la chaleur de son papa Joseph et de sa maman, un berceau dans une mangeoire, peut-être qu’il y a des animaux qui sont présents, leur chaleur peut réchauffer Jésus aussi, comme un chauffage naturel…


Nous allons fermer les yeux et imaginer le petit Jésus qui vient au monde posé dans la mangeoire… imagine que toi aussi tu es là avec Joseph, Marie et le bébé Jésus tout petit, emmailloté… qu’est-ce que tu as envie de faire ?


    

Cœur à cœur

Allons sur le tapis, nous faire tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Le petit bébé Jésus est né, pas dans les conditions que ses parents avaient prévues, il y a eu beaucoup de surprises, mais il est né et il faut bien s’occuper de lui maintenant… Jésus nait aussi dans notre cœur, même si parfois les conditions ne sont pas très bonnes, il est là, bien présent dans notre cœur comme un petit bébé qui attend qu’on s’occupe de lui. Imagine ce petit bébé Jésus qui est là, dans ton cœur, penche-toi sur lui, prends-le dans tes bras…  dis-lui en secret tout ce que tu vas faire pour lui pour qu’il grandisse. Tu peux aussi demander en secret à Dieu le Père, à Joseph, à Marie de t’aider à bien prendre soin de ce petit Jésus en toi. 


Terminer par le Notre Père.

C. Pastro ©  archives du monastère Nossa Senhora da Paz 

Les petits bergers (Lc 2, 6-20)

La visite des petits bergers (Lc 2, 6-20)


On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.


On demande librement à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur. Donne-moi la simplicité pour m’émerveiller comme les petits bergers. » 


La Parole qui m’est adressée ce jour :


6 Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli. 7 Et elle mit au monde son fils premier-né; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.

8 Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux.

9 L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte. 10 Alors l’ange leur dit: «Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple: 11 Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. 12 Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »

13 Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : 14 « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. » 

15 Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux: «Allons jusqu’à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, l’événement que le Seigneur nous a fait connaître.» 16 Ils se hâtèrent d’y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. 17 Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. 18 Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers.

19 Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.

20 Les bergers repartirent; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé. (Lc 2, 6-20) Textes liturgiques © AELF, Paris.


 

Contemplation :

    v. 9-15 La rencontre des petits bergers dans la nuit avec les anges de lumière

Rappeler les circonstances de la naissance de Jésus. Jésus le Sauveur est né à Bethléem, Joseph et Marie y étaient allés pour le recensement. Il n’y avait pas de place pour eux dans aucune auberge et donc ils se sont réfugiés dans un abri pour animaux et c’est là que Jésus est né. Marie l’a enveloppé de langes et couché dans une mangeoire. Dieu, dans cette naissance très particulière, fait passer beaucoup de messages (Jésus est homme parmi les hommes, il va vivre comme eux, en particulier comme les plus pauvres, il va devenir le pain de vie etc…). 

Juste après sa naissance, que se passe-t-il qui est décrit ici au début ? Un ange apparaît à des petits bergers qui gardaient des troupeaux pas très loin. Les bergers étaient des gens très simples, très pauvres, souvent méprisés, ils passaient la nuit dans les champs. L’ange leur annonce la naissance du Sauveur, or tout le peuple juif attendait cet événement, la venue du Messie, c’est donc une très grande nouvelle et c’est à eux, le plus petits et humbles de tous que Dieu l’annonce en premier. Les anges en effet sont comme des messagers de Dieu qui apportent des nouvelles très importantes aux hommes, surtout au sujet de la naissance de Jésus (par exemple Gabriel qui a annoncé à Marie qu’elle serait la mère du Sauveur). Le texte parle de la lumière du Seigneur qui accompagne le premier ange et ensuite il y a beaucoup d’anges qui louent Dieu, ils disent «Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime.» 


Nous allons fermer les yeux et imaginer les petits bergers dans la nuit, toi aussi tu es un petit berger…. que fais-tu ? Soudain un ange apparaît qui t’annonce une grande nouvelle, le Messie tant attendu est né et c’est à toi et à tes amis que Dieu l’annonce en premier ! Une grande lumière et ensuite beaucoup d’anges apparaissent et chantent la gloire de Dieu. Que ressens-tu ?


    v. 15-20 Les petits bergers courent, s’émerveillent devant Jésus, racontent tout et repartent.

Quand les anges ont disparu, que font les petits bergers ? Ils courent voir le petit bébé Jésus… ils le trouvent couché dans la mangeoire, comme l’ange l’avait annoncé, ils s’émerveillent, peut-être qu’ils le caressent, qu’ils lui font un bisou ? Immédiatement, ils racontent à Joseph et Marie ce qui vient d’arriver, les anges, la lumière. Ceux qui sont présents s’étonnent de ce que racontent les bergers, Marie, elle, ne dit rien mais elle garde tout cela précieusement dans son cœur. 

Après avoir tout raconté, les petits bergers repartent en faisant comme les anges : ils chantent, ils glorifient et louent Dieu (v. 20).

Ferme les yeux… tu es un petit berger… dès que les anges ont disparu, tu cours très vite pour voir Jésus… et tu le trouves couché dans la mangeoire… Comment est-il ? Qu’as-tu envie de faire ?…


Tu racontes tout à Joseph et Marie. Puis avec tes amis, vous repartez. Comment te sens-tu  ?


Cœur à cœur

Allons sur le tapis, nous faire tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. C’est à des gens très simples, très humbles que Dieu a annoncé la naissance de son Fils en premier et ces petits bergers ont cru et se sont émerveillés. On peut peut-être demander à Dieu la grâce de la simplicité et de l’émerveillement spontané comme ces petits bergers. On peut aussi contempler de nouveau ce bébé Jésus et dire à Dieu comment on envisage d’en prendre soin car Jésus naît aussi dans notre cœur… 

Dans le secret, on dit à notre Père ce qui nous habite après cette contemplation.


Terminer par le Notre Père.

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La visite des mages (Mt 2, 1-11)

C. Pastro ©  archives du monastère Nossa Senhora da Paz 

La visite des mages (Mt 2, 1-11) 


On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.


On demande librement  à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur.» 


La Parole qui m’est adressée ce jour :

1 Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem 2 et demandèrent: «Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui.» 3 En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui.

 4 Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. 5 Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : 6 Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. »

7 Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; 8 puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »

9 Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. 10 Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. 11 Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents: de l’or, de l’encens et de la myrrhe. (Mt 2, 1-11). Textes AELF.


Contemplation :

    v. 1-2 Les mages d'Orient

On peut rappeler les conditions de la naissance de Jésus. Ici il est question de mages venus d’Orient. Les mages étaient des savants qui passaient beaucoup de temps à étudier, à contempler la nature pour comprendre les choses de la création, ils observaient beaucoup, en particulier, le ciel et les étoiles. Ils avaient probablement envie de connaître le sens profond de toutes les choses et on peut imaginer qu’ils étaient emplis de sagesse. Ils appartenaient aux nations païennes c’est-à-dire qu’ils ne connaissaient pas le Dieu unique des Juifs. Pourtant, ils ont été attirés à Jérusalem en voyant une étoile sans doute briller de manière inhabituelle au moment où Jésus est né. C’est le signe que Dieu leur a envoyé pour leur partager la grande nouvelle de la naissance de son Fils. Dieu « parle » vraiment à chacun en fonction de ce qu’il est, pour qu’ils contemplent son Fils, il a « parlé » à ce savants à travers une étoile, eux qui passaient leur temps à observer le ciel… Et eux ont certainement ressenti quelque chose de particulier dans leur cœur et ils ont interprété cela comme le signe qu’un roi était né dans le peuple juif. 


Fermons les yeux. Imagine la vie de ces mages dans leur pays… imagine que tu es l’un d’entre eux… que fais-tu à longueur de journée ? quel désir habite ton cœur ?…

Dieu a montré une étoile à ces mages et a illuminé leur cœur…. Imagine qu’à toi aussi il montre une étoile.


    v. 9-10 Le chemin qui conduit au Sauveur.

Ces mages ont décidé de quitter leur pays et de se mettre en chemin pour suivre cette étoile, ils ne savent pas exactement qui est né, ils parlent du « roi des Juifs » ; comme ils ne connaissent pas Dieu, ils ne savent pas que c’est Jésus qui est né et que Jésus est également leur Sauveur à eux (puisque le salut est désormais pour tous les enfants de Dieu, qu’ils soient païens ou juifs). Mais ils sentent bien qu’il s’est passé quelque chose d’important, c’est sans doute comme si une sorte de feu s’était allumé dans leur cœur qui les pousse à partir et à suivre cette étoile. On peut imaginer que parfois, cette étoile était bien visible dans le ciel, et que parfois elle était cachée (peut-être quand il y avait des nuages), mais ils poursuivaient leur chemin. Sans doute que Dieu les guidait intérieurement sans qu’ils ne le sachent véritablement. 


Fermons les yeux. Imagine comment ces savants préparent leur voyage, ce qu’ils emportent avec eux. Imagine que tu es l’un d’entre eux…

Imagine votre progression et la manière dont Dieu vous conduit par l’étoile et par une lumière dans votre cœur.


    v. 10-11 Les cadeaux pour le Sauveur.

Ces mages vont à Jérusalem et parlent au roi Hérode le Grand, de ce qu’ils ont ressenti. Hérode et tout le peuple de Jérusalem les croient et sont bouleversés car d’après ce qu’ils disent, cela signifie que le Messie qu’ils attendent tous est né. Mais comme ces mages présentent le Messie comme le roi des Juifs et que de fait les Juifs attendaient un Messie grand roi qui les libèrerait de toutes leurs oppressions, Hérode, au lieu de se réjouir, est pris de panique car il a peur que son pouvoir ne soit menacé. Il consulte les spécialistes de l’Ecriture pour savoir où le Messie devait naître et on lui dit Bethléem (le prophète Michée l’avait annoncé). Il fait croire alors que lui aussi voudra rendre hommage à Jésus, ce qui est faux puisqu’il cherchera au contraire à le faire mourir (Mt 2, 16-18). Mais dans sa méchanceté et son hypocrisie, il donne l’information clé aux mages, qui poursuivent leur chemin vers Bethléem. 

Quand les savants, les sages, arrivent à l’étable, ils ressentent probablement que c’est bien l’endroit où ils devaient arriver. on peut imaginer que ça ne correspond pas du tout à l’image qu’il s’était faite : un lieu très pauvre destiné plutôt à des animaux, et pas du tout un grand palais, plein de richesses, où tout brillerait. Et un tout petit enfant, fragile comme le sont tous les bébés, enveloppé de langes tout simples. Mais ils ont probablement ressenti quelque chose de particulier en le voyant, sans doute de l’amour, de la tendresse, de l’émerveillement, de la paix, de la lumière. C’était tellement inattendu, avoir fait tout ce chemin pour contempler un bébé dans un lieu aussi pauvre, situé hors de la capitale Jérusalem. Rien à voir avec ce qu’ils avaient imaginé et pourtant ils sont sûrs d’être au bon endroit au bon moment. Et de fait, ils se prosternent et offrent leurs cadeaux.


Fermons les yeux. Imagine que tu es un de ces mages et après ce long chemin, tu arrives devant l’enfant Jésus. Que fais-tu ? Que ressens-tu ?


Cœur à cœur

Allons sur le tapis, nous faire tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Repense à tout ce chemin parcouru par les mages, on peut y avoir un chemin intérieur. Dans le secret de ton cœur tu peux identifier où tu te situes sur ce chemin et en parler avec Dieu.

(Pour des enfants, on peut suggérer qu’ils imaginent quel cadeau ils aimeraient faire à Jésus et qu’ils en parlent avec lui).


Terminer par le Notre Père.



note : étapes inspirées par une fiche de Leonardo.

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La fuite en Égypte (Mt 2, 13-21)

C. Pastro ©  archives du monastère Nossa Senhora da Paz 

La fuite en Egypte (Mt 2, 13-21)


On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.



On demande librement à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur.» 


La Parole qui m’est adressée ce jour :

13 Après le départ des mages, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit: « Lève-toi; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr.»

14 Joseph se leva; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte, 15 où il resta jusqu’à la mort d’Hérode, pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète: D’Égypte, j’ai appelé mon fils. 16 Alors Hérode, voyant que les mages s’étaient moqués de lui, entra dans une violente fureur. Il envoya tuer tous les enfants jusqu’à l’âge de deux ans à Bethléem et dans toute la région, d’après la date qu’il s’était fait préciser par les mages. 17 Alors fut accomplie la parole prononcée par le prophète Jérémie : 18 Un cri s’élève dans Rama, pleurs et longue plainte : c’est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas être consolée, car ils ne sont plus.

19 Après la mort d’Hérode, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte 20 et lui dit: « Lève-toi; prends l’enfant et sa mère, et pars pour le pays d’Israël, car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant. » 21 Joseph se leva, prit l’enfant et sa mère, et il entra dans le pays d’Israël. (Mt 2, 13-21) Traduction pour la liturgie. © AELF. 



Contemplation :

    v. 13-18 La menace sur Jésus.

On rappelle le contexte : Jésus vient de naître. Sa naissance est source de joie: les bergers puis des mages étrangers sont venus le voir et l’adorer. Mais le roi Hérode a peur de cet enfant, peur qu’il ne soit le Messie et qu’il ne s’empare du pouvoir politique (c’est ainsi qu’on avait tendance à imaginer le Messie dans la tradition juive : un messie politique qui restaurerait la grandeur d’Israël). Pour éviter qu’il ne prenne sa place, il va chercher à le faire mourir. Dieu envoie alors son ange auprès de Joseph, il lui parle de nouveau en songe. C’est sa manière de parler à Joseph. Il l’informe que Jésus, pourtant encore bébé, est en danger et il lui demande de partir. Dieu n’utilise pas sa toute-puissance, il ne fait pas mourir Hérode, il ne fait pas disparaître la menace, mais dans la menace, il protège Jésus en demandant à Joseph d’emmener Jésus et Marie loin de là. 


Fermons les yeux. Imagine la scène avec les différents personnages : Jésus bébé, Hérode furieux qui veut tuer Jésus, Dieu qui veut protéger son fils et Joseph au service de Dieu pour protéger Jésus. Imagine chacun et ce qui les habite.


    v. 14-15 La fuite et le séjour en Egypte.

Joseph a été informé en songe par Dieu du danger qui les menaçait. C’est dans son sommeil que Dieu parle à Joseph, ce n’est pas la première fois. Joseph est un homme bon, qui comprend et accepte ce que Dieu lui dit. Il est au service de Dieu et de Jésus, il doit aider à protéger ce dernier, à le faire grandir, à l’éduquer, c’est la mission que Dieu lui a donnée et là on voit que les conditions ne sont pas faciles. Il doit emmener la famille rapidement dans un pays inconnu. Dans la nuit, il prend l’enfant et sa mère. Il fait probablement monter Marie et l’enfant sur un âne. Il rassemble le strict nécessaire et ils partent pour une destination et une vie inconnues. L’Évangile ne dit rien de leur séjour en Égypte, certaines hypothèses avancent l’idée d’un séjour de trois ans. dans tous les cas, ils se retrouvent dans un pays étranger avec une langue, une culture qui ne sont pas les leurs. 

Nous allons fermer les yeux et prendre le temps d’imaginer d’abord leur voyage, en pleine nuit, vers l’Égypte… Imagine que tu fais le voyage avec eux….

Puis essaie d’imaginer ce qu’a pu être leur vie en Egypte. 


    v. 19-21 Ils peuvent retourner en Israël.

Joseph, Jésus et Marie ont dû attendre en Égypte qu’Hérode meurt et que le danger soit écarté. Une attente d’environ probablement 3 ans. Cela peut nous sembler long et en tout cas, cela nous invite à méditer sur la manière dont Dieu « gère » le Salut (éviter le danger et non l’abolir, prendre en compte le rythme des hommes, patienter etc..).

Après la mort d’Hérode, alors qu’il n’y a plus de danger pour Jésus, l’ange du Seigneur apparaît de nouveau en songe à Joseph et lui dit: « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et pars pour le pays d’Israël, car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant ». Ils peuvent retourner dans leur pays. C’est ce que fait Joseph immédiatement, l’Évangile utilise la même formule : Joseph se lève, prend l’enfant et sa mère et ensemble ils partent. 


Nous allons fermer les yeux et imaginer ce qu’ils ressentent en apprenant qu’ils peuvent rentrer en Israël. 


Cœur à cœur

Allons sur le tapis, nous faire tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Les difficultés et les épreuves font partie de la vie de Jésus dès sa naissance, Dieu n’efface pas les problèmes, mais il aide à les « gérer ». Je peux lui confier dans le secret de mon cœur ce qui me préoccupe ou lui partager tout ce que cette contemplation m’a inspiré.


Terminer par le Notre Père.

C. Pastro ©  archives du monastère Nossa Senhora da Paz 

La présentation de l’enfant Jésus au Temple avec Syméon (Lc 2, 21-33)

La présentation de l’enfant Jésus au Temple (Lc 2, 21-33)


On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.


On demande librement à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur.» 


La Parole qui m’est adressée ce jour :

21 Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception. 22 Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, 23 selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. 24 Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur: un couple de tourterelles ou deux petites colombes. 25 Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. 26 Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. 27 Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, 28 Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : 29 « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. 30 Car mes yeux ont vu le salut 31 que tu préparais à la face des peuples: 32 lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël.» 33 Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. (Lc 2, 21-33). Texte AELF.



Contemplation :

    v. 21-24 L’enfant Jésus est consacré à Dieu au Temple.

À l’époque de Jésus, il existait une coutume : quand un fils naissait, ses parents l’emmenaient au Temple pour le présenter et dire merci à Dieu pour le don de cette vie. Il s’agissait aussi de consacrer (offrir) ce fils à Dieu. Dans le cas de Jésus, sa vie a de fait toujours été au service de Dieu son Père. Il lui a toujours été profondément uni.

Mais revenons  à ce texte d’évangile. Ce jour-là, parmi la multitude de gens qui allaient au Temple, un couple de jeunes est apparu, pauvrement vêtus (peut-être pas très propres parce qu’ils venaient d’une étable) avec, dans les bras, un enfant emmailloté. Jésus, Joseph, Marie. Ces derniers sont probablement très heureux d’emmener Jésus pour être présenté à Dieu, ils sont emplis d’espoir pour cet enfant.

Nous allons fermer les yeux et imaginer la scène, Joseph, Marie, le petit Jésus dans leurs bras qui entrent dans le Temple, au milieu de la foule. Comment sont-ils ? Que ressentent-ils dans leur cœur ?


    v. 25-32 Le vieux Syméon.

Le texte parle d’un vieil homme appelé Syméon qui avait une relation particulière avec Dieu. C’était un homme juste qui cherchait à faire le bien et était vraiment en lien permanent avec Dieu, qu’il aimait sans doute plus que tout. Le texte nous dit que l’Esprit Saint était sur lui. Et il avait reçu l’assurance de Dieu qu’il ne mourrait pas avant d’avoir vu de ses propres yeux le Sauveur que tout le monde attendait (éventuellement rappeler brièvement l’Alliance et l’attente du Messie). Syméon avait entièrement confiance en Dieu, il savait qu’il disait vrai. Or, en ce jour précis, l’Esprit pousse Syméon au Temple au moment même où Joseph et Marie présentent l’enfant Jésus. Syméon reconnait immédiatement Jésus, il sait dans son cœur qu’il est le Sauveur et que Dieu a exaucé sa promesse, non seulement à l’égard du peuple d’Israël mais aussi à son égard. En plus, il comprend que le salut de Dieu s’ouvre avec Jésus à l’ensemble des êtres humains c’est le sens de sa phrase « lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël ». C’est-à-dire que le salut que prépare Dieu pour tous les peuples est encore plus grand que ce qu’on pouvait imaginer. C’est une grande grâce que Dieu  fait à Syméon. Personne d’autre dans le Temple à ce moment ne voit ce que Syméon est en mesure de voir. Même Joseph et Marie « s’étonnaient de ce qui était dit de lui » nous dit le texte. Syméon dit aussi que maintenant sa vie à lui peut s’arrêter car il a vu le salut de Dieu à l’œuvre. 


Nous allons fermer les yeux et imaginer Syméon. Comment a été sa vie jusqu’à présent ? 

Imagine-le maintenant en train de prendre Jésus dans ses bras. Que ressent-il ? 

Qu’est-ce que Dieu te dit à toi à travers la figure de Syméon ?


Cœur à cœur

Allons sur le tapis, nous faire tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Nous avons vu ici un grand ami de Dieu qui a pris Jésus dans ses bras et a compris ce qu’il représentait. Dans le secret de notre cœur, nous pouvons nous émerveiller avec Syméon en prenant Jésus dans nos bras ou encore demander à l’Esprit Saint qu’il vienne aussi sur nous et guide notre vie comme il a guidé celle de Syméon ou simplement répondre à ce que Dieu nous a inspiré dans cette contemplation.

Terminer par le Notre Père.

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La vie cachée : l’enfance de Jésus (Lc 2, 39-41)

C. Pastro ©  archives du monastère Nossa Senhora da Paz 

La vie cachée : l’enfance de Jésus (Lc 2, 39-41).


On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.


On demande librement à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur.» 


La Parole qui m’est adressée ce jour :

  39 Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. 40 L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui. 41 Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. (Lc 2, 39-41). Textes liturgiques © AELF,Paris.


Contemplation :

    v. 39-40 Jésus dans la maison de Nazareth

Est-ce que vous savez où habite Jésus ? Nazareth. Nazareth est un petit village de Galilée en Palestine où les les gens vivent humblement, du travail de leur main. Sans doute qu’ils élèvent aussi quelques animaux domestiques (poules ? moutons ? chiens ?), cultivent un jardin, des arbres fruitiers etc… comme on peut vivre à la campagne. Comment s’appellent les parents de Jésus ? Marie et Joseph (son père adoptif car son Père c’est Dieu). Quel est le métier de Joseph ? Charpentier. Donc sans doute qu’à côté de leur maison, il y a un atelier où Joseph travaille le bois. Et Marie, à votre avis, que fait-elle ? Peut-être qu’elle s’occupe des animaux, du jardin, du travail à la maison, de la cuisine, peut-être qu’elle fabrique du pain. Comme Marie est remplie d’amour, sans doute que leur maison est très accueillante, très belle tout en étant très simple. Et puis ils ont peut-être aussi avec eux ou dans le même village, de la famille, les grands-parents, des cousins car à cette époque les familles vivaient souvent ensemble au même endroit. Est-ce que vous pensez que Jésus aidait parfois ses parents ? à quoi faire par exemple ?

Nous allons fermer les yeux et imaginer la maison de Jésus… comment est-elle ? 

Jésus t’invite à aider aussi Marie et Joseph… imagine ce que vous faites tous les deux ensemble pour aider Marie et Joseph…


    v. 39-40 Jésus joue avec ses amis et prend soin de ceux qui en ont besoin

À votre avis quand Jésus n’aidait pas ses parents qu’est-ce qu’il faisait ? Il jouait très certainement ! Avec ses amis, peut-être avec d’autres enfants de sa famille, des cousins, des cousines… à quoi pouvaient-ils bien jouer sachant qu’il n’y avait pas de playstation ou d’autres jeux électroniques ? sans doute qu’ils jouaient beaucoup dehors… peut-être que parmi ses amis, il y en avait qui étaient très pauvres. À votre avis que faisait Jésus avec ses amis très pauvres… peut-être aussi qu’il avait un ami avec un handicap, qui ne pouvait pas marcher ou qui ne voyait pas très bien… que pouvait faire Jésus avec lui ?

Nous allons fermer les yeux et imaginer Jésus qui joue avec tous ses amis dehors, dans la nature… à quoi jouent-ils ? Tu es là, Jésus t’invite à aller jouer avec eux… imagine ce que vous faites…

Imagine que parmi les enfants, il y en a un qui a un handicap, à quoi jouez-vous avec lui ? Que fait Jésus ?


    v. 39-41 Jésus prie son Père

Joseph et Marie sont des gens religieux, qui prient et obéissent à la loi du Seigneur… c’est ce que le texte dit. Ils suivent les commandements, ils respectent le jour du sabbat, ils vont à la synagogue, ils aident les pauvres, ils prient ensemble, ils allument des bougies chez eux, ils lisent la Bible, ils chantent les psaumes etc…. Jésus apprend à faire la même chose. Et on apprend aussi dans le texte que tous les ans, ils vont à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Avec tout le peuple juif, ils remercient Dieu de les avoir libérés de l’esclavage en Egypte il y a très longtemps… 


Nous allons fermer les yeux et imaginer Jésus qui prient avec ses parents… que font-ils ? Comment est l’endroit où ils prient ?

Imagine que Jésus t’invite à prier Dieu le Père avec lui, vous êtes tous les deux, essaie d’écouter ce que Jésus dit à Dieu son Père…


Cœur à cœur

Allons sur le tapis, nous faire tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Jésus enfant est là, avec toi, il a le même âge que toi, il t’invite à faire la même chose que lui. Dans le secret de ton cœur, dis-lui tout ce que tu veux bien faire avec lui…tu peux aussi lui confier un secret comme s’il était ton meilleur ami ou lui demander quelque chose.. il est face à toi, il t’écoute…



Jésus aimait beaucoup parler à Dieu son Père qui est aussi notre Père, alors nous allons prier avec lui, à voix haute : Notre Père qui est aux cieux… (réciter le Notre Père).


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C. Pastro ©  archives du monastère Nossa Senhora da Paz 

Le baptême de Jésus (Lc 3, 21-22)

Le baptême de Jésus (Lc 3, 21-22).


On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.


On demande librement à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur.» 


La Parole qui m’est adressée ce jour :

 21 Comme tout le peuple se faisait baptiser et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait, le ciel s’ouvrit. 22 L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe, descendit sur Jésus, et il y eut une voix venant du ciel: « Toi, tu es mon Fils bien-aimé; en toi, je trouve ma joie. » (Lc 3, 21-22) Textes liturgiques © AELF, Paris.


Contemplation :

    v. 21 Jésus a « été baptisé lui aussi »

La scène décrit ce qui se passe au moment du baptême de Jésus. Est-ce que vous savez qui baptise Jésus ? Jean dit le Baptiste (parce qu’il baptise !). Dans ce qui précède, l’Evangile nous décrit Jean qui baptise les foules dans un fleuve qui s’appelle le Jourdain en leur demandant de se convertir, de faire preuve de charité, d’amour, de paix envers les autres (partager, ne pas utiliser la violence, être honnête etc…). Tous ces actes d’amour devaient effacer les actes de non-amour (les péchés), Jean les encourageait à être bons et à se purifier dans l’eau pour montrer qu’ils voulaient bien changer de comportement. Beaucoup de monde venait à Jean pour recevoir ce baptême de conversion, ils voulaient vraiment, dans leur cœur, devenir meilleurs. Parmi tous ces gens il y a Jésus. Est-ce que vous croyez que Jésus a vraiment besoin de ce baptême pour devenir meilleur ? Non, il est déjà tout amour, il n’y a pas de péché, de manque d’amour en lui mais il décide de faire comme les autres, d’être humble. Il veut vraiment être homme parmi les hommes, et donc, il partage la condition des gens qui veulent vraiment dans leur cœur, se convertir, il est proche d’eux… il est venu pour eux… donc lui aussi va entrer dans le fleuve pour être baptisé par Jean…

Nous allons fermer les yeux et imaginer la scène, le fleuve… Jean qui baptise… les gens très nombreux qui attendent leur tour… Qu’est-ce qui habite leur cœur ?  Qu’est-ce qu’ils ressentent dans l’eau au moment d’être baptisés par Jean ?

Maintenant, imagine Jésus qui est là parmi eux, pas différent d’eux, il attend son tour… Comment est-il ? À quoi pense-t-il ? 

 Jésus te regarde et t’invite à venir toi aussi avec lui dans l’eau, pour recevoir le baptême de Jean parce qu’il sait que toi aussi tu as très envie de produire des fruits d’amour…  imagine la scène et ce que tu ressens…


    v. 21 « Jésus priait »

Que fait Jésus après avoir été baptisé ? Il prie… qui prie-t-il ? Dieu, son Père. Jésus est toujours en contact avec son Père. Qu’est-ce qu’il lui dit à votre avis ? Peut-être qu’il lui parle de tous ces gens qui veulent être bons dans leur cœur ? Peut-être qu’il demande à son Père de les aider à être bons ? Sans doute que lui-même dit à son Père qu’il veut faire le bien, qu’il veut produire beaucoup de fruits d’amour, qu’il veut faire sa volonté…

Ferme les yeux et imagine Jésus en train de prier le Père… imagine ce qu’il lui dit… Jésus te regarde et t’invite à venir à côté de lui pour prier le Père toi aussi… vas-y… imagine ce que tu dis toi au Père…


    v. 22 Le Père répond à la prière du Fils

Que se passe-t-il au moment où Jésus prie ? Le ciel s’ouvre, une colombe qui symbolise l’Esprit Saint, l’Esprit de Dieu, descend sur Jésus et une voix se fait entendre qui dit : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé; en toi, je trouve ma joie» ou «en toi j'ai mis toute mon affection ». Le Père reconnait ouvertement que Jésus est son Fils et qu’il l’aime et qu’il est empli de joie d’avoir un Fils comme Jésus. L’Esprit Saint est ce flot d’amour et de joie qui circule entre Jésus et son Père et tout cet amour, toute cette joie nous sont également destinés, c’est pour cela que Jésus est devenu homme, pour nous montrer à quel point Dieu nous aime et est aussi un Père pour nous et à quel point il est heureux de nous avoir pour enfants. En devenant homme, Jésus veut nous faire entrer dans cet amour, dans cette joie, dans cette filiation, il veut que Dieu soit aussi notre Père.


Nous allons fermer les yeux et imaginer le ciel qui s’ouvre et ce flot d’amour qui circule entre Jésus et son Père… imagine que ce flot s’étend et vient t’englober… à toi aussi le Père dit « tu es mon enfant bien-aimé, en toi je trouve ma joie, en toi j’ai mis toute mon affection ».



Cœur à cœur

Allons sur le tapis, nous faire tout petits, tout près de Dieu, pour le rencontrer dans le silence. Jésus est à côté de toi et il te propose de le suivre pour produire beaucoup de fruits d’amour. Le Père et son Esprit d’amour sont là aussi pour t’accompagner, ils ont confiance en toi. Avec tes mots à toi, dans le silence de ton cœur, tu peux remercier Dieu pour tout cet amour, toute cette confiance qu’il a en toi, tu peux lui dire aussi en secret quels fruits d’amour que tu aimerais produire. Tu peux encore simplement lui partager ce qui habite ton cœur après cette contemplation. 


Pour terminer, on prie le Notre Père.

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C. Pastro ©  monastère Nossa Senhora da Paz 

Que cherchez-vous ? 

(Jn 1, 35-42)

Proposition de Sophie Divry

Que cherchez-vous ?

Proposition de Sophie DIVRY


On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.

Fermer les yeux, respirer, «déposer» son corps, ouvrir son cœur et son esprit largement  


On demande librement  à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur.» 


La Parole qui m’est adressé(e) ce jour :

Jean 1, 35-42: «Que cherchez-vous? Où demeures-tu? Venez et voyez

Le lendemain du baptême de Jésus, Jean se trouvait là avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. » Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus. Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire: Maître –, où demeures-tu? » Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi). André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ. André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean; tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire: Pierre.


1ère contemplation : Voici l’agneau de Dieu…

Nous nous rappelons la scène du baptême de Jésus par son cousin Jean le Baptiste… Juste avant l’extrait que je vous ai lu, Jean raconte le baptême de Jésus vécu par Jean le Baptiste: il a vu, lui aussi, la colombe descendre sur la tête de Jésus et y rester un moment. Or dans sa prière Dieu avait prévenu Jean le Baptiste que ce serait le signe que Jésus était bien le Messie. A votre avis qu’est-ce qu’il va faire de cette Bonne Nouvelle maintenant? L’annoncer autour de lui bien sûr, mais d’abord à ses propres disciples, c’est-à dire à ceux qui suivaient son enseignement. Que leur dit-il? Que font les disciples? 

Nous fermons les yeux pour imaginer cette scène: Jean le Baptiste entouré de quelques-uns de ses disciples, parlant avec eux, leur parlant de Jésus comme Messie, et deux d’entre eux qui se mettent à suivre Jésus… 

… Et moi est-ce que je peux me voir ou me sentir dans cette scène ? où suis-je et qu’est-ce que je fais ? 


2ème contemplation : Que cherchez-vous?

Comment réagit Jésus? (Il se retourne pour leur faire face, il leur pose une question). Est-ce que cela nous étonne? A votre avis que peut ressentir Jésus de voir les deux disciples le suivre? 

Nous fermons les yeux pour nous représenter la scène: habituellement ce sont les disciples qui posent les questions au maître (au Rabbi, c’est-à dire au professeur) 

Là c’est Jésus qui pose la question « que cherchez-vous » ? Je me concentre sur son regard quand il pose cette question… Comment est le regard de Jésus ? Qu’est-ce qu’il y a dans son cœur ? (laisser un temps)


Et pourquoi les disciples lui répondent-ils « maître où demeures-tu ? » qu’y a-t-il dans leur cœur à eux ?



3ème contemplation: Tu es Simon… tu t’appelleras Kephas (Pierre)

Que se passe-t-il alors ? (les disciples le suivent et passent la fin de la journée (la nuit tombe déjà vers 5h du soir) et probablement la nuit, à parler avec lui…. Et ils comprennent que Jésus est vraiment le Messie; Que font-ils alors? (Comme Jean-Baptiste ils ne peuvent pas garder cette Bonne Nouvelle pour eux : André va prévenir son grand frère Simon « nous avons trouvé le Messie ». Et Simon se précipite aussitôt.

J’imagine maintenant cette rencontre entre Simon et Jésus. Quels gestes font-ils, que se disent-ils ?

Qu’est-ce que Simon comprend quand Jésus lui change son nom ?


Cœur à cœur

Allons sur le tapis, nous faire tout petits, tout près de Dieu. Nous avons vu que Jésus échange avec ceux qui ont le désir de le suivre. L’un d’entre eux n’a pas de nom dans l’Evangile que nous avons lu, peut-être parce que cet anonyme cela peut être moi… alors je vais imaginer que je suis moi aussi en train de suivre Jésus et soudain Jésus se retourne et me regarde avec amour, et il me dit « que cherches-tu ? »….. je prends le temps de lui répondre dans le secret de mon cœur. (laisser un temps)


Quel nom est-ce que j’aimerais qu’il me donne ? (facultatif)



Notre Père…






Relecture : Avec quoi je repars: qu’ai-je appris sur Dieu, sur moi, sur notre relation, grâce à l’histoire de David? A quel moment ai-je ressenti du chaud au cœur?

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Jésus invite ses amis 

(Jn 1, 35-50)

À partir d’une proposition de Leonardo Nardin

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Jésus invite ses amis (Jn 1, 35-50)


On se prépare physiquement, intérieurement à une rencontre avec le Christ.


On demande librement à l’Esprit Saint de venir ouvrir notre cœur au travail de sa Parole en nous ou on peut reprendre cette prière :

« Seigneur, donne-moi de te connaître en profondeur, afin de t’aimer davantage et te suivre de tout mon cœur.» 


La Parole qui m’est adressé(e) ce jour :

35 Le lendemain encore, Jean se trouvait là avec deux de ses disciples. 36 Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. » 37 Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus.  38 Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? » 39 Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi).

40 André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus. 41 Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit: «Nous avons trouvé le Messie» – ce qui veut dire: Christ. 42 André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean; tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire: Pierre.

43 Le lendemain, Jésus décida de partir pour la Galilée. Il trouve Philippe, et lui dit : « Suis-moi. » 44 Philippe était de Bethsaïde, le village d’André et de Pierre. 45 Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé: c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth.» 46 Nathanaël répliqua: «De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon?» Philippe répond: «Viens, et vois.» 47 Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet: «Voici vraiment un Israélite: il n’y a pas de ruse en lui.» 48 Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu?» Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » 49 Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu! C’est toi le roi d’Israël ! » 50 Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. » (Jn 1, 35-50) Textes liturgiques © AELF, Paris.



Contemplation

    v. 35-38 Jésus est l’Agneau qui enlève le péché du monde 

Jean avait baptisé Jésus. On se souvient que quand Jésus est sorti de l’eau, Dieu le Père a fait entendre sa voix en disant que Jésus était son Fils bien-aimé. Jean était consolé par la présence de Jésus et la confirmation du Père. Et un jour où il a vu passer Jésus, il a dit à ceux qui l’accompagnaient (ses disciples à lui Jean) que Jésus était le Sauveur, «l’agneau de Dieu». Ces deux disciples s’appelaient Jean et André ? Ils avaient pris le chemin de Dieu et ont été heureux d’entendre le Baptiste dire que Jésus était le Sauveur. Ils ont eu très envie de lui parler…

Ferme les yeux et imagine Jésus en train de marcher (par exemple sur les bords du fleuve Jourdain) et ces deux hommes commencent à le suivre pour voir où il allait. Mais Jésus s’en rend compte, se retourne et leur demande : que cherchez-vous ? Que voulez-vous ?

Imagine que tu es l’un d’eux et que Jésus te demande : que cherches-tu ? Laisse résonner cette question dans ton cœur… qu’est-ce que tu lui répondrais ?


    v. 38-39 Passer un après-midi avec Jésus et devenir son ami

L’Evangile nous dit qu’ils lui ont demandé où il demeurait et Jésus les a invités à voir. L’Evangile ne dit pas où ils sont allés mais par contre on comprend qu’ils ont passé l’après-midi avec lui. Ça leur a certainement plu puisqu’à partir de ce jour-là, Jean et André ont été les amis de Jésus pour la vie.


Ferme les yeux et imagine que tu vas avec Jésus et que tu passes tout un après-midi avec lui à parler. Imagine comment il te regarde, de quoi parlez-vous ? Imagine ce que tu lui raconterais de ta vie… quelle questions lui poserais-tu ?


Après le partage, on peut observer qu’ils ont tellement aimé leur rencontre avec Jésus qu’ils en ont parlé à leurs frères, leurs amis, leurs connaissances, ils leur ont dit que Jésus était le Messie attendu depuis des siècles et dont parlait la Bible. C’est donc ainsi que progressivement un groupe d’amis s’est formé autour de Jésus jusqu’à nous aujourd’hui…



Cœur à cœur

Allons sur le tapis, nous faire tout petits, tout près de Dieu.

Imagine que tu es assis en face de Jésus, il te sourit et te demande d’être son ami… avec tes mots à toi, dis-lui ce que tu ressens.

On peut terminer ce moment de prière par un chant…

Prier le Notre Père.

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